‹ George SandChapitre 35 sur 41 · X. Correspondance : à Ch. Duvernet, la novembre 184a · texte numérisé non relu

X. Correspondance : à Ch. Duvernet, la novembre 184a

soit entrée pour soigner un malade ou débrouiller une affaire. Ajoutez qu'elle n'est pas seulement rattachée à la campagne et aux gens de là-bas par un lien d'habitude et de sympathie ; elle porte en elle quelque chose de leur nature ; elle a un tour d'esprit paysan : la lenteur à concevoir, le peu de goût pour troubler par la parole le travail de la méditation, cette méditation même remplacée par « une suite de rêveries... qui fait de sa veille comme de son sommeil une sorte d'extase tranquille S) . Je ne crois pas qu'une autre fois un tel ensemble de conditions favorables ait été réuni. Elle ne réussit pas du premier coup. Déjà dans plusieurs de ses romans, depuis Valentine^ elle avait mis des personnages de paysans : laboureurs, taupiers, sorciers, mendiantes. C'étaient des personnages épisodiques. Jeanne est le premier roman oîi l'héroïne soit une paysanne. Tout ce qui est de Jeanne elle-même dans le roman est exquis. Il existe, et nous en avons tous vu, de ces

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