‹ Georges LouisChapitre 47 sur 145 · EU · texte numérisé non relu

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Voïlà donc toute l'affaire |

M. Sazonoff m a accusé de malveillance personnelle à son égard parce qu il a trouvé quelques critiques dans ma correspondance télégraphiaque. Îl en a trouvé de bien plus vives encore dans la correspondance qui m'est adressée. À celles-là, il a fait allusion sans citer expressément aucune dépêche. I] pouvait à la rigueur alléguer que ses (amis de Paris » avaient eu connaissance d'une dépêche de moi relative à une affaire en partie financière, mais sans aller jusqu'à dire qu'ils avaient lu des télégrammes politiques du Département.

Quant aux autres observations de M. Isvolsky, il n’en a pris aucune à son compte personnel.

Le général Soukhomlinoff, Ministre de la Guerre, disait il y a quelques jours : « Cette affaire a été menée par M. Isvolsky et par M. Sazonoff avec la plus extraordinaire légèreté. »

Ce que ma dit hier M. Sazonoff ne peut pas comporter d'autres conclusions, |

Veuillez agréer...

Voilà une pièce décisive après laquelle le destinataire, s 1l était juste appréciateur des faits, n'avait plus qu'à rendre les armes, sauf à se retourner contre l’instigateur de cette absurde querelle ! Avant de tirer les conclusions qui seront accablantes pour la bévue de Sazonoff, pour la perfidie d’Isvolsky, pour l'incroyable crédulité ou perversité de M. Poincaré, il n’est pas inutile de publier le document d'où tout est sorti. Voici donc le télégramme

mal lu par la police de Sazonoff à Saint-Pétersboure,

ou par Isvolsky à Paris intentionnellement, s’il a été par hasard, par mégarde ou par tout autre motif, communiqué directement par M. Poincaré. Aucune de ces suppositions n'est malheureusement invraisemblable :

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