‹ Gérard de Groote [microform]Chapitre 29 sur 50 · DES CONFRERIES DE LA VIE COMMUNE · texte numérisé non relu

DES CONFRERIES DE LA VIE COMMUNE

Cette piété, savante et spiritualiste, que Gérard de Groote sut inculquer à ses contemporains, donna naissance à deux institutions qui jouèrent un grand rôle dans le développement littéraire et religieux du xv® siècle : celle des Frères de la vie commune et celle des chanoines réguliers, dits de Windesheim.

Pour se rendre compte de l'origine des confréries de la vie commune, il faut se rappeler combien maître Gérard, d'ordinaire si réservé et si économe, était avide et même prodigue, lorsqu'il s'agissait d'acquérir quelque manuscrit rare; on a vu que, dès le temps de ses études à Paris, il aimait à collectionner partout.Au moins,à la différencede tant d'amateurs, Gérard regardait plus au contenu qu'à la couverture, et, à l'instar de saint Jérôme, il préférait « des textes corrects sur des parchemins de peu de valeur à des manuscrits élégants, mais incorrects (1). >

Lorsqu'il ne pouvait les acheter, il les échangeait contre d'autres à lui, et les faisait copier par des étu-

* (1) Thomas à Kempis: Vita G. M., cap. xiii.

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