‹ Geometrie de l'ouvrier, ou application de la regle, de l'equerre et du compas a la solution des problemes de la geometrie;Chapitre 14 sur 19 · TRACÉ DE CHARPENTE · texte numérisé non relu

TRACÉ DE CHARPENTE

JNous croyons ne pouvoir mieuxfaire , en terminant ce petit Traité de Géométrie pratique, que de donner une idée des principes à l’aide desquels on doit opérer lorsque l’on se propose de retracer un ouvrage de charpente de manière à pouvoir retrouver au besoin d’après le dessin , les dimensions de chaque partie. On conçoit qu’un dessin ordlnaii-e, quelque bien exécuté qu’il fût, ne pourrait suffire, dans la plupart des circonstances, pour cet objet; aussi at-on recours à un mode ale tracé particulier dont nous allons donner une idée.

Supposons , par exemple, qu’il s’agisse de représenter une solive qui serait sus-

DF. CHARPENTE. » o5

pendue dans une chambre parallèlement à deux de ses murs et au sol, et voyons comment nous pourrions nous y prendre pour faire un tracé de celle solive de manière à pouvoir juger d’après ce tracé, quelle était la grosseur de la solive et en quelle place elle se trouvait.

Nous commencerions par conduireun fil à plomb, le long des faces latérales de la solive , et l’extrémité de ce fil à plomb tracerait sur le sol une figure pareille à celle que la solive décrirait si elle s’abaissait parallèlement à sa direction et qu’elle pénétrât dans le sol. • Ce dessin tracé , nous dirigerions une règle horizontalement le long de la face supérieure et de la face inférieure de la s*olive de manière que l’extrémité de notre règle pût tracer sur un des murs opposés un dessin pareil à la ligure qui serait formée par la solive elle -même,

si elle s’avancait vers le mur d’un »

mouvement bien uniforme et qu’elle y produisit une ouverture en le traversant.

Ces deux tracés , l’un sur le mur, l’autre sur le sol suffiraient pour retrouver à volonté la grosseur et la position de la solive que l’on se serait proposé de re-

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