CHAPITRE V
Considérations de proi^cHon polaire y à Fu$ag& des é^eimatsurs et des
peintres^
hx t^^nture ayant polû: but <te rq[>rélenter ^ sur une sqrfece plane, les corps à trou dimeiisiaas, de inàoîière <fa'vax spectateur placé en avant de oette surface éprouve, en la nsgardailt, une tmpressioa visueiie qu'il puisae confondre avec cdie que proïkdniit sur son «il les objets mêmes dopt cette mrSao& est deitiBée à reproduire Fimage. l^ malériel de eet art^ «a ce qui concerne le tracé des Ugnes, rentre dans le dam»ne de là projection polaire; chaque taUeau est une ^ure de pen^>ective dans laquelle , outre les «rètes visibles et les contours apparens des corps décrits , l'artiste a appliqué sirr chaqtie, po^U de rûaage.une couleur tfA puisse frire, sur la rétine, Virn^ pression que produirait oba^pie point oorrespondant de l'objet qu'il veut représenter , si cet objet etiiitaîft réeliement derrière la toile.
Goanme Fcsil ne ji^e de la récité des objets que par les impres'sioos lumineuses qu'il ea reçoit» ou coosçoit la possibilité d'exécuter un tableau imitant asat^^ la nature pour produire une illusion oom-» plète; mais la ooloratkNii de rimage» quelque parfaite qu'elle soity ne pourra atteindre ice but» n le tracé des lifines , indépendamment de toute couleur» n'a pas été ak*rété avec la plos grmde exactitude; et ce n'est que par l'emploi raitonné des principes de fo projection polaire , que l'on peut arriver à ce résultat , l'imitation n'offrant que des ressources le plus souvent imparfaites , et auxquelles il ne faut recourir que lorsqu'on ne peut faire usage de la méthode rigoureuse.
C'est une erreur de croire que les. principes de Perspective, évidemment indispensables pour représenter avec exactitude les objets dé forme régulière, deviennent tout-à-Êiit inutiles quand il s'agit d'objets que le peintre peut créer à volonté , teb que les arbres, les rochers, les nuages, etc.; peu de mots vont nous suffire pour le prouver. .
CHABITHEV, 87
Il fs% un cjBrtain JKunbffç de phéiKnaènes physiques aruxquels sont soumis tous les corps de la nature : ils gravitent vers le centre àe la terre} iU Mut faafqgéi par la huntèpe qu^ils teuvoient sons un angle d'incidence égal à celui de réflexion. Cette lumière , sans laquelle les fi^onmmê et k yision n'^oslmndrà^ pas y divise les corps en parties éclairées et parties ombrées, se meut en ligne droite, et peut émaner, soit d'uD CQvpft AÎteé à l'infiai (un astre) , soit d^un oorps à distance finie ; enfin , elle peut être renvoyée par réflexion des corps éclairés et non
liomineum.
Qu^to jcpia aoîAQtt donc les dbjetB que le peintre aura Fintention dé représenter, s'il ne veut pas s'exposer à méconnaître quelques-unes des iQii pbysiqises que nom venons de rappeler , il faudra qu'il fixe sur sa toile le sens de la pesanteur , la direction de la lumière et son point de départ; enfinV il fiiudra qu'il fixe Clément le point d'où soi^ tubl^ui; d«vra être yti; car nous savons que l'œil changeant de pUoe , la forme et k positiaQ reapeetive des c^jets représentés cbang0raian.l pour le spèetaleur.
La position du spectateur sem donnée par .le point de vue; le sens de l^ peaaQjteur par k Umite des planp horizontaux ; la distance du ap^cttteur au tqbkaa par l^ deux points où le cercTe de rabattement de l'œil est coupé par la limite des plans horizonfistux, que les peintres noiovHSiit pôûat» de diitanee f k direetkm des^ rayons huni- M^fê» provenant £lvai 9MÊe ^ par k lioiite du fidsceau lumineux ; enfia> la dîrMtion de k luinière prevoMuit d'un eorps à distance finie, fO^ k plMe qu'occiip^ ce oovpe sur une droite pu sur un plan connus
Telles scdQLt les îndicdliims polaires qu'il faut nécessairement placer 3tu- toufrf audace aà Yo/a vaut esiécuter un tableau; et Pon sent que [duf ce tat4e%u oontiCDdra de corps souniis à une génération mathénalîqua , plu» aoab exécution exigera l'emploi des méthodes de tracé fournÀea par k prQ}eelkm pokire. ,
y oyçdia , quelka sont ks. obUgatîon» que le peu de Kgnes et de points que nous yenons.d§.pki^ iynpnsftntà Tartista'qtti va composer sur la^supkc^ ftwsi prép^é^*
Un corps . ne p^t être ^ éqwlibre si k perpandicukîre abaissée de son centre de gravité sur la limite des pkns horizontaux n'est pas
88 GÉOMÉTRIE PEUSPECTIYE.
comprise dans Tintérieur du polygone <pie àètetwBàaeot ses points d'appui.
Les liquides en repos çmt leur sur&ce perpendiculaire au sgùb de la pesanteur.
Le ciel ne peut être représenté dans la partie du tableau in£6rie«re à la limite des plans horizontaux.
Le contour appargit de la terre doit toujours, se trouver sapérîenr à cette limite.
Ce n'est que dans le cas où la çur&ce des eaux se prolcmge indéfiniment, que cette limite forme, elle-même, la s^iaration du ciel et de la terre , Thorizon.
Toute droite horizontale parallèle au tableau est parallèle à V\ zon (i).
Une horizontale quelconque a sa linûte à
Tous les objets qui sont plus élevés que Toeil du, spectateur) doivent dépasser l'horizon d'une quantité égale à l'CToès de leur hauteur; tous les objets plus bas que l'œil du spectateur doivent rester en dessous de Thorizon d'une grandeur égale à la difi!6rence de hauteur ; enfin , tous les objets qui sont au même niveau que l'oeil du spectateur doivent se trouver sur rhoriaon» quelle <pie soit d'ailleurs leur distance du tableau.
La position du corps lumineux entnune d'autres r^les non moins importantes. Dans le cas des rayons parallèles , le même point limite pouvant appartenir aux deux extrémités d'une . même droite , peut , comme nous l'avons déjà fiiit remarquer, indiquer la position réelle ou imaginaire du soleil , c'est-à-dire le cas où le soleil est derrière le tableau, et celui où il est derrière le qf^ectateùr. Dans le- premier cas, comme le soleil ne nous éclaire que lorsqu'il est dans la partie du ciel visible pour nous, et que nous avons bit voir^que le del ne pouvait être. représenté au-dessous de la limite des jdaas horizontaux , le point de concours des rayons lumineux ne peut non plus être placé au-dessous de cette, ligne ^ et , par un raisonnement sem-
(t) Nous parlons ici de droites , parce que nous avons â^k indiqué qu'on des moyens de projeter des eorps de forme irr^pdière , était de supposer qu'ils envc-- Joppent un squelette de lignes connues.