‹ Georges Cadoudal et la chouannerieChapitre 61 sur 99 · i riKClCS Jl-STIFICATIVES · texte numérisé non relu

i riKClCS Jl-STIFICATIVES

emparés de son pavillon national, l'ont mis en morceau avec un air de mépris et en prononçant mille injures contre la nation; interrogé s'il connaissait ces hommes, a réjondu que non, mais qu'il les croyait de la paroisse de Surzur et de Sarzeau. Il ajoute que ces hommes l'ont forcé à leur donner du vin, ensuite à descendre à lerre et à leur payer à hoire dans l'auberge, et qu'ils portaient cocarde blanche qui l'ont même forcé à prendre.

Le 29 mars 1793. — Ce jour... le citoyen Couëdel, capitaine du chasse-marée la Sainte Anne d'Arzon, arrivé hier au soir de Nantes, déclare... qu'étant de relâche dans le ^lorbihan il a été chez lui à Aizon; que là il a vu les employés aux douanes, Francheville de Sarzeau à leur tête, chercher à contraindre les habitants de celte paroisse à arborer pavillon blanc, en les menaçant de faire venir cinq cenis hommes de renfort pour les piller et incendier, mais il ajoute qu'ils s'y sont toujours constamment refusé. Il observe que les employés sont ceux qui comiriandent la paroisse à présent.

Copie conforme.

Siync : Rousseau, greffier.

(Arcliive! de Kerlrtno.)

N» Il

« Koclie-Sa.ivciir, ce 30 aoili f!93, 2» ili- la République.

« Citoyens admini8thatkui\s,

11 Je viens d'être informé qu'il y'avail bo.mcoup de mauvais sujets dans les paroisses de Cadeii, Oucsiembert, .Novale, etc., dépendantes du district de Rocheforl, qui cherchaient à faire révolter les campagnes; le jour de la foire deQncstembert ils y ont paru en armes, et devaient repousser la force par la force, s'il fc fut |)résenté lies troupes; si je l'eusse su à coup sûr, j'en aurais fait marcher, (|ui les auraient dispersé; ils ont remis, dit-on, la partie pour inic autre occasion plus favorable, il devient pressant. Citoyens, do dis|)('rser ses scélérats, j'écris au général CFilibert pour lui faire offre des troupes <jnc je commande. <.>iioi(|uo je sois inquiété d'un autre côté par nu rassemblement de brigands, qui se forme dans le marais des lîriêres, je retarderai volonlirrs de qiiehjucs jours l'cxpéililion que j'y veux faire, pour me porter du coté de Rochefort.

H Je crois, Citoyens, qu'il serait à propos (|iie vous requeriés le

jcnéral Gilibert de mettre une garnison à Rochefort, tant qu'il m'y en aura pas, Ton doit s'attendre que le pays ne sera jamais tranquille.

« Salut et respect.

H L'adjudant général daii'; l'année de": Côtes de Brest,

« J. J. Avril. »

(Archives lie Kerleano.)

.. Paris iO ociobie 1794.

« Dubois Crancé au Comité de Salai public.

u CiTOÏENS COLLÈGUES,

Il La rapidité avec laquelle j'ai été obligé de me rendre à Paris pour obéir aux ordres du Comité de Salut public, en date du 26 messidor, m'a forcé de laisser à Rennes presque tous mes papiers, relatifs à ma mission.

Il Voici ce que je me rappelle concernant l'oirier, et Laignelot en est aussi instruit que moi.

Il Ce citoyen fut chargé de conduire la léquisition du district l'Ernée, à l'arniée de la Alosolle. J'appris avec beaucoup de surprise que cette réquisition, d'environ OflO bomnies, était restée dans ses foyers. J'en portai plainle au Comité et à la Commission iu mouvement, considérant cet acte comme contre-révolutionnaire sous deux rapports : le premier, de priver nos armées de ses défenseurs; le second, de fournir de l'aliment aux cbonans. Il fut donné ordre à Alexandre, aycnt supérieur à Aujfcrs, de s'expliquer jur les motifs de la rentrée de cette réquisition dans ses foyers; Alexandre déclara (|ue ce ne pouvait être que le fait du commissaire des (;ncrres de la Fièclie. Le conniiissaire des jpierres justifia .■]u'il n'avait donné aucun ordre de ce (;enre à la réquisition du district d'Krnée, mais bien à celle du district de Bernay. Il fat prouvé que le citoyen l'oirier ayant rencontré le gendarme porteur de cet ordre, se l'appropria et, raturant le mot Bernay, y

bstilua celui d'Ernéc, et que, muni de cet ordre supposé, il rétrograda avec sa réquisition vers l'ornée.

11 Les mouvements de clioiians étant inquiét.uils et Brest étant dégarni, Lai(;ri<'lot donna ordre à cette réquisition de se rendre à llrest. J'y étais Inrsiprelle arriva avec les renseignements que je viens de citer. J'ai cru devoir requérir le commissaire-ordonnateur

MECES JUSTIFICATIVES.

de faire arrêter Poirier, et j'en ai rendu compte à la Cominissioii. Voilà les faits, c'est à vous déjuger si cet homme est assez puni de son imprudence par quatre mois de prison. 11 a de son canton les meilleurs certificats.

(I Salut -et fraternité.

u Dubois-Crancf. "

(Archives de Kcrléaua.)

COPIE d un extrait du Reyisive des dénonciation'^, interrogatoires et dépositions du Comité révolutionnaire de Laniballe.

Ce cinq frimaire an trois de la Hépublique française une et indivisible,

Nous, meiubros du Comité révolutionnaire de Laniballe, après fait subir interrogatoire au noniiiié Gilles Graudel, natif de Pledeliac, entendu deux témoins contre lui et lui avoir donné lecture de la proclamation du représentant du peuple Roursault, en date du 2() veudeiiiiairc dernier, et promis que s'il voulait donner des renseignements sur les conspirations qui ont eues ou peuvent avoir lieu dans ce déparieiiicnt des Côtes-dn-ÎS'ord, le Comité s'intéresserait à sa sortie et demanderait j;ràcc nu citoyen lîoursanll.

A répondu que si le Comité tenait parole, il ferait des déclarations qui sauveraient le département des Gotes-dn-iNoril.

Le Comité après avoir promis de réclamer sa grâce et de députer deux commissaires qui iraient vers lui, à Rennes, pour en conférer avec le représentant du peuple,

A déclaré tpril était à sa connaissance :

1» Que lîoishardy et six antres chefs de l'élat-major do l'armée dite calhoru]ue et royaliste sont arrivés de la Vendée, où ils avaient été conférer avec Charelte, dans le départemeni des Coiesdn-Nord ; (]u'il existe avec eux un Anglais, noiiiiiié Pippi, d'environ cinq |)ieds, que ces généraux demeurent parliculièrement dans les coiiimniies de ÎMeslin, Hréaiid, Ilemoii, .\nilel, (Jnessoy, PIcdéan, Plinlel, Saint-Julien de la Coste, Plonfragani, S.iint- Doiinan, Pomcneré, S,iinl-.\iiron, le qiiarlicr »lcs bois de Plaiigi cnoiiai ; (pTils sont de retour ihî la \'ciid(''(' depuis Irnis semaines, (pi'ils rcc-riileiit sans cesse dans les ci unes ci-devant mentionnées; (|n'i!s sont actuellement à organiser les campa|;nes, qii'mi nommé Noël, ex-noble, dciiuMir.Mil dans la commiinede Aleslin, est nommé capil.iiiic de deux c(iMi|).igiiic's levées dans les communes

Je ^Maroiié et de SIeslin, qu'ils ont depuis peu enrôlé les nommés B.iiirgault de Saint-Alban et un jeune homme de la ville Latte en S.iiiit-Alban, tous deux de la première réquisition;

-' Ouc ledit Cilles Garaudel avant eu plusieurs conférences avec l"ii>liardv et les autres chefs, il a entendu dire que leurs intentions

I lait-nt de tomber en masse sur loules les villes des départements ili- la ci-devant province de Bretagne, que presque tous lescultivaienis jeunes et vieux étaient décidés à se battre;

5-' (Jiie tous les patriotes et particulièrement les corps constitués ilivaicnt périr les premiers, que ces généraux ont une liste, qu'il l\\ entendu lire;

i Ou'il leur a entendu dire que leur cavalerie était dans la forest de la ]Vouée, placée entre Josselin et I.oudéac; que la femme du ri-devant chevalier Noël lui a dit qu'il existait un camp de rL-lielles dans les forcsts de liaignon, la Hunaudais et Saint-^Iéen ; "i Que ces généraux sont armés de Fusils et de pisiidets, et PAn- ;l ii> ci-dessus mentionné a de plus un sabre en forme d'épée, que

II majeure partie des rebelles sont armés de fusils, qu'ils sont de la pieinière réquisition, déserteurs, forçats et étrangers;

ti' Qu'il leur a encore oiii dire que les munitions leur venai-snt d'Angleterre par l'ile de Xoirmoutier, que dix-huit charriots doivent passer incessamment par la forest de Sainl-Méen, Merdrignac pour déposer dans la forest de la Nouée;

7° Que pendant que ces généraux combattraient dans les départements des Côles-du-Nord, du Finistère et du Moibiban, Charette de son côté, qui doit avoir une armée de 75,000 hommes, doit atlaipier les autres départements et intercepter la route de Paris à Rennes vers Laval et de Nantes à Rennes;

8° A oui dire encore que chaque compagnie des insurgés avait au moins un prêtre réfractaire à sa icte;

fl« Que depuis huit à dix jours, il v avait dans la commune Daudel un particulier qu'il ne connaît pas, qui recrutait, et (|u'il se retirait ordinairement à la maison des Bignons en Plougounoual OiJ à la llazée, même commune;

10' Qu'il a oiii dire aux généraux que le ritoven Boulaire ville Moizan élait un patriote modéré et qu'il ne faisait pas de mal, que le citoyen Barbcdicnne. agent national de l'ort-Hrieuc, loin d'être patriote, était aristocrate au point de pri'veiiir les communes lorsque les détachemenis parlaient pour affaires secrètes, tjue le citoven Laporte, agent de la commune de Lamballe. n'était pas aussi bon patriote que les républicains le cioyaient, qu'il remplissait les formalités de patriote, mais qu'il nu l'était cependant pas.

Fait et conclu lesdits jours et an sous nos seings, ledit Garavidel sommé de si(;ncr a déclaré ne le savoir faire, mais persiste en ses déclarations qu'il atteste être véritables, ainsi signé : Ta vet, />»•<■">/-

dent, Maugendre, secrétaire, Lemaitre, Barey, Audouard, Baudry, Hervé, Revel, Veillet.

Gollationné conforme à l'original déposé en notre Comité.

Siyiic : Lansard, président ; Dubois, secrétaire. J

(Archives de KeHéaao.) ]

Délibération du Conseil du Morbihan.

Le 12 juillet 179i, 2' du règne de Louis 17, étant assemblés en conseil de guerre, avons arrêté ce qui suit :

1° Il sera sur le champ envové pour agens dans les cantons ciaprès désignés, les personnes qui seront cy-dessous nommées pour y rassembler autour d'eux les capitaines de paroisses, dont les noms leur seront remis avec les listes des compagnies, s'entendre avec eux pour la plus prompte réunion de forces possibles et prendre le comuiandemeiitdes hommes rassemblés dans l'endroit qu'ils auront indiqué pour les conduire au lieu du rassemblement géuéral : pour faciliter leur opération ils feront en sorte do retenir auprès d'eux, jusqu'à nouvel ordre, un ou plusieurs capitaines de chacune des paroisses, et dans le cas où les listes n'en indiqueraient aucun, ils consulteront les personnes connues pour jouir de la confiance du canton, d'après le vœu desquelles ils en nommeront de provisoires;

2° Il sera envoyé des hommes partout où besoin sera pour s'assurer de la marche du général IMest (?), jusqu'à leur refour sursis à tout mouvement définitif;

îi' Il sera adressé à M. de Silz une somme de sept mille cinq cents livres pour ses besoins, avec invitation de resserrer la correspomiancc, et au sieur Robinault une de cinq mille livres;

4» Il a été nouiiiié un Comité central composé des sieurs Guillemot, La ItourJonnaye et Boulainvilliers;

5" Ont été nommés agenis pour les cantons de Bifpiaii et Pluinelcc cxci'plé Buléon le sieur Onillcn)ol. Pour celui du Guern, y joint Itubric, le sieur Turou. Pour celui de Baud, Pluuu''liau, Guénin et Quislinic le sieur Jean-Jau. Pour le canton de Noyai le sieur de LiMssègues et celui de Locminé le sieur de Laulivy. Le sieur Beriheiol pour le canton de (M-andchamp et Plau<lren, llllevin. A celui de Lanlillac, Buléon, Iteguiny, Badenac, le sieur Hcl- Icvue. Pour (relui de Seront, Lizio, (uiégon, C.rti(;nel ol Biiin le s' ; pour celui ; p'

A cli.inin di'scpicN il .i clé roiiiplé une soiiinio ilo mille

I livres pour le besoia du service, hormis le sieur Guillemot qui a reçu mille francs de plus et le chef de canton de Serent cinq cents livres seulement.

Fait et arrêté en Conseil lesdits jours et an que dessus.

De Leissigues fils; Gcignard. officier de la Vendi'e; he Lavtivy DE Kerveso, officier au rcjinient du Languedoc; Giillemot; Ber- TBELOT, officier de Vannes; Guillemot.

Le BoTULotx, secrétaire du Conseil.

(Archives de Kerlëano.)

Les Commandements de C armée catholique royale.

Ton Dieu, ton Rov, tu serviras Jusqu'à la mort fidèlement.

Docile à tes chefe tu seras Afin de vaincre sûrement.

Sobre et discret te montreras, Buvant peu et parlant rarement.

De ton chef jamais n'a,f iras, Attendant le commandement.

Violemment rien ne prendras, Mais en pavant exactement.

Affe et sexe respecteras.

Étant soldat et non brigand.

Les Comités corrigeras Et leurs mouchards chréfienneineiit.

Né Breton, tu te souviendras Afin d'agir loyalement.

PIECES JUSTIFICA1 IVES.

Dans le succès clément seras, Dans le malheur ferme et constant.

Chaque jour ton I)ieu lu prieras :

Que peux-tu sans son bras tout-puissant?

(Archives de Keilcuiio )

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