‹ Georges LouisChapitre 122 sur 145 · PE · texte numérisé non relu

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liers de fois en gros titres aux manchettes des journaux intransigeants. Ce refram révolutionnaire s'alliait au mécontentement des frondeurs, doublé par la mauvaise paix de 1919 et le sabotage de la Victoire. Les partis extrêmes, encouragés par les frémissements du pays, voulaient éteindre l'étoile de l’homme que ses confrères de robe olorifiaient comme ayant bien mérité de la patrie. Les nuéés noircissaient en orage, Une explication était urgente, Quatre députés, Vaillant-Couturier, Marcel Cachin, - Ernest Lafont et Léon Blum, développèrent

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l'un après l’autre leurs interpellations, passant au crible les imitiatives de M. Poincaré. Dix ans, sans arrêt, avec une persévérance inlassable, au double titre de Chef du Gouvernement et Chef d'Etat, 1l avait mené la France entière en laisse, Les communistes, pressés de le prendre en flagrant délit de conspiration contre la paix, s'étaient avisés que le congé donné indüment à Georges Louis incriminait son chef dès 1912. Leur intuition les guidait droit vers l'écueil où la fortune de M. Poincaré sombrera. Mais ils n'avaient que des bruits, des articles clairsemés, pas d'études personnélles, ni de relations avec les dépositaires de l'héritage de Georges Louis. En somme, ils arrivalent à la séance appelée de tous leurs vœux sans dossiers ni souvenirs. C'était peu pour interloquer un jouteur exercé à la parade. Sûr de lui-même, au courant de tout par le menu, 1l sauta dans l’arène avec un élan joyeux.

Loin de se dérober, 1l se lança d'emblée dans l'offensive

et les attaques tranchantes. Ainsi en usent les vétérans avec des miliciens novices. Cette crânerie enthousiasma la Chambre’et resserra le pacte qui les unissait indissolublement. ps

Le dialogue suivant, si virulent, en dit long sur l'attitude, la brusquerie et l’audace du Président du Conseil. Il avait hâte de désemparer les assaillants. Marcel Cachin, citant une phrase honnête et pacifique de l'ambassadeur Crozier, continuait, poussant sa pointe :

M. M. CacuiN.— Quand, à côté de M. Crozier, vous trouvez en M. Louis un autre Ambassadeur de France qui tient un langage à peu près identique.

M. PoiNCaRÉ. — Citez donc le langage de M. Louis |

M. M. Cacuin. — Je vais vous le citer.

Ou plutôt, je veux vous citer exactement les termes d’une

Conversation que vous -eûtes, Monsieur Poincaré, avec

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