‹ Georges Mareschal, seigneur de BièvreChapitre 3 sur 182 · PS FETE PES AN, A · texte numérisé non relu

PS FETE PES AN, A

(3) On ne retrouve pas l’acte de baptême d’Elisabeth Mareschal, mais on sait

Au printemps de l’année 1643, les Espagnols envahirent la

haute Champagne et vinrent assiéger Rocroy : l’armée que

leur opposait le duc d’Enghien comprenant le régiment de Guiche-cavalerie, le capitaine de la Mothe-Mareschal prit part, le 19 mai 1643, à la célèbre victoire gagnée à Rocroy sur don Francisco de Mellos par le prince surnommé plus tard le Grand Condé; mais cette journée, si glorieuse pour la France, fut néfaste pour le gentilhomme étranger, car pendant l’action un boulet lui emporta le bras droit.

Il n'existait alors qu’un seul journal, la Gazette de France, fondée douze ans auparavant par Théophraste Renaudot;

la Gazette donna, dans son numéro du 27 mai 1643, un récit

détaillé de la bataille de Rocroy. Au nombre des vingt-neuf.

officiers blessés qu’elle mentionne, figure « M. de la Mothe- Méressal »; une autre relation du combat, imprimée à Poitiers en mai 1643 (1), rend au nom du gentilhomme irlandais son orthographe la plus usitée : elle cite « le sieur de la Mothe- Mareschal, capitaine au régiment de cavalerie de M. de Guiche », comme « grandement blessé ».

Au mois de juin 1770, Louis XV érigeait en marquisat la seigneurie de Bièvre pour Georges-François Mareschal de

Bièvre, descendant de Jean Mareschal à la quatrième géné-

ration : dans le préambule des lettres patentes, le roi énumère les titres du nouveau marquis à une telle faveur, et, parlant de son premier ancêtre connu en France, il s'exprime ainsi : « Son trisaïeul, gentilhomme irlandais, étant passé au service de notre couronne vers la fin du règne de Louis XIII, donna des preuves de sa bravoure jusqu’à ce qu’une blessure dangereuse, qu'il reçut à la bataille de Rocroy, l’obligeât de se retirer (2). »

qu’elle mourut le 17 septembre 1701, à l’âge de cinquante-huit ans : elle était donc née en 1643. L’acte de décès de la fille aînée de Jean Mareschal est la seule pièce qui permette de fixer approximativement l’époque du mariage de l'officier irlandais.

(1) Bibliothèque nationale, Lb 37 247 A.

{2) Archives nationales, P 2500, fo 170 et suivants. Dans l’Æloge de Georges Mareschal, prononcé à l’Académie royale de chirurgie le 15 juin 1737, MORAND, secrétaire de ce corps savant, mentionne aussi que Jean Mareschal « fut estropié à la bataille

de Rocroy », mais il le dit « officier dans un régiment étranger au service du roi ». «

Le généalogiste D'HOZIER commet la même erreur; dans un manuscrit intitulé

l’Impôt du sang ou la noblesse française sur les champs de bataille, qui fut imprimé

par Louis PARIS, il donne l'indication suivante : « 9420. Mareschal, officier dans un «

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à er après la guérison du capitaine, mais, en 1658, ils résidaient

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