‹ George SandChapitre 7 sur 41 · I. Correspondance : à Boucoiran, 4 mars · texte numérisé non relu

I. Correspondance : à Boucoiran, 4 mars

a. Correspondance : à Maurice Dudevant, 15 février i8ji.

et des ruines, que si l'on était en pleine paix; moi, ça m'amuse^». Elle s'amuse de tout, elle jouit de tout. Elle goûte, avec sa vive sensibilité, le charme de Paris. Elle en comprend le paysage : « Paris avec ses soirées vaporeuses, ses nuages roses sur les toits, et lesjolis saules d'un vert si tendre qui entourent la statue de bronze du vieux Henry, et ces pauvres petits pigeons couleur d'ardoise qui font leur nid dans les vieux mascarons du Pont-Neuf^ ». Elle aime le ciel de Paris « si bizarre, si riche en couleurs, si changeant »^. Elle en devient injuste pour son Berry. « Ce pays que j'aimais tant jadis, où je m'enivrais de douces rêveries, où je promenais mes quinze ans folâtres et mes dix-sept ans rêveurs et inquiets, il a perdu maintenant tous ses charmes » *. Elle y reviendra, n'en doutezpas ! Mais en ce moment elle est comme hors d'elle-même, dans l'enivrement de sa liberté toute neuve. Car c'est bien là ce qui fait sa

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