VIII INTRODUCTION
est suspendue la lunette dont il se servait pour suivre les mouvements des, vaisseaux sur le Potomac.
Autant que possible, on a conservé toutes choses dans l’état où sa mort les a laissées.
Dans la bibliothèque, on voit le masque en plâtre de Washington, moulé sur le modèle vivant par Houdon, en octobre 1785. C’est par l'intermédia re de M. Jefferson (alors ministre Américain à Paris) que la législature de Virginie avait chargé le célèbre sculpteur d'exécuter, en marbre, une statue en pied du héros de l'Indépendance. Cette statue orne, à Richmond, la rotonde du Capitole.
Sur les murs quelques gravures représentant des scènes de chasse et de bataille. Signalons notamment Andromaque pleurant la mort d'Hector ; — la mort de Montgommery; — la mort de Warren; — le combat de Bunkers Hill ; — une descente de Croix; — une sainte Agnès; — un portrait de Louis XVI el une vue de la prise de la Bastille.
Dans une petite pièce voisine du salon des intimes, s'étale un des fameux portraits du Président sur porcelaine de Chine; copiés sur le tableau de Stuart, ces portraits sont très-rares aujourd’hui.
À peu de distance reluit un miroir, dont le cadre doré, œuvre d’art fort soignée, porte les armoiries de la famille, en or sur fond noir.
Si Stuart n'avait pas peint dans son portrait en pied de Washington l'épée de cérémonie du Président, on la retrouverait ici : poignée dorée, fourreau en cuir noir, monté sur or. Sur un côté de la lame on lit ces mots : recle facies, sur l’autre: neminem timeas.