‹ Georges Cadoudal et la chouannerieChapitre 10 sur 99 · PROSCRIPTION DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

PROSCRIPTION DU CLERGÉ

Au moment du départ de Mgr Amelot pour l'émigration , l'usurpation de son siège épiscopal était consommée depuis sept mois, et son diocèse livré aux plus cruels décliirenients.

Ija Révolution sévissait de jour en jour plus violente. L'impulsion lui venait non-seulement des autorités constituées, mais d'une puissance extralégale, celle des clubs. On sait que les clubs étaient une arme toujours prête au service du mal, un moyen de perpétuelle agitation.

Dès le jour de leur arrivée à Vannes, les fédérés lorientais avaient fondé dans cette ville, sous le nom de « Société des amis de la Constitution », un club comme il en existait déjà dans un grand nombre de villes de l'Ouest, à Nantes, à Brest, à Rennes, à Lorient. Nous trouvons l'action de ce club dans la plupart des événementsqui vont suivre. Il exerça une influence prépondérante sur les administiateurs et les directeurs du département et du district, sur toutes les élections, même ecclésiastiques, ainsi qu'on va le voir.

A peine Mgr Amelot avait-il été enlevé à son diocèse, que l'administrateur du département s'empressa de convoquer an chef-lieu les électeurs chargés, aux termes de la nouvelle Constitution, de choisir un évéque en remplacement de celui que la lui déclarait démissionnaire, pour refus dn serment.

Réunis dans l'église cathédrale, le(i mars 17!'!, h neuf hetu-es du matin, les électeurs du seconil degré commencèrent i>ar donner un témoignage éclatant de leur foi en |)urtant leurs voix, au premier tour de scrutin, sur leur évécjue légitime.

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