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source de tout droit et de toute autorite. Contre ses sentences, aucun l'ecoui's. La confusion de la propi'iété et du pouvoir, ce qui est l'essence même du léi^ime féodal, fut en Bohême, conuue partout, la suite de l'effondrement du gouverneuient régulier.
Lorsque l'ordre se rétablit un peu, l'évolution était déjà accomplie dans les m(eurs; les circonstances fournirent aux seigneurs les prétextes nécessaires pour la faire sanctionner par la loi.
Le pa\"sétait infesté de coureurs d'aventures; vieillisdans les camps, sans autre industrie que le métier des amies, ils rôdaient dans les campagnes, capables de tous les crimes et entretenant la terreur autour d'eux. (3n pi-omulgua des ordonnances rigoureuses pour les ramener au travail et les rattacher au sol. Les ordonnances qui, sous Georges de Podiébrad ', limitent la liberté d'émigration, plus tard en core le décret de 1479, ont très nettement le caractère de mesures de haute police et de sijreté générale. Le peuple s'émut cependant de ces règlements : il désirait la tranquillité et la paix, mais il devinait l'effet prochain de cette sévérité contre les pillards. Il prit parti pour les brigands contre les défenseurs de l'ordre; une loi de 1475 punit les paysans qui auront appelé lévriers de potence les hommes qui sont à la poursuite des gens sans aveu, ou auront dit qu'ils chassent pour le bourreau -.
L'événement ne justifia que trop rapidement les appréhensions populaires, et les ordonnances, qui ne visaient au début que quelques troupes d'outlaws, furent bientôt étendues à la masse de la nation. Les terres vacantes étaient assez nombreuses pour que les, laboureurs fussent à peu près sûrs de retrouver partout une propriété s'ils abandonnaient la leur; les seigneurs couraient ainsi grand risque de voir déserter leurs domaines, s'ils ne modéraient pas leurs exigences : comment remplir les vides ? -^ L'immigration