ACTE IV
MAC-noWEL.
Me marier! Allons donc!... J'aime trop mademoiselle pour lui jouer ce yilain tour-là.
d’angerville.
Alors pour qui donc parlez-vous, monsieur ?
MAC-DOWEL.
Vous allez le savoir, (a Marie.) Mademoiselle... j’ai l’honneur de vous annoncer que monsieur est amoureux de vous, (a m. d'Angcrville.) Monsieur Paul Frémout sera mon héritier. Madame la baronne, c’était pour faire la demande en mariage que je voulais solliciter la faveur de dîner avec vous.
PAUL, avec embarra».
Monsieur... mademoiselle... croyez bien que j’ignorais... que je n’ai nullement autorisé monsieur Mac-Dowel...
MAC-UOWEL.
Ai-je menti?
PAUL
Non... mais...
MAC-DOWEL.
Chut! Vous n’avez plus rien à dire à présent; c’est à monsieur le baron à nous répondre.
d’angerville.
Sir Mac-Dowel, je crois à tout le bien que je sais déjà de monsieur Paul Frémont; mais je crains que votre demande, toute honorable qu'elle est pour nous, n’arrive trop lard.
TOUS
Trop tard!
d’angerville.
Nous causerons de cela; vous devez être épuisé de fatigue; nous ne dînerons que dans trois heures. Madame la baronne va donner des ordres pour qu’une collation vous soit servie.
MAC-DOWEL.
11 me faut une réponse catégorique, monsieur le baron.
d’angerville.
Vous l’aurez... Mais vous me donnerez bien jusqu’à ce soir. Tenez, madame la baronne attend votre bras pour passer avec vous dans le salon. Monsieur le docteur, nous vous attendons.
Monsieur...
PAUL, t'inclinant.
MAC-DOWEL, bas, à d'Angerville.
Ne le pressez pas trop de venir avec nous... Il me tient au régime. Quand il est là, je n’ose pas boire, et le champagne est si bon eu Frauce ! (il sort avec d'Angerville et Clémentine, )