‹ Géométrie, toisé et le tableau stéréométrique [microforme]Chapitre 9 sur 15 · PAR · texte numérisé non relu

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M. C. BAILLAIRGEÉ

(Extrait du Quebec Daily Mercury du 26 mars, 1872.)

La lecture de M. Baillargé, mercredi dernier au soir, devant la Société Littéraire et Historique dc Québec, a démontré encore une fois combien peut devenir intéressant, même dans un sens populaire, un sujet d’ailleurs sec et abstrait, quand il est habilement traité.

Le lectureur montra le rapport de la Géométrie à toutes les industries de la vie. Ilen fit remonter l’origine à l’antiquité la plus éloignée et en xuivit le développement graduel jusqu’à nos jours. 11 demontra comment elle est la base de tous nos travaux publics et combien nous ui devons pour tous les arts, de construction ; ses rapports avec la mécanique, l’hydraulique, l’optique et toutes les sciences physiques. La plus belle moitié du genre humain, dit M. B., à la perception la plus vive et la plus juste des avantages et des beautés de la géométrie, comme cela se manifeste dans les combinaisons toujours variées et si finement imaginées de leurs dessins pour les ouvrages à l'aiguille, leurs dentelles, et leurs broderies. Il montra ses rapports avec la chimie dans la cristallisation et la polarisation ; avec la botanique et la zoologie dans les lois de la morphologie ; -avec la théologie, et aïnsi de suite. En parlant du cercle et des autres sections coniques, il fitune comparaison vraiment poétiqueentre l'ingénieur qui trace ses courbes dans les bois et sur les eaux de la terre, et l’astronome qni décrit ses vastes circuits au milieu des forêts étoilées des cieux: La parabole, fut entièrement expliqué dans son application au jet des projectiles de guerre, aussi en ce qui concerne les jets d’eau, le porte-voix, le miroir et le réflecteur qui, dans les

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phares, réunit, pour ainsi dire, tous les rayons de lumière en un faisceau, et les lance à la fois au service de l’humanité, En parlant de l'ellipse cette courbe presque magique décrite dans les cieux par chaque planète qui tourne autour du soleil, par chaque satellite autour de sa planète primaire, il fit allusion au plus beau de tous les ovales—la figure gracieuse de la femme, Il montra comme la réapparition d’une comète peut maintenant être annoncée pour le jour même où elle devra paraître, et cela après une absence d’un siècle, et comment dans les siècles passés, quand ces phénomènes n'étaient pas prédits, ils surgissaient brusquement dans le monde, portant partout et créant l’anxiété, la consternation la plus vive, comme si tout allait finir.

En un mot, M. Baillargé parcourut le vaste champ du mesurage et de la géométrie, plane et sphérique, véritable tour de force pour une seule lecture. Il intéressa si vivement son auditoire pendant deux heures que le président, M. Anderson, fit remarquer que ces deux heures lui avaient à peine paru une heure ; et nul doute qu’il en était de même pour toutes les autres personnes puisque M. Wilkie, en secondant le vote de remercîments proposé par le Capt. Ashe, fit allusion au plaisir avec lequel il avait écouté la lecture, comme, disait-il, s’il eût entendu de la poésie au lieu de l’aridè sujet qu’il avait entrevu dans le titre.

M. Baillargé expliqua ensuite en détail son tableau stéréométrique que nous espérons voir bientôt introduit dans toutes les écoles de cette Puissance. Il montra combien ce tableau contribuerait à abréger le temps jusqu’à présent consacré à l'étude des solides et même à celles des surfaces planes et convexes, de la trigonométrie sphérique, de la projection géométrique, de la perspective, du développement des surfaces, des ombres et des ombrages, et ainsi de suite. M. Wilkie, en autant qu’il lui avait été possible de vérifier les calculs corrobora l’avancé de M. B. concernant l’éncrme économie de temps, où beaucoup de problèmes abstrus qui exigeaient généralement des heures ou des jours de travail avant d’en trouver la solution, peuvent maintenant (si la règle, est d’une application aussi générale, comme M. Baillairgé l’assume, et comme cela a été certifié par une foule de personnes dans des témoignages sous leur propre signature) à l’aide de la nouvelle formule et du tableau, être résolus en autant de minutes ; pour ne rien dire de l'utilité des modèles pour communiquer d’un simple coup d’œil une connaissance de leur nomenclature ou de leurs noms, et familiariser avec leurs formes et leurs figures variées. Il montra comment les modèles suggèrent à l’architecte et à l'ingénieur, au constructeur et à l’ouvrier, les formes et les proportions relatives de bâtisses, toits, dômes, jetées et quais, citernes et réservoirs, chaudières, cuves, futailles, tonneaux et autres

vaisseaux de capacité, terrassements de toutes sortes, comprenant les déblais et remblais pour voies ferrées et autres, le fût de la colonne Grecque ou Romaine, le plançon écarri ou à faux bois, le bois en grume, le billot, la tente à camper, l'ouverture ébrasée ou non d’un chassis, d’une porte, la mèche ou meurtriére dans une muraille, la voûte du rond point d’une église ou d’une salle, la bille du billard, le boulet, ou, sur une plus grande échelle, la Lure, la Terre, le Soleil, les Planètes,

Nous pouvons ajouter que le Ministre de l'Education du Nouveau Brunswick a envoyé à M. Baillargé une commande pour un tableau dans le but d'introduire ce système dans toutes les écoies de cette province ; et M. Vannier, en écrivant de France, à M. Baillargé, le 6 janvier dernier, poùr l’informer de l'octroi de lettres-patentes pour ce pays, dit que MM. Humbert & Noé, le Président et le Secrétaire de la Société pour la généralisation de l’éducation en France, ont exprimé leur intention, de lui conférer, à leur prochaine assemblée générale, quelque marque de distinction pour les services que son invention et sa découverte vont rendre à l'éducation. M. Giard, en écrivant à M. Baillargé, de la part de l’Hon. M. Chauveau, Ministre de l’Instruction Publique, dit: ‘ Il se fera un devoir d’en recommander “ l'adoption dans toutes les maisons d'éducation et dans toutes les “ écoles.” Du Séminaire et de l’Université-Laval M. Maingui écrit : Plus on étudie, plus on approfondit cette formule du cubage des ‘ corps, plus on est enchanté de sa simplicité, de sa clarté et surtout ‘ de sa grande généralité.” Le Rév. M. MeQuarries, B. A, ‘‘ sera en- # chanté de voir les vieux et ennuyeux procédés remplacés par une “ formule aussi simple et aussi exacte.” Newton, de Yale College, Etats-Unis : ‘considère ce tableau un arrangement des plus utiles ‘ pour démontrer la variété et l'étendue des applications de la for- “ mule.” Le collége de l’Assomption ‘ adoptera le système de M. ‘ Baillargé comme partie de leur cours d'instruction.” M. Wilkie a écrit à l’auteur que ‘“ la règle est précise et simple, et abrégera con- “ sidérablement les procédés de calcul.” Le tableau, dit ce juge compétent, ‘“ comprenant une grande variété de modèles élémentaires “ servira admirablement à former l'œil et devra faciliter considérablement l’étude du toisé des corps.”

M. Wilkie dit encore : ‘“ Le gouvernement rendrait un véritable “ service aux écoles d'un ordre moyen ou élevé en leur procurant une collection aussi instructive.”

ya d'autres personnes qui sans considérér l’exactitude comparative de la formule, ou de ses avantages. dans son application au simple mesurage, sont frappées du fait que les modèles sont de beaucoup plus instructifs pour l'élève et le maître que leur simple représentation sur un tableau ou sur le papier, et qui, daus leurs opinions

écrites, ont fait surtout allusion à ce trait du système proposé. M. Joly, Président de la Branche de Québec de l’école des Arts de Montréal, dans une lettre sur le sujet à M. Weaver, Président du Bureau, et après avoir été lui-même témoin de ses avantages dans plus d’une occasion, dit dans son style expressif,” la différence est énorme.” Le Professeur Trussaint de l'Ecole Normale, Dufresne, de l’Académie de Montmagny, Boivin de St. Hyacinthe et beaucoup d’autres sont de la même opinion, parmi eux MM. R. S$. M. Bouchette, O’Farrell, Fletcher, St. Aubin, Steckel, Juneau, Verner, Gallagher, Lafrance, et le frère Anthony, ete. On ne peut non plus oublier que les professeurs de l’Université-Laval, après avoir lu l’'énonciation de la formule de M. B., comme elle est donnée dans son traité de 1866, s’exprimèrent ainsi : “ Un doute involontaire s'empare d’abord de l'esprit, lorsqu'on lit le No. 1521 ; mais un examen attentif des paragraphes suivants, dissipe bientôt ce doute et l’on reste étonné à la vue d’une formule, si claire, si aisée à retenir et dont l’application est si générale. M. Fletcher, du Département des Terres de la Couronne, dit : “ J'ai comparé, pour plusieurs solides, les résultats ob- ‘ tenus par votre mode de caleul avec ceux des procédés ordinaires “ beaucoup plus long, et je vous félicite sincèrement sur votre énon- “ ciation d’une formule aussi brève que simple dans son carac- ‘ tère, et aussi précise que satisfaisante dans ses résultats.”

M. Baillairgé prit aussi occasion dans sa lecture de faire allusion sous d’autres rapports, à son traité de Géométrie et de Toisé, dans lequel il fit voir qu’il a introduit beaucoup de modifications importantes dans le mode ordinaire de traiter le sujet de la géométrie et de la Trigonométrie plane et sphérique. En terminant nous devons ajouter que le conseil de l’Instruction Publique, à sa dernière réunion, a nommé un comité, composé de l’Archevêque de Québee, et des Evêques Langevin et Larocque, qui devra faire rapport au Conseil à sa prochaine assemblée générale en juin, et qui, on ne peut en douter, après les témoignages si nombreux et si flatteurs concernant l’utilité et les nombreux avantages du tableau stéréometrique pour des fins d'éducation, ne pourra qu’en recommander et conseiller l'adoption

dans toutes les écoles de la Puissance.

(Extrait du Quebec Gazette, Vendredi, 22 mars, 1872.)

La lecture sur la Géométrie, faite par C. Baïllargé Ecr., devant la Société Littéraire et Historique, au Collége Morrin, mercredi dernier au soir, a été une véritable et rare fète scientifique perdue pour un grand nombre de personnes qui, croyant sans doute que le sujet allait être sec et aride, n’y ont pas assisté. L’auditoire quoique n’6-

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tant pas aussi nombreux qu'on avait droit de s'y attendre, comprenait l'élite des hommes de science et des hommes instruits de cette ville, On comprend facilement que le sujet, comme le traitait M, Buillargé, étuit loin d'être aride en svchant que, dans le cours de sa lecture, ce monsieur démontra que non-seulemenr re sujet s'applique à la plus attrayante de tous les ovales, ln figure de ln femme, mais que la vive appréciation de ses charmes par li plus belle moitié du genre humain se manifeste clairement daus le réseau si beau et toujours si varié de ses dentelles, de ses broderies, ete, Le sujet ne laissait rien non plus à désirer sous le rapport de l'imagination poétique, comme le faisait bien voir le lectureur, en comparant les courbes tracées par l'ingénieur an milieu des bois et des eaux de ln terre, aux immenses circuits des comètes au milieu des forêts étoilées des cieux. Cette partie de la lecture touchant les sections eoniques fut tout particulièrement intéressante, vu la manière lucide avec laquelle les principes en furent décrits, soit qu'on les appliquât à Inncer des projectiles, soit qu'on les appliquât aux jets d’eau, aux miroirs, aux réflecteurs, ete. -

Le lectureur montra ensuite son Tubleau Stéréométrique qui attire si fortement l'attention publique en ce pays comme dans d’autres, et il démontra, à l'entière satisfaction d« ses auditeurs que ce tableau avait parfaitement droit à tous les avantages que l’on réclamait pour

lui,

A la fin de la lecture, M. le Cap. Ashe, R. N,, en proposant un vote de remerciment au lectureur, et tout en réclamant pour le Dr, Simpson la découverte de la formule prismoïdale comme s'appliquant à certains corps (fait auquel il avait été fait allusion dans la lecture,) complimenta néanmoins hautement M. Baillargé, lui donnant su large part de mérite pour avoir appliqué d’une manière générale cette formule à tous les corps connus. D. Wilkie Eer., Recteur du ÆZigh School, le juge le plus compétent sur le sujet gue l’on puisse trouver au milieu de nous, exprima l'espoir, en secondant le vote de remerciment, qu'une lecture aussi intéressante et aussi instructive serait publiée, afin de la mettre à la portée de tous, et il témoigna vivement de sa profonde admiration des grands talents de M. Baillargé et de son amour pour la science des chiffres. Il considéra la production du Tableau Stéréométrique d'une immense importance pour l’éducation en réduisant le travail d’une année à celui d'un jour ou deux, pour ainsi dire. Il complimenta aussi le lectureur sur la manière heureuse avec laquelle il avait traité le sujet, rendant même poétique ce qu’un grand nombre de personnes ont coutume de trouver aride, Le Président, le Dr, Anderson. en soumettant la inotior ‘assemblée, dit que jamais il ne se rappelait avoir été aussi content où anssi satisfait d'une lecture que de celle qu’ils venaient tous d'entendre,

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Qu'il était on ne peut plus flatteur pour M. Baillargé de savoir que pendant deux heures entières il avait su si vivement intéresser son auditoire que les deux heures n’en avaient paru qu'une. Le Président termina ses remarques en disant que quoique M. le Dr. Simpson eût fait la découverte à laquelle on avait fait allusion, cette découverte avait été rarement appliquée, si même elle l'avait jamais été, et que, par conséquent, M. Baillargé devait être considéré le véritable découvreur ce qui d’ailleurs était parfaitement démontré par le lectureur lui-même lorsqu'il disait que : la formule ne serait rien sans le tableau, pas plus que la vapeur sans l'engin, ou l'électricité sans le télégraphe. ”

No. 2%272-71.— Ministère de l’Instruction Publique, Québec, ce 18 Septembre 1871.

C. Baillargé, Ecr., Québec, Monsieur, —Je suis chargé par l’'Honorable Ministre de l’Instruction Publique de vous accuser réception de votre lettre du 8 du courant transmettant une copie du prospectus de votre Tableau Stéréométrique. Il se fera un devoir d’en recommander l’adoption dans toutes les maisons d'éducation et dans toutes les écoles, certain qu’il est de son utilité pratique. Ce tableau et la formule qui l'accompagne réduisent à une opération des plus simples le toisé de toutes espèces de solides, lequel exigeait par l’ancienne méthode un calcul long et souvent fort difficile, surtout pour des personnes qui n’en avaient pas la pratique journalière.

J'ai l'honneur d’être, Monsieur, Votre obéissant serviteur,

Louis GIARD, Secrétaire.

Extrait de l'Adresse et Présentation à Chs. Baillairgé, Ecr., Professeur à l’Ecole des Arts.

Il n’est peut-être pas hor: de propos que nous remarquions qu’à notre point de vue le mot ‘ STEREOMETRIQUE ” que vous employez comme qualificatif des usages que présente le TABLEAU, n’est pas suffisamment expressif des avantages multipliés que présente une collection de modèles aussi variés ; car votre tableau est non seulement d’une utilité supérieure à l’endroit de votre nouveau système de toiser tous les corps par une seule et même règle, celle qu’on lit en tête du tableau même, mais nous n’hésitons pas à dire que c’est surtout à l'usage de votre tableau que nous devons les progrès singulièrement rapides que nous avons faits depuis le 4 de Janvier dernier, e’est-àdire dans seulement 30 leçons, non seulement dans la géométrie pro-

prement-dite et dans le toisé des surfaces et des corps ; mais aussi dans l’étude des projections géométriques, y compris la perspective, les ombres et ombrages, le développement des surfaces, les lignes de pénétration de divers solides, etc., etc. |

Québec, 18 Avril 1872.

Extrait d'une lettre à Mgr. Larocque Evéque de St. Hyacinthe, Montréal, 19 Avril 1872.

Monseigneur,..-....-.... Cette formule est véritablement curieuse par sa généralité et mérite d’être recommandée. RSR NE EE Le je finis en disant que j’approuve et recommande la méthode de Monsieur Baillairgé telle que proposée par lui. (Signé) Louis BILLION, Ptre. du Sém. de S. Sulpice

Paris, le lér Août 1872. A Monsieur Baillairgé, Architecte, etc. A Québec, (Canada).

Monsieur,—J’ai l'honneur de vous donner avis que le Conseil Supérieur vient de vous admettre à faire partie de la Société de Vulgarisation pour l'Enseignement du peuple, à titre de Membre Titulaire.

Nous sommes heureux d’une décision qui assure à notre Œuvre votre précieux concours et nous espérons les meilleurs effets de votre propagande active en faveur de l’Instruction et de l'Education populaires.

Veuillez agréer, Monsieur et très-honoré Collègue, l’assurance de mes sentiments de haute considération.

Le Secrétaire Général fondateur, (Signé) AUG. HUMBERT.

(Extrait d’une lettre de Aug. Humbert à V. Vannier.) Paris, le 4 Août

J’ai fait recevoir Mr. Baïillairgé Membre Titulaire de la Société de Vulgarisation pour l’enseignement du Peuple.

A défaut de son Tableau que nous n’avons pas, j'ai exposé sa photographie à Paris et à Lyon.

Son Tableau appelle tous les regards à l’exposition, on m'’interroge, on me demande des explications que je donne de mon mieux, et cela intéresse beaucoup. J’ai donc tout lieu de compter sur un succès. AuG. HUMBERT.

Québec, 6 Septembre 1872.

Monsieur, —J’ai le plaisir de vous annoncer que le Conseil de l'Instruction Publique vient d'approuver votre Tableau et suis heufeux de vous en féliciter.

Bien sincèrement, Votre tout dévoué, C. BAILLAIRGE, ECR. P. J. O. CHAUVEAU.

Ministre de l’Instruction Publique.

Les Ursulines de Québec. Premières duns la voie du progrès.

Nous apprenons avec une vive satisfaction et un légitime orgueil que cette excellente institution vient de commander à M. Baillairgé, un exemplaire de son tableau stéréométrique, et que notre distingué québecquois, dans une seule séance de quelques heures que lui ont accordée les Révérendes Dames, les a mises au fait de son système de nomenclature et de toisé. C’est à ne pas y croire ; mais on nous assure que la Révérende Supérieure, accompagnée des Sœurs Ste. Croix et Raphaël, ont immédiatement et parfaitement compris dans tous ses détails le système de M. Baillairgé. Elles allaient même, nous dit-on, au devant des difficultés, et laissant de côté les formes ordinaires : prisme, cylindre, pyramide, cône, etc., recherchaient ellesmêmes sur le tableau les formes les plus compliquées telles que les troncs de fuseau (futailles), les sections de sphère et de sphéroïdes et les prismoïdes variés que présentent les 200 modèles du tableau.

En effet, on enseigne déjà aux Ursulines la géométrie des lignes et des surfaces, et de là au toisé des solides par la formule de M. Baillairgé, il n’y a qu'un pas, une simple opération d’arithmétique : une addition des surfaces et la multiplication de leur somme par la sixième partie de la hauteur du corps à éveluer.

Les Kévérendes Dames doivent de suite enseigner ce toisé à leurs élèves qui seront interrogées sur le tableau äux prochains examens.

L'exempie digne d’éloges que vient de donner les Ursulines de Griébee, a été suivi de près par une autre institution importante, celle des Dames de Jésus-Marie sur le chemin du Cap-Rouge ; et l’on nous informe que les Dames de la Congrégation de St. Roch, avec celles du Bon-Pasteur et les Sœurs de Charité doivent aussi ajouter au programme déjà varié de leur enseignement, cette étude de la stéréotomie à laquelle jusqu'à présent il a été impossible de songer, mais que le système de M. Baïllargé rend maintenant possible, en réduisant, comme il le fait, étude d’une année à celle d’une leçon pour ainsi dire.—(Extrait de Evénement du 10 Avril 1873.)

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