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Au cours de nos récents entretiens, Votre Excellence a bien voulu me confirmer les déclarations que nous avions reçues du Gouvernement français lors des événements de 1908, et m assurer à nouveau que la France, envisageant avec bienvetllance les intérêts russes dans la question des Détroits du Bosphore et des Dardanelles, était prête à favoriser les résolutions que la Russie serait éventuellement amenée à prendre à l'égard desdits Détroits.
Ces assurances, que je n'ai pas manqué de porter à la connaissance de mon Gouvernement, ont été hautement appréciées par Sa Majesté l'Empereur mon Auguste Souverain.
Je me permets de réitérer la ferme conviction que, au moment où la France amie et alliée de la Russie va asseoir sur de nouvelles et solides bases sa situation dans le Nord de l'Afrique, le Gouvernement français, auquel le Cabinet impérial n'a cessé d'accorder à cet effet son appui diplomatique le plus sincère, est prêt à son tour à nous assurer qu’il reconnaît notre liberté d'action dans les régions des Détroits ainsi que du Nord de la Chine, et qu'il ne refusera pas son assentiment aux mesures que nous pourrions être dans le cas de prendre afin d'y garantir nos intérêts et d'y consolider notre situation.
La rédaction de cette lettre ne laissait rien à désirer pour l'adresse du rédacteur à tirer le plus grand parti de gages inexistants. En effet, le concours purement diplomatique de la Russie pendant les négociations d'Agadir avait été nul, ou de peu d'effet sur l'Allemagne : nous ne devions qu à nous les résultats acquis par M. Caillaux, d'ailleurs
chèrement payés. Or Isvolsky n’arrivait qu'après le fait
accompli, mais pour réclamer poliment, en échange de rien, une participation à des mesures imprécises, d’autant plus redoutables qu'il n’en fixait ni la portée ni les limites. À peine libérés d’un conflit pour nos intérêts, pouvions-nous, sans aucun intérêt, accepter d'être à la
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