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raffermi l'Alliance qui, selon lui, se délabrait de jour en jour. — Est-ce une erreur, est-ce un mensonge ?
1. Poincaré a dit : « Georges Louis ne voyait presque jamais l'Empereur. »
Georges Louis vit l'Empereur en 1911, au moment d'Agadir, et cette entrevue fut d’une importance capitale. Celle que Nicolas IT lui accorda au lendemain de l'affaire embrouillée par Isvolsky ne fut pas moins significative, et sur toutes les questions l'Empereur s'expliqua sans réserve. M Poincaré n’a vu le Tzar que deux fois, et deux entretiens lui ont suffi pour amener la guerre générale. Le reproche qu'il fit à l'ambassadeur devant deux importantes assemblées est plutôt extraordinaire. — Est-ce une erreur, est-ce un mensonge?
M. Poincaré a dit : « Les liens des deux pays étaient un peu relâchés par suite des relations un peu fraîches entre M. Louis et le Gouvernement russe. }
Louis acopieusement démontré que ni l'Empereur, ni le Président du Conseil n'étaient de cet avis. M. Kokovtzoff l'avait autorisé à télégraphier que cette invention était un mensonge. Elle a été maintenue quand même. — Est-ce une erreur, est-ce un mensonge?
M. Poincaré a dit : « M. Sazonoff a fait demander le remplacement de M. Louis. » Sazonoff lui-même a protesté contre l'abus qui avait été fait d’un léger malentendu, et c'est Isvolsky qui eut seul l'initiative, avec l'audace, de réclamer le renvoi de son collègue. M. Poincaré a joué eur les mots. — Est-ce une erreur, est-ce un mensonge?
M Poincaré a dit : « Après les explications de M. Louis, bien qu'il fût malade, nous l'avons maintenu en place. »
Ce ne sont pas les explications de Georges Louis qui l'ont fait retourner à Saint-Pétersbourg ; c'est l'impossibilité de lui trouver un successeur et de lutter contre le scandale d’une machination ébruitée. D'ailleurs, M. Poincaré
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ERREURS OU MENSONCES 277
s'est toujours bien gardé de faire la moindre allusion au coup prémédité de la démission réclamée par surprise. — Est-ce une erreur, est-ce un mensonge?
M. Poincaré a démenti sèchement M. Vaillant-Couturier et M. Cachin qui rappelaient les persécutions | dirigées contre Georges Louis, et il s'est déclaré posses- is seur de lettres personnelles prouvant le contraire. 4
Je défie qui que ce soit de lire les dépêches échangées entre Paléologue, M. Poincaré et Georges Louis (sans | oublier d'innombrables documents dont j'ai fait mention) Ë avec indifférence. Îl est aussi impossible de nier la persis- 1 tance de l'hostilité impitoyable que de nier le soleil en di plein midi. Îl est vrai qu'en 1922, M. Poincaré croyait introuvable le dossier qu'il ne récusera pas plus qu'il n effacera sa réponse à M. Vaillant-Couturier. — Etait-ce une erreur, étalt-ce un mensonge? |
M. Poincaré a dit : « Contrairement aux affirmations reproduites à cette tribune, nous avons maintenu M. Louis L. à Saint-Pétersbourg jusqu’au mois de février 1913.» Lors- 4% que Louis est retourné à Saint-Pétersbourg, Isvolsky ne + sest pas gêné pour écrire à Sazonoff que c'était partie
rémise. Le délai accordé n’était pas l'essai loyal de rapports meilleurs entre le ministre et son subordonné. 1 Onattendait l'occasion qu'’onasaisieen février 1913. C’est L' 4 une mauvaise plaisanterie d'affirmer que Louis fut main- | tenu à son poste de mai 1912 à février 1913 par clémence { ou par bonté. M. Poincaré l’a pourtant insinué, — Est-ce
une erreur, est-ce un mensonge?
1? M. Pomecaré a dit : « Le choix de M. Delcassé n’est pas un acte de ma présidence. C’est M. Jonnart qui a informé
M. Louis de cette décision, et le ministère Briand n’a È consulté que l'intérêt de la patrie. Je me suis borné à | À ratifier. > Rappelons simplement la communication d'Isvolsky à Sazonoff pour le rassurer sur le compte de
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