‹ George SandChapitre 8 sur 41 · JULES SANDEAU · texte numérisé non relu

JULES SANDEAU

joie et qui la grise. Elle écrit à sa mère : « Ce n'est pas du monde, du bruit, des spectacles, de la parure qu'il me faut. . . c'est de la liberté. » Et encore : « Je suis entièrement indépendante. Je vais à la Châtre, ou à Rome, je sors à minuit ou à dix heures : tout cela, c'est mon affaire » \ Elle est libre. Elle se croit heureuse.

Son bonheur, à cette date, s'appelle Jules Sandeau.

Dans une lettre, de ce tour humoristique qu'elle affectionnait, George Sand, fait le portrait de quelques-uns de ses camarades d'alors, Duvernet, Alphonse Fleury qu'on appelait le « Gaulois », Sandeau : « O blond Charles! jeune homme aux rêveries mélancoliques, au caractère sombre comme un jour d'orage... Et toi, gigantesque Fleury, homme aux pattes immenses, à la barbe effrayante... Et toi, petit Sandeau, aimable et léger, comme le colibri des savanes parfumées... »-.

Le petit Sandeau, aimable et léger, le coli-

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