‹ Georges LouisChapitre 12 sur 145 · OA LA SET CEUX · texte numérisé non relu

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homme honnête, droit, mais pas trés intelligent, et 1l est à craindre qu’il ne commette de terribles gaffes, commeilena

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Ce Sazonoff professait-il des sentiments hostiles à Georges Louis? Il ne visait certes pas sa vie extérieure, trop absorbée par sa vie intérieure. Notons en outre que le Tzar Nicolas Il approuvait le sérieux des mœurs chez les diplomates étrangers. Voué au culte du foyer familial, orand liseur et annotateur de documents administratifs, À imait lui aussi le travail du cabinet, lom des distractions et des fêtes. À quoi rimaient les propos effarouchés de M. Paléologue, l'émoi de son chef?

Restait la politique. Avait-elle créé les malentendus dont M. Poincaré affectait d'être si ostensiblement impressionné? Mais quelle politique? À là suite de quel froissement? Pour quel objet? Sous quelle menace de calamités désastreuses sévissait-on? Pourquoi cette excommunication? Là-dessus ni précisions honnêtes, ni Justif cation valable. C'était trop peu pour baisser la tête hum- Llement et s'offrir en holocauste.

M. Poincaré déplorait la santé de l'ambassadeur comme la faiblesse impardonnable, le vice rédhibitoire. Encore une plaisanterie saugrenue ! Il se portait fort bien. Ainsi que tous ses prédécesseurs, 11 aimait peu le détestable climat, humide et froid, de la cité bâtie par Pierre le Grand à l'embouchure de la Néva : mais façonné aux désagréments de la neige, du dégel, du brouillard et autres plaies du séjour en Russie, il ne postulait aucun changement. Ses visites répétées chez Sazonoff, dont le génie ne

l'éblouissait guère, attestaient un zèle indéfectible, nullement ralenti. Ses collègues les plus vantés ne soutenalent pas la comparaison avec lui, soit pour la quantité, soit pour la qualité de ses dépêches politiques. Alors quoi?

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