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LEVER D UN BATIMENT

dans le rez-de-chaussëc. On cote la différence de niveau qui se trouve entre yz et YZ; elle égale la somme des hauteurs des deux njarclies d ( F. 2).

La droite s (F. ii) représente l'arête verticale du massif du four ou une face intérieure de la cheminée O, tandis que la droite t représente la face extérieure qu'on voit au-dessus du four L; ces doux droites doivent donc être écartées d'une quantité égale ^ l'épaisseur d'un mur de cheminée. La position de la droite t est donnée par sa distance au mur de refend n.

Pour coter l'épaisseur des planchers, il faut retrancher de la dislance oo des tablettes des deux fenêtres a, /«, la distance de la tablette de a au plancher q et la distance de la face supérieure du même plancher h la tablette de h.

La ferme de charpente que représente la coupe, est posée sur le mur de séparation auquel se trouve adossée la cheminée de la cuisine; par conséquent , les pannes u, placées horizontalement sous les chevrons, sont seules coupées: le plan vertical YZ ne rencontre point les tasseaux v, fixés sur les arbalétriers 1 , pour empêcher les pannes de glisser, ni ces arbalétriers ni le poinçon 2 , ni les jambeites 3 mises au-dessous dos pannes pour empêclier la flexion du toit; mais la coupe rencontre les deux lattis 4 dont l'épaisseur égale celle des lattes et des tuiles, et en conséquence ce lattis doit être couvert de hachures, comme les pannes, les planchers, les profils des murs et même le sol situé au-dessous de yz.

Il est clair que, pour être en état de dessiner exactement tout le système d'une ferme, il faut mesurer, et coter sur le croquis de la coupe , les largeurs , les longueurs de la plupart des différentes pièces qui le composent, et les distances qu'elles laissent entre elles. On prend, par exemple, la hauteur totale du poinçon 2, les trois côtés du triangle rectangle formé par ce poinçon , un arbalétrier 1 et le planclierr; la distance d'une jambeile 5 au poinçon, et l'épaisseur d'une panne u qui donne l'intervalle compris entre l'arbalétrier et le chevron.

L'étendue de la |)lanche n'a pas permis de faire plus d'une <;oupe; il en faudrait f)onrtanl une seconde au moins. Elle serait faite sur deux droites x'y', y"z' perpendiculaires à Y'Z (F. 2), de manière qu'elle passât à travers les escaliers M et dans les deux portes d'entrée 6. Ce serait sur celle coupe que se trouveraient cotées les haut(uirs des portes, celles des marches des escaliers do cave, de rez-de-chaussée et d'étage, la hauteur intérieure du four L et l'épaisseur de ses parois. Les étudiants trouveront un exercice fort utile dans la cons-tructiou d'un tel dessin. Ils devront exécuter aussi celui d'une coupe faite sur la parallèle ii GIl qui passe par

186 HISUBAGE DES POIDS.

la porte des latrines P et par l'une des fenêtres du bûcher. La figure G montre la partie supérieure de cette coupe, sur une échelle plus grande que celle du plan. On y voit la fenêtre du grenier à fourrage, situé au-dessus de l'écurie et du bûcher, le profd des deux murs, celui du plancher et celui des deux lattis du toit. La ferme de charpente présente seulement un poinçon et deux chevrons.

Élévation.

C'est ordinairement la façade principale qu'on dessine sur l'élévation d'un bâtiment. 11 n'est pas indispensable d'en faire le croquis; car le plan et les coupes donnent toutes les cotes dont on peut avoir besoin, pour construire au net le dessin de la figure 7: les longueurs horizontales de ce dessin se prennent sur les plajîs, parallèlement au mur FG de la façade principale; toutes les longueurs verticales sont fournies par les coupes, quand elles sont bien faites. Mais observez qu'ici l'échelle de l'élévation est plus grande que celle des plans, comme celle des coupes. Il en est presque toujours ainsi , lorsque le plan est beaucoup plus étendu que les autres parties du dessin complet d'un bâtiment.

Pour éviter de faire un détail fastidieux de toutes les figures de l'élévation, on a désigné les principales par les mêmes lettres qui les indiquent sur les plans et les coupes. H vous sera très-facile de reconnaître les autres et de trouver les moyens de leur donner la place qu'elles doivent occuper.

Vous voyez que le toit 4 dépasse les arêtes des murs EF, GH; sa saillie égale la moitié de celle qu'il a sur la coupe 5. Les figures Q de l'élévation sont les coupes des murs de clôture QR (F. 2) : pour joindre à la façade du bâtiment principal, celles des deux bûchers, on a supposé enlevés les murs QF des deux cours et les latrines qui s'y trouvent adossées. Enfin , les petits rectangles que vous apercevez au-dessus des fenêtres de chaque grenier à fourrage, sont les bouts des chevrons du toit; leur hauteur verticale, à peu près égale à leur largeur, est donnée par la coupe G. Il n'y a pas de pareils rectangles au-dessus des fenêtres de l'étage, parce que les chevrons du toit du bâtiment principal sont taillés en biseau et ne descendent même pas jusqu'au bord de' la saillie: c'est une large planche qui l'achève.

4G8, Il existe des corps d'un tel poids qu'on ne saurait les peser ni avec des balances, ni avec une romaine. Le mesurage des

MESLRAGE DES POIDS. i8T

poids est, en pareil cas, du ressort de la Géoméiric. On cube le corps et l'on mulliplic inu- !e volume , le poids de l'unité de ce volume; le produit exprime évidiMnmcnt le poids entier.

Ce mode d'évaluation des poids nécessite, comme vous voyez, la connaissance de ce (jue jW-se l'unité de volume du corps donné. On prend , pour cette unité, le décimètre cube, et en voici la raison. Comme 1 décimètre cube d'eau pure pèse exactement 1 kilogramme, il suffît, pour avoir en kilogrammes le poids du décimètre cube d'un corps, de trouver combien ce poids contient de fois celui du décimètre cube deau pure. Oi-, ce nombre de fois est visiblement égal à celui que donneraient les poids de deux volumes quelconques, mais égaux, des mêmes substances. Donc, pour connaître, en kilogrammes, le poids du décimètre cube d'un corps donné, il ne s'agit (jue de chercher combien le poids d'un volume quelconque de ce corps contient de fois le poids du même volume d'eau pure , et la Physique enseigne les moyens de faire facilement une telle recherche.

Le poids d'un décimètre cube est ce qu'on nomme le poids spécifique du corps, c'est-à-dire le poids qui le spécifie, qui le caractérise, qui le distingue des autres. Une masse de plomb peut peser 50 kilogrammes, comme une masse de bois ou de houille ou de fer; mais le plomb est le seul corps dont le décimètre cube pèse 11 ^",5 523.

Les poids spécifiques des corps les plus importants ont été déterminés avec une grande précision. Voici ceux qu'il vous est utile de connaître; quelques-uns ne sont qu'approximatifs, mais leur degré d'approximation est suffisant pour la pratique.

Acier 7,67

Air 0,0015

Argent 10,7

Bois d'aulne.. . . 0,8

Beurre 0,9'»2

Brique 2,1GH

Ceriiicr ....... 0,715

Ch«^nc (cœur).. . 1,17

Cire jaune 0,96à'

Cuivre roujje. . . 8,788

Diamant 3,.')i)l

Eau-dc-vie 0,8G

Esprit de vin. . . 0,8.17

Étain 7, '2914

Fer en barre.. . . 7,788

Fonte de fer... 7,207

Frêne 0,8/.î)

Glace d'eau 0,93

mire 0,8S2

IFouillp 1,3292

Huile de lin 0,94

Huile denavelte. 0,919

Lard 0,948

I^iè"e 0 24

Mer^rure 13^598

Meules (moulin) 2,484

Noyer 0,671

Or" fondu 19,2.')8i

Orme 0,671

l'cuplier blanc. 0,529

Pruplicr ordiri. . 0,383

Picrro à b:\tir... 2,08

Pierre à plâtre.. 2,2168

Platine 19,5

Plomb fondu... 11,3523

Poirier 0,661

Pommier 0,793

Prunier 0.783

Sable pur 1,9

Sable terreux.. . 1,7

Sapin 0,55

Sapin jaune. .. • 0,6o7

Saule 0,685

Sclmarrn 1.92

Suif. 0,942

Teri'e argileuse.. 1,6

Terre-glaise. ... 1,9

Terre végétale. . 1,4

Tilleul 0,604

Tuile 2

Vapeur d'eau... 0,0008

Verre 2,4882

Vin (bon) 0,99

Zinc 7,191

iS8 MBSURAGE DES POIDS.

469. Pour vous apprendre l'usage de ce lahleau, supposons qu'il faille déterminer le poids d'un mètre cube de bon sable. Vous multiplierez \^s,d, poids spécifique du sable pur, par 1000, attendu que le mètre cube contient 1000 décimètres cubes, et le produit 1 GOO*"» sera le poids cherché.

Si l'on avait à trouver le poids de 35"'%45 du même sable, il faudrait d'abord convertir ce volume en décimètres cubes, ce qui donnerait 55450'^% et multiplier ensuite par 55450, le poids l''»,9 d'un seul décimètre cube. On aurait ainsi 07 555'''^.

S'agit-il de connaître, sans peser, le poids d'une pièce de bois carré, essence de chêne, qui porte O^jG sur 14"°? Vous calculez le volume du prisme en décimètres cubes (412) et vous trouvez 0"°,6 X 0'",6 X i4'° = 5'°%04 = 5010'^=; puis vous multipliez par ce dernier nombre, le poids spécifique l''s,17, ce qui vous donne SSOGi^sS.

Vous trouveriez d'une manière analogue, le poids d'un essieu de fer: le poids spécifique du fer en barre devrait être multiplié par le volume de l'essieu calculé en décimètres cubes. Pour avoir ce volume, vous observeriez que le corps de l'essieu est un prisme rectangle et que les fusées sont deux troncs de cône égaux.

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