‹ Georges LouisChapitre 41 sur 145 · CRE PRÉ TR · texte numérisé non relu

CRE PRÉ TR

2 RE PO rs TERRES É We Re on NE RÉ F | | L | | Li 76 GEORGES LOUIS & LA risques européens. M. Louis eut, à maintes reprises, la mis- | 1: sion de renouveler et d’accentuer la démonstration de ces vues | RD! françaises dont le Gouvernement du Tzar a tout récemment | À +4 encore reconnu et en fait approuvé la justesse. | Len Quelle anarchie et que de tripotages dans le soi-disant | DES. gouvernement que présidait nominalement M. Poincare, | Les plus effectivement Isvolsky ! Les carnets de Georges À SES Louis renferment le commentaire authentique de cette ii - dépravation, au cours d'un curieux entretien avec l'exse ministre des Affaires Etrangères S. Pichon durant la i L semaine critique. Tous deux y parlent en chirurgiens ‘1. expérimentés, pas plus sentimentaux qu'idéologues, “| n'ayant rien à se cacher sur les faiblesses ou les hontes de { | la nature humaine :

di : 21 mai 1912 | STEPHEN PICHON. — En revenant de Sicile le mois dernier, 4 j'ai vu Barrère à Rome. Il est très peiné de la situation actuelle. Ro i Il voit notre œuvre seffriter presque partout : en Italie br malgré hui, en Russie «malgré Louis”, en Espagne. Elle ne 1 b ce maintient qu'en Angleterre, « mais là, c’est parce que l'An- Re gleterre a besoin de nous ?.

RE Poincaré est très habile avec le Parlement ; mais il ne l'est D + que là.

LES : Grorces Louis. — Il ne sait pas négocier. Il n’a que deux ie réponses, oùi OU non.

Er. STEPHEN Pichon. — ll est trop sec.

Er Porxcaré, — Îl m'a parlé de vous en termes amicaux : 1l apprécie votre grande expérience, votre attention aux affaires, . et votre fermeté.

He) - Grorces Louis. — Alors comment expliquer le télégramme Re qui m'a été adressé ? la demande de ma démission et les mots: Le | l'impérieuse nécessité de votre remplacement ? ‘14 ne Le:

rares CES

Vous savez que l'attitude d’Isvolsky a paru si extraordinaire qu'on y a cherché les explications les plus étranges ?

STEPHEN PICHON. — Oui, on a dit que Tittoni € a payé ses dettes ». Un de nos collègues du ministère qui est venu me voir ce matin m a raconté les bruits qui couraient à ce sujet. Et cela ma rappelé que, lorsque Clémenceau était Président du Conseil, un ami de Grey est venu lui dire : « Ne vous inquiétez pas d'Isvolsky, nous nous chargerons d’arranger les choses. » Nous avons supposé que cela signifiait qu’on avait sur Isvolsky des moyens d'action financiers. — À quel moment était-ce2 Je ne sais plus.

GEORGES LouIs. — Sans doute en octobre 1908, au moment du voyage d Isvolsky à Londres.

STEPHEN PICHON. — Dans le monde financier, on ne doute |

pas que ce soit par de tels moyens que Tittoni tient Isvolsky.

Je pars aujourd'hui pour Copenhague. Reviendrai à Paris le 27, partirai ensuite pour Venise et serai rentré à Paris de nouveau vers le 15 juin. Ecrivez-moi.

[} paraît bien certain que l'affaire qui vous concerne a été montée d une part par Isvolsky.…

GEORGES Louis. — Les paroles de Kokovtzoff…

STEPHEN PICHON. — ..: et d'autre part par Paléologue.

Barrère ma dit qu on basait toute notre politique sur les verts. Les rapports de nos ambassadeurs ne comptent pour rien. C'est bien dangereux. Car tout finit par se savoir, et on nous dupera par de faux renseignements, lancés sous cette forme.

Chaque phrase de S. Pichon perce Isvolsky de part en part. Le tout respire l’irrévérence, suprême injure des gens polis qui ont touché la politique de près. Devant un tel abaissement et de telles mœurs, il levait les bras au ciel. Douze années d'impunité ont passé sur l'épisode dont Georges Louis fut le martyr, et la tolérance dont

p : di Éd S £ A dé Vs OR. EN QIRAO + as TT + d'u

ge ma N Le

| de -

dar cs

AE

Megsr 7. Les sn RAR Bees UE TS tit

Bas e péter ets + #f

int tih

NS mix … CLR" pe +"

2 er es. 07e wa CE ….r Far # ?igu « L 22, r ue. ? hote ppt ” 7 PER en Le famlexs dnis né sd Le EN OS Et à ee Sade gé tre + 3 gta. “nv er 2e do rs ag omnie dt S fit CR rade De) insu: Sul dien nec ie De “CU TR LA & Lits L'URL. 702 TE A ? dl. 1 ET RENE oridtis Mur > | PRESS. AAA Le x SE LE. - TT, re y , n > w - à — -…

Page 1