LEVE* D’UN BATIMENT
serait faite sur une droite perpendiculaire à YZ (F. 2), de manière qu’elle passât à travers les escaliers M et dans les deux portes d’ entrée b. Ce serait sur cette coupe que se trouveraient cotées les hauteurs des portes , celles des marches des escaliers de cave , de rez-de-chaussée et d'étage , la hauteur intérieure du four L et l’épaisseur de ses parois. Les étudians trouveront un exercice fort utile dans fa construction d’un tel dessin. Ils devront exécuter aussi celui d’une coupe faite sur la parallèle à GH qui passe par la porte des latrines P et par 1 une des fénêtres du bûcher. La figure 6 montre la partie supérieure dé cëttè coupe , sur une échelle plus grande que celle du plan. On y Voit la fenêtre du grenier à fourrage , situé au-dessus de l’écurie et du bûcher , le profil des deux murs , celui du plancher et celui des deux lattis du toit. La ferme de charpente présente seulement
un poinçon et deux chevrons.
VI • t'
C’est ordinairement la façade principale qu’on dessina sur l’élévation d’un bâtiment. Il n’est pas indispensable d’en faire le croquis ; car le plan et leS coupes donnent toutes les cotes dont on peut avoir besoin pour construire au net le dessin de la figure 7: les longueurs horizontales de ce dessin se prennent sur les plans, parallèlement ati mur FG de la façade principale ; toutes les longueurs verticales sont fournies par les coupes , quand elles sont bien faites. Mais observez qu’ici l’échelle de l’élévation est plus grande que celle des plans , comme celle des coupes. Il en est presque toujours ainsi , lorsque le plan est beaucoup plus étendu que les autres parties du dessin complet d’un batiment.
Pour éviter de faire un détail fastidieux de toutes les figures de l’élévation , on a désigné les principales par les mêmes lettres qui les indiquent sur les plans et les coupes. Il vous sera très-facile de reconnaître les autres et de trouver les moyens de leur donner la place qu’elles doivent occuper. , >
Vous voyez que le toit 4 dépasse les arêtes des murs EF , GH ; sa saillie égale la moitié de celle qu’il a sur la coupe i>. Les figures Q de l’élévation sont les coupes des murs de clôture QR (F. 2) : pour joindre à la façade du bâtiment principal , celles des deux bûchers , on a supposé enlevés les murs QF des deux cours et les latrines qui s’y trouvent adossées. Enfin, lespetits rectangles que vous aper-
LEYEn Dim BATIMENT.
cevez au-dessus des fenêtres de chaque grenier à fourrage, «tout les bouts des chevrons du .toit ; leur hauteur verticale, à-peu-près égale à leur largeur, est donnée par la coupe 6. Il n’y a pas de pareils rectangles au-dessus des fenêtres de l’étage , parce que les chevrons du toit du bâtiment principal sont taillés en biseau et ne descendent même pas jusqu’au bord de la saillie : c’est une large planche qui l’achève.
MESUSAGE DES POIDS.
249. Il existe des corps d’un tel poids qu’on ne saurait les peser ni avec des balances, ni avec une romaine. Le mesurage des poids est, en pareil càs , du ressort de la Géométrie-. On cube le corps et l’on multiplie par le volume , le poids de l’unité de ce volume ; le produit exprime évidemment le poids entier.
Ce mode d’évaluation des poids nécessite, comme vous voyez, la connaissance de ce que pèse l’unité de volume du corps donné. On prend pour cette unité , le décimètre cube y et en voici la raison. Comme 1 décimètre cube d’eau pure pèse exactement 1 kilogramme, il suffît, pour avoir en kilogrammes le poids du décimètre cube d’un corps , de trouver combien ce poids contient de fois celui du décimètre cube d’eau pure. Or , ce nombre de fois est visiblement égal à celui que donneraient les poids de deux volumes quelconques , mais égaux , des mêmes substances. Donc , pour connaître en kilogrammes, le poids du décimètre cube d’un corps donné , il ne s’agit que de chercher combien le poids d’un volume quelconque de ce corps contient de fois le poids du même volume d’eau pure , et la Physique enseigne les moyens de faire facilement une telle recherche.
Le poids d’un décimètre cube est ce qu’on nomme le poids spécifique du corps , c’est-à-dire le poids qui le spécifie , qui le caractérise , qui le distingue des autres. Une masse de plomb peut peser 50 kilogrammes , comme une masse de bois ou de .houille ou de fer; mais le plomb est le seul corps dont le décimètre cube pèse il k6 ,3523.
Les poids spécifiques des corps les plus importans , ont été déterminés avec une grande précision. Voici ceux qu’il vous est utile de connaître ; quelques-uns ne sont qu’approximatifs , mais leur degré d’approximation est suffisant pour la pratique.
MESIRAGE DES POIDS.
l 5- l S ' ' Vs
Acier...... 7,67 Hêtre....... 0,852 Pommier... 0,793
Air 0,00 i 3 Houille 1,3292 Prunier 0,785
Argent 10,7 Huile de lin. 0,94 Sable pur... 1,9
Buis d’aulne. 0,8 Iluiledenar. 0,919 Sable terreux 1,7
Beurre 0,942 Lard....... 0,948 Sapin 0,55
Brique 2,168 Liège. 0,24 Sapin jaune. . 0,657
Cerisier.... 0,715 Mercure.... 13,598 Saule ..... . 0,683
Chêne(cœur) 1,17 Meules^moul) 2,484 Sel marin... 1,92
Cire jaune. .. 0,963 Noyer .i' i U. .. 0,671 Suif 0,942
* Cuirre rouge. 8,788 Orfondu.... 19,2381 Terre argileuse 1,6
Diamant.... 3,551 Orme , • sr ft»Q71 Terre-glaise. 1,9
Eau-de-vie. . 0,86 Penplierblauc 0,529 Terre végétale 1,4
Esprit de vin. 0,837 Peupl. ordio. 0,583 Tilleul 0,604
Etain 7,2914 Pierreà bâtir. 2,08 Tuile 2
Fer en barre. 7,788 Pierre à plâtré' 2,2168 Vapeur d’éau 0,0008
Fuutcdefer. 7,207 Platine .. .'v. 19,5 Verre...... 2,4882
Frcue 0,845 Plomb fondu. 11,3525 Vin (bon). . . 0,99
Glace d’eau. 0,93 Poirier..,.. 0,661 Zinc 7,191