‹ George SandChapitre 17 sur 41 · I. Communiquée par M. S. Rocheblave · texte numérisé non relu

I. Communiquée par M. S. Rocheblave

l'amie de MICHEL (DE BOURGES) 185

et Papet a pas voulu. Alors v'ià que le baron a été sarcher son fusil pour tuer tout le monde. V'ià que le monde a pas voulu être tué. Alors le baron a dit : « Ça suffit » et il s'est remis à boire. Ça s'est passé comme ça. Personne ne s'est fâché avec lui. Mais moi, comme j'en avai-t-assez et que ça m'ennuye de travailler pour vivre, de laisser mon de quoi dans les mains du diable, d'être chassée de la maison, tous les ans, à coups de bonnet, tandis que les drôlesses du bourg couchent dans mes lits et apportent des puces dans mon logis, j'ai dit : «j'veux pus d'çà», et j'ai t'été trouver le g^and juge à la Châtre et j'y ai dit : Voilà. Dès lors, qu'il m'a dit, dit-il, c'est bon. Et v'ià qu'y m'ont démariée. Et j'en suis pas fâchée. Ils disent que le baron fera son appel. J'en sas rin. J' voirons. S'y n'en fait y un, y pardra l'tout. Et vl'à c'que c'est» '.

L'affaire fut plaidée les 10 et 11 mars 1836 à La Châtre, puis les 25 et 26 juillet à Bourges. Le tribunal prononça la séparation de corps et

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