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Croirait-on que Brune, lorsqu'il eut connaissance fie ces trois cent mille francs, eut Taudace d'en réclamer par écrit la moitié? Les quelques lignes contenant cette incroyable demandei ont été vues entre les mains de Georges par tous ses offi-i ciers. s
Georges écrivit au comte d'Artois pour lui faire connaître sa! situation. 11 en reçut la réponse suivante, à la date du 20 mars 1800 :
Il J'ai reçu, mon cher (ieorges, votre lettre du 19 février, et n celui qui me l'a remise m'a donné tous les détails relatifs à " votre position. Croyez que je partage du fond de l'àme tout « ce que vous avez à souffrir; soyez certain, en même temps, « non-seulement que j'approuve tout ce que les circonstances il malheureuses vous ont obligé de faire, mais que rien ne « pourra altérer la juste confiance que m'inspirent votre zèle, » vos principes et votre courageux dévouement. La personne « qui vous porte ma réponse devant passer par Jersey, où nM. le Loureux est en ce moment-ci, je n'ai rien à ajouter « aux instructions qui vous seront transmises en mon nom par « M. le commissaire du Roi. C'est de tout mon cœur que je Il vous renouvelle, mon cher Georges, l'assurance de tous les « sentiments que vous m avez inspirés pour la vie.
Il Charles Philippe. »
Georges, pressé par les instances de Brune, se mit en route pour Paris. Il était accompagné par Achille BigetetDeSol de Grisolles. Le Moniteur du 3 pluviôse an YIll annonçait en ces termes le voyage à Paris du chef breton :
(i Georges va se rendre à Paris auprès du gouvernement; « c'est un homme de trente-six ans, fils d'un meunier, aimant 11 la guerre, ayant reçu une boinie éducation; il est souvent au " quartier général; il a dit au général Brune qu'on avait guil- « loliné toute sa famille, qu'il désirait s'attacher au gouvernail ment et f|ue l'on oubliât ses liaisons avec l'Angleterre, A la- I" quelle il n'avait eu recours que pour s'opposer au régime Il de '.•.'l et à l'anarrhir qui paiaissail ]ir(Me à dévorer la Il iTaiicc. Il