‹ Georges Mareschal, seigneur de BièvreChapitre 79 sur 182 · LES FIEFS NOBLES DE GEORGES MARESCHAL · texte numérisé non relu

LES FIEFS NOBLES DE GEORGES MARESCHAL

Georges Mareschal se constitue un important domaine territorial. — Acquisition de la seigneurie de Montéclain en 1716, des terres de la Cour-Roland en 1720, de la seigneurie de Vélizy en 1723; les francs-alleus; difficultés de Georges Mareschal avec le comte de Jouy;le fief de la Châtaigneraie. — Acquisition du fief de Valprofond en 1725. — Substitutions faites par le premier-chirurgien en 1720 et en 1727.

Georges Mareschal nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel en 1723. — Historique et statuts de cet ordre.

Louise Mareschal, petite-fille du premier-chirurgien; son mariage avec Gilles Charpentier d’Audron.

Depuis le 18 mars 1712, Georges Mareschal était seigneur de Bièvre et des petits fiefs voisins : la Motte, le Mesnil-Mesnillet, le Pistolet, la Ville-du-Bois, Meudon, la Barre et Favreuse; il possédait en plus la ferme de Montéclain, et ses terres embrassaient une étendue totale de huit cents arpents, soit trois cent trente-six hectares. Au commencement du règne de Louis XV, il acheva de constituer le domaine érigé plus tard en marquisat de Bièvre pour ses descendants.

La seconde seigneurie dont Mareschal fit l’acquisition fut celle de Montéclain, qui touchait à sa métairie du même nom: elle appartenait depuis plus de deux cents ans aux religieux de l’abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés, et s’était appelée Mont-Déclin (quasi mons ad solem declinans). Comme sa voisine, la seigneurie de Bièvre, elle relevait directement du roi en sa qualité de comte de Montlhéry. Dès le 3 juin 1715, le prieur dom Denis de Sainte-Marthe, réunissant les moines de Saint-Germain-des-Prés, au nombre de vingt-cinq, annonça «que M. Mareschal, premier-chirurgien du roi, demandait qu’on l’accommodât de la terre et seigneurie de Montéclain, tenant à sa terre et seigneurie de Bièvre »; on décida « que le Père célerier (1) entrerait en négociation avec mon dit sieur Mareschal ».

(1) On appelait « Père célerier » le religieux qui s’occupait de la gestion des terres de l’abbaye.

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