Gindcly, I, p. 3S
2. Nous ne connaissons pas exactement la date de la fondation de cette colonie; M. Goll pense que c'est en 1437 ou 1458 {Tchas., 1884, p. 44).
'.->. Id., p. 437-60.
GKi'jioiui:
Ivomnakl : (jié^oii-e ne crut pas possible de les repousser, il leur imposa seiilenient un temps d'épieiive. Les Vaudois avaient suivi avec un \if intérêt le niouvenient religieux tchèque : désireux de mieux connaitre les Hussitcs, ils avaient envo}é en Bohème des niissionnaires qui en étaient revenus avec une foi plus vive, moins timide : quelquesuns des plus hai'dis, décidés a sortir d'une situation indécise et fausse, se joignirent a la communauté nouvelle. En Moravie, un prêtre de Kromiérziz (^Kremsier , Etienne, avait ]-éuni autour de lui un petit groupe de fidèles, assez semblable a celui des auditeurs de Rokytsana. Leurs invectives contre lEglise officielle irritèrent le clergé : deux d'entre eux furent mis à mort. Les autres, conduits par Etienne, commencèrent en Moravie et en Bohème un douloureux pèlerinage. Affaiblis par les divisions, chassés de ville en ville, dénoncés, emprisonnés, toujours suspects bien qu'une enquête les eijt déclarés purs de toute hérésie, ils rencontrèrent Grégoire à Klatov en 1460 et se jetèrent dans ses bras '. Le nombre des frères augmentait peu à peu, toujours très faible encore. LJn autre disciple de Rokytsana, le prêtre Martin, s'était joint à eux : il s'était établi dans la petite ville de Krtchin, à quelque distance de Kounvald, probablement avec lautorisation des seigneurs de R^'zmbourk, dont elle relevait. Il avait entraîné avec lui quelques personnes, et Krtchin devint le second centre de l'L^nité. Si Michel et Martin étaient les chefs réguliers, Grégoire restait le chef réel, l'apôtre : il parcourait le pays, faisait des prosélytes, jetait les bases de communautés nouvelles, et sa propagande préparait le rapide développement delà nouvelle Eglise.
Son zèle était quelquefois imprudent : comment se comporteraient vis-à-vis les uns des autres ces éléments venus de points si éloignés du monde chrétien? Eviterait-on les divisions et les schismes? Dès les premières années le péril apparut. Les Picards, revenus à leurs erreurs, niaient