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homme, de M. Poincaré. Il adjura Sazonoff d'appuyer moins jalousement les désirs de la diplomatie française.
Ï] lui mandait le 8-2] novembre 1912 ‘ :
Il y a. un autre motif qui me conduit à insister pour qu il soit fait droit à la requête de Poincaré : c'est, comme Je vous l'ai souvent signalé, la nécessité de ménager sa susceptibilité. Dans la mayorité des cas, toutes les demandes qu il vous a adressées ont été ou bien formellement repoussées, OÙ bien satisfaites avec une visible mauvaise grâce.
: Je crains beaucoup que cela finisse par le décourager. Et Fr à la minute décisive, si celle-ci, à Dieu ne plaise, vient à surgir, cest de lui personnellement que dépendront beaucoup de choses. Je pense alors avec effroi à ce que cela aurait été si, à sa place dans les moments critiques que nous vivons, le Gouvernement français avait eu à sa tête Caillaux ou Clémenceau. N'oubliez pas que Poincaré doit lutter contre les éléments très influents de son propre parti qui sont disposés d'une manière très hostile à l'égard de la Russie et prêchent ouvertement que la France ne doit en aucun cas être entraînée dans la guerre du fait des affaires balkaniques.
Cette invitation chaleureuse à contenter M. Poincaré, cette fo1 dans les bons effets de sa coopération Éteolue. c'est le lieu commun, le leit-motiv d’ Isvolsky. Aussi duel empressernent pour faire vaio les progrès de son travel éducateur à propos du différend austro-serbe de 1912 *
25 octobre-] novembre 1912
Alors que, jusqu à présent, la France nous avait déclaré que les événements locaux, pour ainsi dire purement balkaniques,