‹ Georges et Marie drame en cinq actesChapitre 42 sur 97 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les Mêmes, VALLEDO.

VALLEDO, ouvrant la porte du pan coupc à droite, et s'arrêtant tout à coup.

Mille fois pardon pour mon indiscrétion, mesdames... Je croyais rentrer chez monsieur le baron d’Angerville, qui écrit au ministre une lettre que je me suis chargé de faire parvenir.

MARIE, à Clémentine.

C’est monsieur le comte Valledo, ma mère, (clémentine le salue.)

VALLEDO.

Madame la baronne? Ah ! je souhaitais ardemment de vous

être présenté ; je m’estimerais bien heureux si vous vouliez prendre ceci pour un commencement de préseulation.

CLÉMENTINE

Je ne sache pas que monsieur le eomle Valledo et moi ayons rien à nous dire.

MARIE

D’ailleurs, monsieur, ma mère ne reçoit pas chez moi. Et puis, permetlez-moi de vous l’appreudre, en entrant ici vous avez fait bien pis que vous tromper de porte... vous avez passé une frontière...

VALLEDO.

Une frontière?

MARIE

• Sans doute... Vous le savez... depuis l’occupation, il y a deux camps eu France. Il en est de même chez nous... Le salon de mon père est l'un des deux... ma chambre est l’autre... Tous les vœux qu’on forme là-bas, ici nous prions Dieu de ne pas les exaucer... Vos motifs de joie sont nos sujets de deuil... Enliu vos ennemis sont si peu les nôtres, que tous ceux que vous condamnez nous les glorifions.

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