MARESCHAL RESTAURE L'ENSEIGNEMENT CHIRURGICAL
Efforts de Georges Mareschal pour soustraire la Communauté de Saint-Côme à la tutelle de la Faculté de médecine; le procès des médecins et des chirurgiens; arrêt du Parlement du 11 mars 1724 donnant gain de cause aux chirurgiens.
Mareschal et la Peyronie fondent la première école publique de chirurgie; lettres patentes de septembre 1724, institution de cinq « démonstrateurs » à Saint- Côme. — Protestation de la Faculté; siège de Saint-Côme par les docteurs. — Intervention de l’Université; diplomatie de Mareschal; l'affaire renvoyée au Parlement.
Mareschal et la censure des livres de chirurgie; les médecins-censeurs; lutte du premier-chirurgien avec le doyen de la Faculté; le chancelier d’Armenonville. — Mareschal et la Peyronie nommés censeurs royaux. — La Commission d’examen des remèdes.
Arrêt du 17 février 1730 qui permet aux chirurgiens de « démontrer » à Saint-Côme sans l’assistance d’un docteur. |
Depuis l'arrêt du 7 février 1660, réglementant la fusion des « robes longues » avec les barbiers, les chirurgiens de Paris vivaient dans la dépendance de la Faculté de médecine, et, comme les docteurs se voyaient supplantés par eux auprès des malades, ils ne négligeaient aucune occasion d’entraver les progrès de ces dangereux rivaux. Méditant de réformer la discipline de sa corporation et de rénover l’enseignement chirurgical, Georges Mareschal s’efforca de secouer la stérile tutelle des docteurs; mais la tâche était difficile, car, avec la Faculté, 1l lui fallait combattre l’Université. Une exigence abusive de ses adversaires permit au premuier-chirurgien d'engager la lutte avec succes.
D’après le contrat du 11 mars 1577 (1), les quatre prévôts de la Communauté des chirurgiens-barbiers devaient prêter serment,chaque année, entre les mains du doyen de la Faculté de médecine; ils lui remettaient à cette occasion un écu d’or. La cérémonie avait lieu le 19 octobre, lendemain de la fête
(4) Voir p. 19 de cet ouvrage.