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« bubunocelle» (1).« Cette opération est très rude et très dan-
gereuse, explique Dangeau le 28 octobre. On mande que c’est Mareschal qui l’a faite, et qu’elle s’est passée aussi heureusement qu’on le pouvait désirer. » Saint-Simon contait plus tard dans ses Mémoires : « Mareschal, fameux chirurgien, fit au maréchal de Villeroy la double opération avec un succès qui surprit les connaisseurs en cet art, et le rappela à la vie qu’il fut sur le point de perdre plus d’une fois. Le roi parut s’y intéresser beaucoup. Il y gagna la guérison radicale de ses deux descentes. »
Le 3 novembre, la Gazette de Hollande apprend à ses lecteurs que le maréchal a supporté sa douloureuse opération sans témoigner aucune émotion; mais, comme il lui est survenu un peu de fièvre, il faut attendre « les neuf jours » avant qu’on puisse le croire hors de danger.
Pendant toute la convalescence de Villeroy, les mémorialistes inscrivirent régulièrement le bulletin de sa santé Louis XIV le réclamait chaque matin. Le 2 novembre, Sourches signale une alerte : « On disait ce jour-là que le maréchal de Villeroy n’était pas trop bien et que le tampon qu’on avait retiré de sa plaie avait paru noir et puant; mais le soir on eut de meilleures nouvelles. » Le 7, Dangeau se montre rassurant : « Le roi s’informe tous les Jours avec beaucoup de bonté de la santé du maréchal de Villeroy : sa plaie va si bien qu’on a tout leu d’espérer qu’au retour de Fontainebleau nous le trouverons hors de danger. » La prévision fut juste, car le roi revint à Versailles le 143 novembre, et dès le 10 on lisait dans la Gazette de Hollande : « Le maréchal est hors de danger; ses amis eurent hier la liberté de le voir. »
Quand Villeroy put quitter son hôtel, complètement guéri, Louis XIV accueillit avec attendrissement ce favori que l’habileté de Mareschal lui avait conservé. Citant dans son journal le nom de l’heureux opérateur, le marquis de Sourches montre par une petite note qu'on n’oubliait pas à la Cour le rôle de Mareschal dans la guérison de l’anthrax royal : « C'était, dit-il, un habile chirurgien de Paris, lequel avait été appelé à la der-
(1) D’après le dictionnaire de Trévoux, ce traitement est motivé par la chute de l’épiploon ou de l'intestin, formant à l’aine une espèce de hernie, dite incomplète.
nière maladie que le roi avait eue, et où on lui avait fait des incisions dans le cou. »
Maître de Saint-Côme et chef du service chirurgical dans un grand hôpital, Georges Mareschal faisait partie de la bourgeoisie parisienne : quelques mois avant l’opération de Villeroy, il avait affirmé son état social en s'inscrivant à l’armorial général de France.
Louis XIV voyait ses finances épuisées par la longue guerre de la ligue d’Augsbourg, et recourait à toutes sortes d’expédients pour se procurer de l’argent. Il avait déjà établi, par une déclaration du 18 janvier 1695, l'impôt de la « capitation générale (1) »; de nombreux « offices royaux » furent ensuite mis en vente. Puis, par un édit de mars 1696, le roi fit une nouvelle délivrance de lettres de noblesse : cinq cents de ses sujets, choisis dans le royaume « parmi ceux qui se seraient le plus distingués par leurs mérites, vertus et bonnes qualités », reçurent ces lettres, à charge de « vivre noblement » et de payer une somme « modérément fixée par le Conseil ».
La finance versée par les bénéficiaires de l’édit (2) vint grossir le trésor; mais Louis XIV ne pouvait pas prodiguer indéfiniment les anoblissements, parce que la noblesse emportait avec elle, entre autres avantages réels, lexemption de certains impôts. C’eût été pour les revenus futurs du roi une cause progressive de diminution.
Il fallait donc inventer d’autres moyens de battre monnaie : « Les gens de qualité, dit Courtilz de Sandras (3), s’empres-
(1) Pour le payement de cet impôt, le roi répartit ses sujets en vingt-deux classes, suivant leur importance sociale. Ceux qui composaient la première, fils de France, ministres, etc., fournirent chacun une somme de deux mille livres; les princes, ducs, maréchaux de France, etc., formant la deuxième, furent taxés à quinze cents livres. Puis l'impôt baissait graduellement : dans la septième classe, par exemple, les marquis, comtes, vicomtes, etc., payaient deux cent cinquante livres. Les maîtres chirurgiens de Paris, inscrits dans la dix-septième classe, versèrent vingt livres par tête. Dans la dix-huitième (dix livres de capitation),on trouve les maîtres chirurgiens des villes de premier et de deuxième ordre, et dans la vingtième (trois livres), les chirurgiens des petites villes et bourgs clos. Enfin la vingt-deuxième et dernière classe comprenait le reste du peuple, les soldats, les garçons chirurgiens, etc., et l’on y donnait une livre seulement par tête. Cet impôt, fort onéreux, fut perçu annuellement pendant toute la durée de la guerre; la taxe de vingt livres payée par Mareschal représentait plus de quatre-vingts francs.
(2) Ils devaient être désabusés dix-neuf ans plus tard par l’édit d'août 1715, supprimant les anoblissements accordés depuis le 1er janvier 1689 moyennant finance ou autrement.
(3) Annales de Paris et de la Cour pour les années 1697 et 1698.
saient à en proposer quelqu'un, afin que le roi leur fit quelque gratification, dont la plupart avaient grand besoin à cause de la dépense qu’ils étaient obligés de faire ou à la Cour ou à la guerre. » Un jour, la duchesse de Roauelaure conseilla une mesure qui devait être populaire et fournir un appoint considérable aux caisses royales. Il existe, dit-elle au prince, un droit susceptible d’être accordé sans inconvénient à ceux qui voudront l’acheter, celui d’avoir des armoiries : l’édit « portant création d’une grande maitrise générale et souveraine, et établissement d’un armorial général à Paris, ou dépôt public des armes et blasons du royaume, et création de plusieurs maîtrises particulières dans les provinces », fut signé à Versailles au mois de novembre 1696. :
Lous XIV commençait ainsi : « Les rois nos prédécesseurs ont toujours été persuadés que rien ne convenait mieux à la gloire et à l’avantage de ce royaume que de retrancher les abus qui s'étaient glissés dans Le port des armoiries, et de prévenirceux qui s’y pourraient introduire dans les suites. » Rappelant le maréchal d’armes établi en 1487 par Charles VIIT et le juge d'armes créé en 1615 par Louis XIII, le roi déclarait que ces officiers possédaient un pouvoir insuffisant. «Aussi nous croyons, concluait Louis XIV, qu'il est de la grandeur de notre règne de mettre la dernière main à cet ouvrage qui n’a été pour ainsi dire qu’ébauché jusqu’à présent. »
Après ce solennel exposé, l’édit établissait à Paris une « grande maitrise générale », en vue de l’enregistrement à l’armorial de tous les blasons du royaume. Défense était faite de porter des armoiries sans les consigner préalablement, et moyennant finances, dans les registres du grand maitre : une amende de trois cents livres serait imposée aux contrevenants.
Pour que la somme perçue fût importante, 1l ne fallait pas réserver aux gentilshommes le droit de présenter des blasons, et l’édit continuait en ces termes : « Les officiers, tant de notre maison et de celles des princes et princesses de notre sang que ceux d’épée, de robe, de finance et des villes; les ecclésiastiques, les gens du clergé, les bourgeois de nos villes franches et autres, qui jouissent, à cause de leurs charges, états et emplois, de quelques exemptions, privilèges et droits publics, jouiront aussi du droit d’avoir et de porter des armes, à la charge de les présenter
dans les deux mois à partir de la publication du présent édit. » Enfin le paragraphe suivant, visant la bourgeoisie moyenne, donnait aux chirurgiens de Paris le droit de se rendre à la maîtrise générale : « Et pour ne pas priver de cette marque d'honneur nos autres sujets qui possèdent des fiefs et terres nobles, les personnes de lettres et autres qui, par la noblesse de leur profession et de leur art, ou par leur mérite personnel, tiennent un rang d'honneur et de distinction dans nos états, et dans leurs corps, compagnies et communautés, et généralement tous ceux qui se seront signalés à notre service dans nos armées, négociations et autres emplois remarquables, voulons que les officiers de la grande maîtrise générale leur en puissent accorder lorsqu'ils en demanderont, eu égard à leurs qualités et professions. » Il eût fallu beaucoup de modestie à un bourgeois de Paris, quel qu'il fût, pour ne pas se trouver compris dans une des énumérations de ce dernier article.
Le roi terminait l’édit en déclarant que les armoiries enregistrées seraient patrimoniales et héréditaires, mais qu’en aucun cas les brevets d’enregistrement ne pourraient être considérés comme preuves de noblesse. Venait alors la table des droits à payer : cent livres pour les villes, cinquante pour les compagnies, abbayes et communautés, vingt-cinq pour les couvents, vingt « pour chacune personne », etc.
Le mardi 20 septembre 1696, Dangeau écrit dans son journal : « Le roi acheva de régler au conseil l'affaire des armoiries, dont il lui reviendra au moins sept millions. » Au cours actuel de l’argent, l’idée de Mme de Roquelaure devait rapporter au trésor une somme de vingt-cinq millions environ. Saint-Simon insinue que, vers 1683, la future duchesse, alors fille d'honneur de la dauphine, fut la maîtresse de Louis XIV : en 1696, Mme de Roquelaure mérita vraiment « la bonne récompense » que lui donna le roi, au dire de Courtilz de Sandras, car elle avait imaginé une sorte d'impôt idéal, de payement facultatif et de rapport certain. « Mme de Roquelaure étant venue à Versailles quelques jours avec une jupe magnifique, raconte encore Courtilz, plusieurs de ces petits-maîtres qui étaient autour de M. de la Ferté, qui prend soin quelquefois de les faire rire, lui dirent de regarder cette jupe et de l’admirer; il leur répondit qu'il ne s’étonnait pas de sa beauté, et qu’elle devait être
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bien belle puisqu'elle était toute parsemée de leurs écussons. » La plupart des gentilshommes, en effet, se rendirent dans les
bureaux établis à Paris par Adrien Vanier, magistrat chargé
de l’exécution de l’édit. Fiers de se trouver en si noble compagnie, un grand nombre de bourgeois les imitèrent; les cautions d’Adrien Vanier acceptaient les armoiries telles qu’on les leur présentait, se bornant à en rectifier l’énonciation au point de vue héraldique (1).
Parmi les blasons des gentilshommes, des hommes de robe, des maîtres rôtisseurs, des cuisiniers, des aubergistes, des marchands drapiers, merciers, bonnetiers, épiciers, etc., qui émaillent larmorial de Paris, on relève les armoiries de Georges Mareschal et celles de soixante-sept maîtres chirurgiens de la Communauté de Paris ou de la Compagnie des chirurgiens de la Cour. Sur deux cent cinquante membres environ que ces deux associations comprenaient ensemble, ce chiffre est peu important. Au contraire, sur les quatre-vingt-dix doc-
teurs de la Faculté de médecine, quatre-vingt-trois, c’est-
à-dire la presque totalité, figurent à l’armorial; mais l’on n’y compte que quatre barbiers, un baigneur et cinq apothicaires.
Les prévôts de Saint-Côme firent modestement enregistrer, pour leur Communauté, les armes ci-après : « d’azur à trois boîtes couvertes d'argent. » Les lettres patentes du 15 juillet 1611 leur donnaient cependant le droit d’ajouter à ce blason « une fleur de lis rayonnante », et l’article 25 des statuts qui allaient être approuvés par lettres patentes de septembre 1699 est ainsi conçu : « La dite Communauté des maîtres chirurgiens de Paris sera confirmée dans la possession immémoriale où elle est, et lui sera concédé de nouveau, en tant que besoin, le droit de porter pour armoiries : « d’azur à trois « boîtes d’or, deux en chef et une en pointe, avec une fleur « de lis d’or en abiîime. » Depuis longtemps les confrères de
(1) A la page 1423 du tome I de l’Armorial de la généralité de Paris(B'bliothèque nationale), on trouve une annotation curieuse; elle montre que ces commis faisaient une mention scrupuleuse de toutes les armoiries, à la condition que le payement des vingt livres fût effectué entre leurs mains; à côté de la description d’un blason compliqué, on lit ces lignes : « Celui qui apporta au bureau la feuille des armoiries expl'quées ci à côté sortit après avoir payé le droit et retiré sa quittance, sans
avoir mis son nom sur la feuille de présentation qu’il laissa au bureau, et, comme il n’est point venu chercher son brevet, on n’a pas pu savoir son nom. »
Saint-Côme avaient pour devise : Consilioque manuque (1).
Des soixante-huit maîtres chirurgiens inscrits à l’Armorial de Paris, trente-trois, soit près de la moitié, s’assurèrent des armoiries à fond d’azur comme celles de leur Communauté; celles des autres étaient à fonds d’or, d’argent et de gueules; seul, Georges Mareschal présenta aux commis de Vanier un blason à fond de sinople : inscrit au troisième registre du bureau de la rue des Deux-Ecus, sous le n° 80 (2), il s’énonçait ainsi : « de sinople, à une fasce ondée d’argent, accompagnée de trois grains de sel de même, deux en chef et un en pointe. » Ce blason était peut-être celui des Marshall d'Irlande; peut-être aussi le chirurgien de la Charité reprenait-il pour son compte les armes parlantes de la famille de Marguerite de « Sel ». Si Mareschal présenta aux commissaires un écu de sa composition, il en avait judicieusement choisi les différentes parties : le fond de sinople (vert) était de la couleur nationale de l’Irlande, patrie de son père; la « fasce ondée d’argent » figurait les flots qui séparaient son pays d'adoption de la terre de ses ancêtres paternels; enfin les grains de sel rappelaient le nom de sa mère.
L’Armorial attribue des armes parlantes à dix confrères de Saint-Côme. François Emmerez portait : « d’azur, à un cœur d'argent ailé d’or, enflammé de gueules et surmonté d’un soleil d’or », indiquant ainsi que le cœur de chaque Emmerez « aimerat » ardemment. Guillaume Doublet (double belette) avait dans son écu deux belettes passant l’une sur l’autre; Claude Renard portait un renard sur fond d’azur; l’accoucheur Antoine Leduc, un duc sur fond d'argent; Barthélemy Saviard, dont le nom s’écrivait aussi Saujard,une branche de sauge; Arnaud Forgeron, deux marteaux et une forge, etc.
Etienne Desforges, Jean Hellot, Jacques Puzos (chirurgien de la deuxième compagnie des mousquetaires), François Carrère (premier-chirurgien de Madame, mère du futur régent), et Claude Morel (prédécesseur de Mareschal comme chirurgien ordinaire de la Charité) prirent simplement pour armoiries un chiffre composé des lettres ou des initiales de leur nom. Un autre praticien, Claude Michel, oculiste de la feue reine mère,
(1) Par la science et par la pratique. (Voir plus loin les armoiries de Saint- Côme sur la reproduction de la liste des chirurgiens de Paris en 1730.) (2) Bibliothèque nationale, Armortial de Paris, t. I, p. 466.
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rappela sa profession, et même sa spécialité, dans ses armes : «de gueules, à une lancette la pointe en haut d’argent, le manche, dit communément les chasses, ouvert en chevron d’or, accompagné en chef de deux étoiles de même, eten pointe d’une tête humaine d’argent posée de profil. »
L’Armorial général contient aussi le blason de François du Tertre, parrain de François Mareschal, et celui de Louise Lardy, fille du chirurgien Tancrède et marraine du même enfant. Le premier portait : « écartelé d’azur et de gueules, à une croix échiquetée d’or et de sable de deux traits, cantonnée au 1 et 4 d’un lion d’or et au 2 et 3 d’une écharpe d’argent les bouts en bas et passés en sautoir; » la seconde : « d’azur, à une ancre
d’or chargée au pied de la trabe d’un cœur de même, et
surmontée de deux croisettes d’or. » (Il y avait encore là une sorte de jeu de mots sur le nom de Tancrède.) Les autres confrères de Saint-Côme disposèrent de diverses façons des soleils, des étoiles et des croissants; Charles Haustome s’éleva jusqu’à la fleur de lis (1).
La profession de chirurgien étant considérée comme manuelle, un gentilhomme ne pouvait pas l’exercer sans déroger : un seul maître fit donc inscrire à côté de son nom la qualité d’écuyer;, ce fut Charles-François Félix, seigneur de Stains : en l’anoblissant, le roi avait spécifié que le premier-chirurgien ne dérogerait pas en lui continuant ses services.
Plusieurs blasons de l’Armorial furent assurément composés après la signature de l’édit, mais il est certain qu’un grand nombre de maîtres chirurgiens possédaient leurs armoiries avant 1696 : on en trouve la preuve sur les jetons de la Communauté. Celui de 1675 est gravé de huit écussons : trois représentent les armes de la Confrérie, du premier-chirurgien Félix et de son lieutenant Tournier; quatre autres figurent les armoiries des prévôts en charge, Deymier, Martin, Franchet, Doye; le dernier porte celles d'Emmerez, receveur de la Communauté.
Le blason de Georges Mareschal, inscrit par MM. Accault et de la Rue, cautions d’Adrien Vanier, fit partie avec cent vingtsix autres d’un état présenté Le 27 juillet 1698 « à nos seigneurs
(1) Sur fond de gueules, car il était interdit de faire enregistrer, sans un droit bien prouvé, des fleurs de lis sur fond d’azur, comme les portait le blason de la maison de France.
les commissaires généraux du conseil, pour qu'il leur plaise recevoir lesdites armoiries et ordonner qu’elles seront registrées à l’'Armorial général ». Les commissaires généraux communiquèrent la pièce au procureur général de Sa Majesté, comme le décidait leur ordonnance du 10 juillet 1697; ils entendirent ensuite les conclusions de ce magistrat et le rapport d’un de leurs collègues, M. de Breteuil. Ces formalités remplies, l’or-. donnance du 1e août 1698 prescrivit l’enregistrement à lArmorial des cent vingt-sept blasons, et les feuilles d’armoiries jointes à l’état furent remises à M. d’Hozier. Sur ce nombre d’écussons définitivement consacrés, une trentaine seulement appartiennent à des gentilshommes ou à des anoblis : cette proportion se constate à peu près dans tous les registres. Contrairement à l’idée généralement reçue, l’Armorial de France est done plus le livre d’or de la bourgeoisie que celui de la noblesse.