IV INTRODUCTION
« se lève du soleil qui se couche. Bien souvent, au « milicu des vicissitudes de nos discussions, partagé « entre la crainte ct l'espérance, j'ai jeté les yeux « sur cette peinture, et je me demandais si pour nous « l'astre se levait ou se couchait. Aujourd'hui, à la « fin de nos délibérations, je salue le soleil levant. »
A l'heure où je visitai le Palais d'État de Philadelphie, ce soleil, après avoir lui pendant plus de trois quarts de siècle sur le Nouveau-Monde, s'était voilé et obscurci : la guerre civile grondait sourdement, prète à faire irruption sur le nord et sur le sud. Aujourd’hui l'union républicaine a triomphé, les dissentiments s’effacent, et ceux qui, aux fêtes du Centenaire, viendront du fond de la vicille Europe visiter la Ilalle de l'Indépendance, y contempleront, non les dernicrs vestiges de la liberté mourante, mais les immortels souvenirs de la liberté victorieuse.
Tout le monde civilisé s'associcra à ce mémorable anniversaire, ct la France ne sera pas la dernière à y prendre une large part. Elle tiendra ainsi non-seulement à rendre hommage à l’avénement d’un grand peuple, mais elle voudra en même temps honorer ses propres souvenirs ct ses généreux sacrifices.
Si la Halle de l'Indépendance conserve les reliques de la révolution, c’est à Mount Vernon que doit aller celui qui veut retrouver les sentiments et les pensées de George Washington.
Mount Vernon est comme la Mecque ou la Jérusalem des citoyens du Nouveau-Monde, Un bateau