‹ Georges Mareschal, seigneur de BièvreChapitre 96 sur 182 · DERNIÈRES OPÉRATIONS · texte numérisé non relu

DERNIÈRES OPÉRATIONS

pierre grosse Comme un œuf qui s'était formée dans l’intérieur de l’anus : M. Mareschal garde cette pierre et l’a fait voir à toute la Cour. La femme a été guérie en quinze jours. »

Le premier-chirurgien, qui entrait dans sa soixante-dixième année, conservait entière son habileté d’opérateur. Le 8 octobre 1731, il assistait encore, en compagnie de son neveu Guérin, à une ponction que Morand fit au duc de Chatillon (1).

Georges Mareschal s’était réservé, en 1724, la haute surveillance du service chirurgical de la Charité; il continua jusqu’à son dernier jour de s'intéresser à cet hôpital. Au cours de ses Observations de chirurgie, Ledran mentionne à plusieurs reprises sa présence dans les salles de la rue des Saints-Pères (2); généralement ses petits-neveux Guérin et Morand (3) l’accompagnalent.

Il existait une coutume à laquelle le premier-chirurgien fut toujours fidèle : chaque année, au mois de mai, on taillait à la Charité plusieurs malades atteints de la pierre. C'était une véritable solennité chirurgicale : Georges Mareschal ne manqua jamais de s’y rendre, et chaque fois il pratiqua lui-même plusieurs tailles.

(1) Gazette de Hollande.

(2) T. I, Maladie de M. de Comadeux; t. II, Hernie et castration. Ledran avait été nommé en 1725 chirurgien en chef de la Charité.

(3) Georges Guérin était le fils de Martin Guérin, neveu de Georges Mareschal, et Morand avait épousé une sœur de Georges Guérin.

Page 1