‹ Georges Cadoudal et la chouannerieChapitre 36 sur 99 · BATAILLE DU PONT-DU-LOC · texte numérisé non relu

BATAILLE DU PONT-DU-LOC

Trois bataillons de la légion d'Aurav, sous le commandelent de Roliu, forment le centre, appuyés au village de Talouët, au sud de Locmaria. A sa droite, la légion de Vannes, l'iins le bataillon de Gambert, occupe Brembis et Trémeriau ; aidran commande un de ces bataillons.

I>e Sol de Grisolles vient se placer un peu en arrière, dans I lande de Parc-Carré.

La droite est formée par la moitié de la légion de Guillemot, ■ us son commandement ; elle se place dans la lande du Mou- 111 de Morboulo et doit attaquer Locqueltas, pendant que la «cunde moitié de la légion, sous les ordres de Gomez, prelant à revers l'ennemi, vient par Goëtcandec, pour attaquer janiezon et faire tomber les postes de Pont-du-Loc.

A l'extrême gauche, du côté de la chapelle du Burgo, doit enir se placer le chevalier de Saint-Hilaire avec douze cents jreiiadiers d'élite.

l'uis enfin Gambert et son bataillon sur les pentes de Guerii\é au nord de Meucon, faisant face au sud, protège les deriiii's contre les attaques de la garnison restant encore à \ limes. A la fin de la nuit, l'ennemi est complètement tourné, I. ^ans connaître sa situation critique, le général Ilartv résine ses postes pour être prêt à toute éventualité.

Il fait encore sombre, sept heures vont sonner. Guillemot ittaque vigoureusement Locqueltas, pendant que Gomez fait ■ I clémonslralion sur Camezon. Les chouans ont un tel élan |n lU arrivent jusqu'à la grande route; une compagnie de réiiiMicains a quarante hommes tués et quarante-deux prison- 111 1-,. L'obscurité et le brouillard em|iéchent leurs réserves de

I - -nnlenir, ils sont obligés de céder le terrain qu'ils viennent

Saitit-Hilaire rencontre sur la route un convoi escorté d'un

II iichement considérable. 11 s'imagine que c'est l'année ré- I iMicaine tout entière qui bal en retraite, et sans hésiter il

1 11 ii;;e. I.e convoi est pris, l'escorte s'enfuit vers Vannes, s iiiii-Hilaire, qui croit toujours avoir affaire à toute l'iuméo, -r lance vigoureusement à la poursuite, et ce n'est que trop

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tard, arrivé au cbâteau du Rest, qu'il s'aperçoit n'avoir affairi r qu'à une centaine d'hommes qui se défendent en braves e qui rendent vains tous les efforts de ceux qui les ont poursui vis. Ceux-ci avaient fait prisonnier l'officier commandant di l'escorte; ils voulurent profiter de cette capture, et, le pous sant jusque sous les murs du château, ils lui enjoignent de de mander aux assiégés de mettre bas les armes. « Sauvez la vit H de votre officier! s'écriait-il ; ayez pitié d'un père de famille II — Ya-t'en, vieille bêle, vieille ganache! » lui répondait-oi de l'intérieur.

Georges, qui dirigeait le combat sur la droite, s'aperçoit d( l'absence de Saint-Hilaire; il lui envoie ordre sur ordre poui revenir; mais Saint-Hilaire n'a pris le commandement que depuis quelques jours ; il ne sait pas la langue, ses hommes ne le comprennent pas et le connaissent à peine, et ce n'est qu< tard qu'il peut rallier le poste qu'il devait occuper.

Le jour s'était levé, le brouillard se dissipait, (îeorges monté sur un superbe cheval anglais, parcourait la ligne df bataille. La légion d'Auray était déployée à Talhouët. Guille mot, qui tout d'abord s'était emparé d'une pièce de canon, s{ la vit reprendre par les républicains; mais bientôt, avec ses bataillons réunis, il reprend tout son avantage, et la matinée s'avance au milieu de ces alternatives de succès et de revers

C'est à ce moment du combat que quatre-vingts Bretons sf mesurèient contre quatre-vingts républicains. Ce duel collée tif, renouvelé du combat des Trente, fut long et aciiarné. La valeur, de chaque côlé, fut rem;irquable, et les grenadier; royaux sortirent vainqueurs de la niélée.

Entre temps, une attaque de la légion de llohu sur le centre de la ligne, appuyée jtar les deux pièces de canon, mises ei) batterie par Brèche, ;i 'l';ilh(>iu'l, rt'u^sil. Les trois hntaillon< d'Auray s'avancent sur le l'oiit-du-i-oi' tics jloux cotés de la route, et, supportant fièrement ladéchargede l'enneuii qui leur est opposé, ils s'élancent à la baïonnette et le dispersent. La victoire |)arait devoir être acquise aux royalistes, lorsque des renforts amenés do Locminé p;ir le gi-néral (îency viennent

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