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ne pouvaient de sa part provoquer que des actes diplomatiques et aucunement une intervention active, elle paraît reconnaître maintenant qu’une conquête de territoires de la part de l'Autriche mettrait en cause l'équilibre européen, et partant, les intérêts propres de la France.
J'ai pu conclure [d’une réponse de M. Poincaré] qu'il se rendait parfaitement compte que la France pouvait être entraînée sur ce terrain à des opérations militaires …
La réponse de M. Poincaré dont Isvolsky triomphe est une lettre que les compilateurs du Livre Noir ont découverte dans les Archives russes. Si l'ambassadeur de Russie exulte, ce n’est pas sans motif. Car il a obtenu un document écrit établissant que M. Poincaré s engagera militairement contre l'Autriche, par conséquent traitera les questions balkaniques dans le même esprit que celle de l’Alsace-Lorraine. Voici cette lettre 1 :
4 novembre 1912
Comme je vous l’ai dit tout à l’heure. l'attitude énigmatique de l'Autriche ne préoccupe pas moins le Gouvernement français que le Gouvernement impérial.
D'accord avec le Conseil des Ministres, je crois qu'il serait prudent d'arrêter dès maintenant une ligne de conduite commune, pour le cas où l'Autriche chercherait à réaliser des agrandissements territoriaux. Vous avez bien voulu me dire que cette éventualité était implicitement prévue par vos accords de Racconigi, et que l'Italie avait, comme la Russie, déclaré être opposée à l'extension territoriale de toute Grande Puissance dans les Balkans. |
Le Gouvernement français considère lui aussi qu un: