‹ George-Etienne CartierChapitre 9 sur 35 · CARTIER SE PEINT LUI-MÊME · texte numérisé non relu

CARTIER SE PEINT LUI-MÊME

Sans se rendre compte de son immense création, Cartier raconta, lui-même, ingénument, pour se défendre d'attaques injustes, quelques-unes de ses œuvres, le 16 mai 1860, à l'assemblée législative: '^Ne sait-il pas, disait- " il, combien j'ai dû travailler, lutter contre certains pré- " jugés pour obtenir que le chemin de fer du Grand-Tronc " passe à travers le Bas-Canada, enrichissant ainsi, mes "compatriotes, augmentant la valeur de leurs terres et " facilitant la cc^lonisation ? N'ai- je pas par une loi passée " en 1856, doté le Bas-Canada d'écoles normales et de ^' 3,000 écoles communes ? N'ai-je pas rendu les biens des " Jésuites là leur destination première? Qui a réglé toutes " les difficultés par rapport aux townships ? Sont-ce les " lois françaises ou les lois anglaises qui ont été intro- " duites ? Qui, avant moi, avait songé, à la codification " de nos lois civiles ? Le code sera écrit dans les deux " langues. La loi qui divise le Bas-Canada en divers dis- " tricts judiciaires est-elle désavantageuse à nos compa- " trîotes ? Le bill seigneurial était-il donc une mesure

" malheureuse ? Et les suites qu'il a eues, comme le ra- " chat des lots et ventes par le gouvernement sont-elles "regrettables? Le député dit que le présent projet de la " loi d'enregistrement a une origine anglaise. Sait-il " qu'il n'y a pas de loi semblable en Angleterre ? Je veux " empêcher que de pauvres rentiers, n'entendant rien h " une confirmation de titres, ne se doutant même pas de " l'existence de la Gaz^ette Officielle, ne soient pas expo- " ses, à l'avenir, à perdre leurs droits pour n'avoir pas " produit une opposition. "

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