‹ Georges Rochegrosse; sa vie, son œuvreChapitre 5 sur 12 · ÉTUDE POUR “LA JOIE ROUGE · texte numérisé non relu

ÉTUDE POUR “LA JOIE ROUGE

(1) Voir la biographie d'Henri Martin. ÉTUDE: POUR ‘LA JOIE ROUGE®

le soin qu'il donnait à sa composition ; ses groupements étaient empreints d'un lyrisme pittoresque et vivant, et formaient toujours des arabesques du plus heureux effet.

En 1887, Salomé dansant devant Hérode, puis Le Ÿ Bal des Ardents, en 1889 La Nouvelle Venue au Harem, l'année suivante, fortifièrent dans leur estime ceux qui s'étaient intéressés aux débuts du jeune peintre.

Par ailleurs, 1l dépensait beaucoup d'activité. Dans son atelier de la rue Chaptal, il recevait une nombreuse compagnie de littérateurs et de musiciens. On discutait éperdument dans la journée, et le soir on se retrouvait au petit théâtre de marionnettes, qu'Henri Signoret venait d'installer dans la galerie Vivienne. Lucien Doucet et Rochegrosse avaient brossé les décors ; derrière la toile, Jean Richepin, tout vibrant encore des vers de Par le Glaive, qu'il était en train d'écrire, disait ceux de son ami Maurice Bouchor, et Raoul Ponchon lui donnait la réplique. Mais ces délassements d'artistes n empêchaient pas Rochegrosse

de continuer l'œuvre commencée depuis deux ans, et qui figura au Salon de 1891 sous ce titre : La Mort de Babylone.

Les dimensions du tableau, et aussi les légendes que des gens soidisant bien renseignés avaient fait courir sur lui, en firent un des grands succès de l’époque. Heu-

reusement que l'œuvre valait par elle-même. L'artiste, qui, ayant vu si grand, avait jusqu'au bout conservé sa vision, méritait bien l’admiration quon ne lui marchanda - pas, et qu'il put opposer aux criti- ‘ques quon ne lui marchanda pas

CROQUIS D'ILLUSTRATION POUR ‘“ HÉRODIAS ” davantage.

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