‹ Géométrie descriptiveChapitre 17 sur 26 · MU.NUL. — II · texte numérisé non relu

MU.NUL. — II

étaient planes, et nous n'avons considéré que ce qui se passe dans leur plan. Nous allons passer aux courbes à double courbure, telles que celles qui sont produites par l'intersection de deux surfaces courbes.

Si l'on conçoit une droite menée par le centre d'un cercle, perpendiculairement à son plan et indéfiniment prolongée de part et d'autre, on sait que chacun des points de cette droite sera à égales distances de tous les points de la circonférence, que par conséquent, si l'on imagine qu'une seconde droite, terminée d'une part à un des points de la circonférence et de l'autre à un point quelconque de la perpendiculaire, tourne autour de cette dernière comme axe, en faisant constamment le même angle avec elle, son extrémité mobile décrira la circonférence du cercle avec la même exactitude que si l'on eût fait tourner le rayon autour du centre. La description du cercle au moyen du rayon, et qui n'est qu'un cas parliculier de la première, par sa simplicité est plus propre à donner l'idée de l'étendue du cercle : mais, s'il ne s'agit que de description, la ju'emière peut dans certains cas avoir de l'avantage, parce qu'en prenant sur l'axe deux pôles placés de part et d'autre du plan du cercle, puis menant par ces deux points deux droites qui se couperaient en un point de la circonférence, et faisant ensuite mouvoir le système de ces deux droites autour de l'axe, de manière que leur point d'intersection fût fixe sur l'une et sur l'autre droite, ce point décrirait la circonférence du cercle, sans qu'il eût été nécessaire d'exécuter auparavant le plan dans lequel elle doit se trouver.

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