TENTATIVES D'ASSASSINAT CONTRE LE GÉNÉRAL GEORGES. J
Saint-Georges dans le Yendùmois. Le marquis de Querhoënt ,. était d'ailleurs depuis longtemps devenu suspect au parti royaliste; il avait été fort mêlé aux actes de la Révolution, non par esprit révolutionnaire, mais par peur, et plus d'une fois le parti royaliste lui avait fait déjà comprendre qu'en temps de révoluliou la peur est un crime impardonnable, et qu'il n'est pas permis de se confiner dans la neutralité.
A l'époque dont nous parlons, il fut saisi par une bande de chouans au Boisrouault, dans la commune de Caro, et transporté dans un château voisin, au Brossais, où il se trouva en présence de dix hommes masqués qui lui firent signer un engagement de quarante-huit mille livres, qui quelques semaines après furent acquittées par son fils entre les mains de l'abbé Guillevic.
Mais ce sont là des actes désespérés d'un parti aux abois, sur lesquels il faudrait tirer un voile. Us sont, du reste, dans la destinée fatale des guerres civiles, qui tôt ou tard dégénèrent forcément en pur brigandage.
Georges, d'ailleurs, se lassa bientôt de cette guerre de représailles où il n'y avait point de gloire à recueillir, et qui était si contraire à sa nature chevaleresque. A la fin de 1801, il passa en Angleterre, emmenant avec lui quelques officiers pour lesquels il avait obtenu un traitement du gouvernement anglais. Parmi eux se trouvaient : Guillemot, de Troussier, Le Tliieis, Jacques Eveno, Gainber, Audran, Pobéguin, Le Goëble, Michel, Leneillon, Bacbimont, Morvan, Jean-Louis Pourchasse, Martin, Herniely, Lelan, Le Biliy, Grégoire Eveno, Dagorn, Le Louer, Lemercier, Guvomard, Thomazic, Lepeige, de Pénanstcr, Carré-Piquet, Périal, le Guern, Lignaroux, Tamerlan, Bécouarn, Louis Picot, Le Bris, Droz, Levellec, (Jambay, Colanozet, Grandjean, Saint-Hilaire, Dujardin. Le Gentil, Le Trébonnay, Yerrin, Hubert, Philippeaux, Brèche, Viver, les deux Bnijeul, Mainguv, Leméc, lludé et Lahaye.
Les adjudants généraux, dont le grade correspondait h celui de maréchal de camp, recevaient du trésor anglais six slifl-
lings par jour ; le chef de légion, quatre shellings ; les chefs d bataillon, trois; les autres, deux.
Mais il est temps de rentrer en France et de revenir plu sieurs mois en arrière.