‹ Georges Mareschal, seigneur de BièvreChapitre 78 sur 182 · LE DUC D’ANJOU · texte numérisé non relu

LE DUC D’ANJOU

À la naïssance du duc d'Anjou, cinquième enfant de Louis XV, les Parisiens, rassurés sur la succession du trône, chantèrent gaiement :

De cinq enfants père, Agé de. vingt ans, L'aventure est fière, Buvons, mes enfants!

Ah! pour notre sire Quel contentement De se reproduire Si facilement.

S'il était grand-père Dans dix ans d'ici?

La plaisante affaire, Le vieillard joli!

Georges Mareschal donnait maintenant ses soins à une cinquième génération de Bourbons; le duc d'Anjou étant tombé malade au commencement de l’année 1733; Louis XV:le.fit traiter par son fidèle chirurgien, bien que l'enfant souffrit seulement d’une fièvre continue, et Mareschal eut encore un de ses diagnostics qui tenaient de la prophétie. « Mer le duc d'Anjou n’est pas encore hors d’affaire, quoique un peu mieux, Bt-on dans la Gazette de Hollande. M. Mareschal, premier-chirurgien du roi, a dit à Sa Majesté qu'il ne pourrait lui en donner des nouvelles certaines qu'à Pâques (1). » Et le chroniqueur Barbier écrivait dans son journal d'avril 1733 : « Le 7 de ce mois, dernière fête de Pâques, M. le duc d'Anjou est mort à Versailles, âgé de deux ans et sept mois. » NE

(ENG marse4739:

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