CORRESPONDANCE (FRAGMENTS
J'interromps ici mon itinéraire, je veux dire ce relevé, jour par jour, heure par heure, d’impressions locales, de n’ont de mérite qu’une minutieuse réalité. Il y a des moments où la vie multiplie ses pulsations en dépit des lois du temps, comme une horloge folle dont la chaîne est brisée ; d’autres où tout se traine en sensations inappréciables ou peu dignes d’être notées. Te parlerai-je de mes pérégrinations dans la montagne, parmi des lieux qui n’offriratent qu'une topographie aride, au milieu d'hommes dont la DR AUES ne peut être saisie qu’à la longue, et dont attitude grave, la vie uniforme, prêtent beaucoup moins au pittoresque que les populations bruyantes et contrastées des villes ? Il me semble, depuis quelque temps, que je vis dans un siècle d’autrefois ressuscité par magie; l’âge féodal m'entoure avec ses institutions immobiles comme la pierre du donjon qui les à gardées.
Apres montagnes, noirs abimes, où les feux de midi découpent des cercles de brume, fleuves et torrents, illustres comme des ruines, qui roulez encore les colonnes des temples et les idoles brisées des dieux; neiges éternelles qui couronnez des monts dont le pied s’allonge dans les champs de braise du désert; horizons lointains des vallées
que la mer emplit à moitié de ses flots bleus; forêts odorantes de cèdre et de cinnamome; rochers sublimes où retentit la cloche des ermitages; fontaines célébrées par la muse biblique, où les jeunes filles se pressent le soir, portant sur le front leurs urnes élancées; oui, vous êtes pour l’Européen la terre paternelle et sainte, vous êtes encore la patrie | Laissons Damas, la ville arabe, s’épanouir au bord du désert et saluer le soleil levant du haut de ses minarets; mais le Liban et le Carmel sont l’héritage des croisades : il faut qu’ils appartiennent, sinon à la croix seule, du moins à ce que la croix symbolise, à la liberté.
Je résume pour toi les changements qui se sont accumulés depuis quelques mois dans mes destinées errantes. Tu sais avec quelle bonté le pacha d’Acre m'avait accueilli à mon passage. Je lui ai fait enfin la confidence entière du projet que j'avais formé d’épouser la fille du cheik Eschérazy, et de l’aide que j'attendais de lui en cette occasion. Il se mit à rire d’abord avec l’entrainement naïf des Orientaux en me disant : « Ah çà | vous y tenez décidément ?
— Absolument, répondis-je. Voyez-vous, on peut bien dire cela à un musulman; il y a dans cette affaire un enchainement de fatalités. C’est en Égypte qu’on m’a donné l’idée du mariage : la chose y parait si simple, si douce, si facile, si dégagée de toutes les entraves qui nuisent en Europe à cette institution, que j’en ai accepté et couvé amoureusement l’idée; mais je suis difficile, je l’avoue, et puis, sans doute, beaucoup d’Européens ne se font là-dessus aucun scrupule.. cependant cet achat de filles à leurs parents m'a toujours semblé quelque chose de révoltant. Les Cophtes, les Grecs qui font de tels marchés avec les Européens, savent bien que ces mariages n’ont rien de sérieux, malgré une prétendue consécration religieuse. J’ai hésité,
j'ai réfléchi, j’ai fini par acheter une esclave avec le prix que j'aurais mis à une épouse. Mais on ne touche guère impunément aux mœurs d’un monde dont on n’est pas; cette femme, je ne puis ni la renvoyer, ni la vendre, ni l’abandonner sans scrupule, ni même l’épouser sans folie. Pourtant c’est une chaîne à mon pied, c’est moi qui suis l’esclave; c’est la fatalité qui me retient ici, vous le voyez bien |
— N'est-ce que cela ? dit le pacha; donnez-la-moi.. pour un cheval, pour ce que vous voudrez, sinon pour de l'argent; nous n’avons pas les mêmes idées que vous, nous autres.
— Pour la liberté du cheik Eschérazy, lui dis-je; au moins, ce serait un noble prix.
— Non, dit-il, une grâce ne se vend pas.
— Eh bien | vous voyez, je retombe dans mes incertitudes. Je ne suis pas le premier Franc qui ait acheté une esclave; ordinairement on laisse la pauvre fille dans un couvent; elle fait une conversion éclatante dont l’honneur rejaillit sur son maître et sur les pères qui ont instruite: puis elle se fait religieuse ou devient ce qu’elle peut, c’est-àdire souvent malheureuse. Ce serait pour moi un remords épouvantable.
— Et que voulez-vous faire ?
— Épouser la jeune fille dont je vous ai parlé, et à qui je donnerai l’esclave comme présent de noces, comme douaire; elles sont amies, elles vivront ensemble. Je vous dirai de plus que c’est elle-même qui m’a donné cette idée. La réalisation dépend de vous. »
Je t’expose sans ordre les raisonnements que je fis pour exciter et mettre à profit la bienveillance du pacha. « Je ne puis presque rien, me dit-il enfin; le pachalik d’Acre n’est plus ce qu’il était jadis; on l’a partagé en trois gouvernements, et je n’ai sur celui de Beyrouth qu’une autorité nominale. Supposons de plus que je parvienne à faire mettre en liberté le cheik, il acceptera ce bienfait sans reconnaissance. Vous ne connaissez pas ces gens-là | J’avouerai que ce cheik mérite quelques égards. À l’époque des derniers troubles, sa femme à été tuée par les Albanais. Le ressentiment l’a conduit à des imprudences et le rend dangereux encore. S’il veut promettre de rester tranquille à l'avenir, on verra. »
J'appuyai de tout mon pouvoir sur cette bonne disposition, et j'obtins une lettre pour le gouverneur de Beyrouth, Essad-Pacha. Ce dernier, auprès duquel l’Arménien, mon ancien compagnon de route, m’a été de quelque utilité, a consenti à envoyer son prisonnier au kaïmakan druse, en réduisant son affaire, compliquée précédemment de rébel-
lion, à un simple refus d’impôts pour lequel il deviendra facile de prendre des arrangements.
Tu vois que les pachas eux-mêmes ne peuvent pas tout dans ce pays, sans quoi l’extrême bonté de Méhmed pour moi eût aplani tous les obstacles. Peut-être aussi a-t-il voulu m’obliger plus délicatement en déguisant son intervention auprès des fonctionnaires inférieurs. Le fait est que je n’ai eu qu’à me présenter de sa part au kaïmakan pour en être admirablement accueilli; le cheik avait été déjà transféré à Deïr-Khamar, résidence actuelle de ce personnage, héritier pour une part de l’ancienne autorité de l’émir Béchir 1. Il y a, comme tu sais, aujourd’hui un kaïmakan (gouverneur) pour les Druses et un autre pour les Maronites; c’est un pouvoir mixte qui dépend au fond de autorité turque, mais dont l'institution ménage l’amourpropre national de ces peuples et leur prétention à se gouverner par eux-mêmes.
Tout le monde à décrit Deïr-Khamar et son amas de maisons à toits plats sur un mont abrupt comme l’escalier d’une Babel ruinée. Beit-Eddin, l’antique résidence des émirs de la montagne, occupe un autre pic qui semble toucher celui-là, mais qu’une vallée profonde en sépare ?. Si de Deïr-Khamar vous regardez Beit-Eddin, vous croyez voir un château de fées; ses arcades ogivales, ses terrasses hardies, ses colonnades, ses pavillons et ses tourelles offrent un mélange de tous les styles plus éblouissant comme masse que satisfaisant dans les détails. Ce palais est bien le symbole de la politique des émirs qui l’habitaient. Il est paien par ses colonnes et ses peintures, chrétien par ses tours et ses ogives, musulman par ses dômes et ses kiosques; il contient le temple, l’église et la mosquée, enchevêtrés dans ses
1. Sur ce personnage, que visita Lamartine, cf. swpra, I, II, Us village mixte.
2. Tout le monde en effet avait parlé de ces deux localités, décrites par tous les voyageurs antérieurs à Gérard (Firmin-Didot : Noées d’un voyage fait dans le Levant en 1816 ef 1817. Lamartine : Voyage en Orient. De Laborde : Voyage de la Syrie. Taylor et Revbaud : La Syrie, lP Égypte, la Palestine et la Judée. Blondel : Deux ans en Syrie et en Palestine. Eusèbe de la Salle : Pérégrinations en Orient).
constructions. À la fois palais, donjon et sérail, il ne lui teste plus aujourd’hui qu’une portion habitée : la prison.
C’est là qu’on avait provisoirement logé le cheik Eschérazy, heureux du moins de n'être plus sous la main d’une justice étrangère. Dormir sous les voûtes du vieux palais de ses princes, c'était un adoucissement sans doute; on lui avait permis de garder près de lui sa fille, autre faveur qu’il n'avait pu obtenir à Beyrouth. Toutefois le kaïmakan, étant responsable du prisonnier ou de la dette, le faisait garder étroitement.
J'obtins la permission de visiter le cheik, comme je l’avais fait à Beyrouth; ayant pris un logement à Deir- Khamar, je n'avais à traverser que la vallée intermédiaire pour gagner l’immense terrasse du palais, d’où, parmi les cimes des montagnes, on voit au loin resplendir un pan bleu de mer. Les galeries sonores, les salles désertes, naguère pleines de pages, d’esclaves et de soldats, me faisaient penser à ces châteaux de Walter Scott que la chute des Stuarts a dépouillés de leurs splendeurs royales. La majesté des scènes de la nature ne parlait pas moins hautement à mon esprit. Je sentis qu’il fallait franchement m'expliquer avec le cheik et ne pas lui dissimuler les raisons que j'avais eues de chercher à lui être utile. Rien n’est pire que l’effusion d’une reconnaissance qui n’est pas méritée.
Aux premières ouvertures que j’en fis avec grand embarras, il se frappa le front du doigt.
€ Enté medinoun (es-tu fou) ? me dit-il.
— Medjnoun, dis-je, c’est le surnom d’un amoureux célèbre, et je suis loin de le repousser.
— Aurais-tu vu ma fille ? » s’écria-t-il.
L'expression de son regard était telle dans ce moment, hi je songeai involontairement à une histoire que le pacha
’AÂcre m'avait contée en me parlant des Druses. Le souvenir n’en était pas gracieux assurément. Un kyaya ! lui avait raconté ceci : « J'étais endormi, lorsqu’à minuit j’entends heurter à la porte; je vois entrer un Druse portant un sac
1. D’après Volney (cité par G. Rouger), ce mot désignait les ministres des petits princes.
sur ses épaules. — Qu’apportez-vous là ? dis-je. — Ma sœur avait une intrigue, et je l’ai tuée. Ce sac renferme son tantour (corne d’orfèvrerie que les femmes druses portent sur la tête). — Mais il y a deux tantours ? — C’est que j’ai tué aussi la mère, qui avait connaissance du fait. Il n’y à de force et de puissance qu’en Dieu très haut. » Le Druse avait apporté ces bijoux de ses victimes pour apaiser la justice turque. Le kyaya le fit arrêter et lui dit : « Va dormir, je te parlerai demain. » Le lendemain, il lui dit : « Je suppose que tu n’as pas dormi? — Au contraire, lui dit l’autre. Depuis un an que je soupçonnais ce déshonneur, j'avais perdu le sommeil; je l’ai retrouvé cette nuit. »
Ce souvenir me revint comme un éclair; il n’y avait pas à balancer. Je n’avais rien à craindre pour moi sans doute; mais ce prisonnier avait sa fille près de lui : ne pouvait-il pas la soupçonner d’autre chose encore que d’avoir été vue sans voile ? Je lui expliquai mes visites chez madame Carlès, bien justifiées, certes, par le séjour qu’y faisait mon esclave, l'amitié que cette dernière avait pour sa fille, le hasard qui me l’avait fait rencontrer; je glissai sur la question du voile qui pouvait s’être dérangé par hasard... Je pense, dans tous les cas, qu’il ne put douter de ma sincérité. « Chez tous les peuples du monde, ajoutai-je, on demande une fille en mariage à son père, et je ne vois pas la raison de votre surprise. Vous pouvez penser, par les relations que j'ai dans ce pays, que ma position n’est pas inférieure à la vôtre. Pouf ce qui est de la religion, je n’accepterais pas d’en changer pour le plus beau mariage de la terre; mais je connais la vôtre, je sais qu’elle est très tolérante et qu’elle admet toutes les formes possibles de cultes et toutes les révélations connues comme des manifestations diverses, mais également saintes, de la Divinité. Je partage pleinement ces idées, et sans cesser d’être chrétien, je crois pouvoir...
— Eh, malheureux | s’écria le cheik, c’est impossible : la plume est brisée, l'encre est sèche, le livre est fermé |
— Que voulez-vous dire ?
— Ce sont les paroles mêmes de notre loi !. Personne ne peut plus entrer dans notre communion.
1. Dans un Caféchisme des Druzes, contenu dans les Recherches sur les Druzes du chevalier Regnault (Bwlletin de la Société de géographie,
— Je pensais que l’initiation était ouverte à tous.
— Aux djahels (ignorants) qui sont de notre peuple, et qui s'élèvent par l'étude et par la vertu, mais non pas aux étrangers, car notre peuple est seul élu de Dieu.
— Cependant vous ne condamnez pas les autres.
— Pas plus que l’oiseau ne condamne l’animal qui se traîne à terre. La parole vous a été prêchée et vous ne l’avez pas écoutée.
— En quel temps ?
— Du temps de Hamza, le prophète de notre seigneur Hakem.
— Mais avons-nous pu l’entendre ?
— Sans doute, car il a envoyé des missionnaires (days) dans toutes les /%s (régions).
— Et quelle est notre faute ? nous n’étions pas nés.
— Vous existiez dans d’autres corps, mais vous aviez le même esprit. Cet esprit immortel comme le nôtre est resté fermé à la parole divine. Il a montré par là sa nature inférieure. Tout est dit pour l'éternité. »
On n’étonne pas facilement un garçon qui a fait sa philosophie en Allemagne, et qui a lu dans le texte original la Symbolique de Kreutzer 1. Je concédai volontiers au digne akkal sa doctrine de transmigration, et je lui dis, partant de ce point :
« Lorsque les days ont semé la parole dans le monde, vers l’an 1000 de l’ère chrétienne, ils ont fait des prosélytes, n'est-ce pas, ailleurs que dans ces montagnes ? Qui te prouve que je ne descends pas de ceux-là ? Veux-tu que je dise où croit la plante nommée 4/4dj (plante symbo-
lique) ?
janvier 1827) on lit (en réponse à la demande : « S; jamais un étranger embrasse la religion de l'unité. sera-t-il sauvé ? » ): «la sentence a été prononcée, la plume brisée, et la porte fermée. » Dans le Catéchisme publié par Gérard, en appendiçe au Voyage, on lit, en réponse à la même question : « la porte est fermée, l'affaire est finie, la plume est émoussée ». Les variations du texte semblent prouver la diversité des sources de Gérard, qui a cependant certainement consulté Regnault, la référence au Bulletin de géographie étant indiquée dans le Carnet du V’oyage en Orient.
1. Erreur orthographique : le nom de l’auteur de la S ybolique (Sywbolik und Mythologie der alten V’olker, 1810-1812; adaptation française, 10 vol. 1825-1851) s'écrit Creuzer (1771-1858). Son œuvre faisait autorité en matière de mythologie.
— L’a-t-on semée dans ton pays ?
— Elle ne croit que dans le cœur des fidèles unitaires pour qui Hakem est le vrai Dieu 1.
— C'est bien la phrase sacramentelle; mais tu peux avoir appris ces paroles de quelque renégat.
— Veux-tu que je te récite le catéchisme druse tout entier ?
— Les Francs nous ont volé beaucoup de livres, et la science acquise par les infidèles ne peut provenir que des mauvais esprits. Si tu es l’un des Druses des autres /4s, tu dois avoir ta pierre noire (horse). Montre-la, nous te reconnaitrons.
— Tu la verras plus tard, lui dis-je... » mais au fond je ne savais de quoi 1l voulait parler. Je rompis l’entretien pour cette fois-là, et, lui promettant de le revenir voir, je retournai à Deïr-Khamar.
Je demandai le soir même au kaïmakan, comme par une simple curiosité d’étranger, ce que c’était que le horse; il ne fit pas difficulté de me dire que c’était une pierre taillée en forme d’animal que tous les Druses portent sur eux comme signe de reconnaissance, et qui, trouvée sur quelques morts, avait donné l’opinion qu'ils adoraient un veau, chose aussi absurde que de croire les chrétiens adorateurs de l’agneau ou du pigeon symbolique ?. Ces pierres, qu’à l’époque de la propagande primitive on distribuait à tous les fidèles, se transmettaient de père en fils.
Il me suffisait donc d’en trouver une pour convaincre lPakkal que je descendais de quelque ancien fidèle; mais ce mensonge me répugnait. Le kaïmakan, plus éclairé par sa position et plus ouvert aux idées de l’Europe que ses compa-
1. Cf. Regnault, op. cif., p. 24. (cité par G. Rouger) : « Vous leur demanderez : « Les cultivateurs sèment-ils dans vos villages la graine d’Ahliledj (#yrobolan) ? » — S'ils vous répondent : « Sans doute, ils la sèment dans les cœurs des croyants... », ils seront du nombre des frères. »
2. C'était pourtant l’opinion de Lamartine et de Silvestre de Saci (cf. S. de Saci : Mémoire sur l’origine du culte que les Druses rendent à lefigie d’un veau, Mémoires de l’Institut, Il; et Lamartine : Voyage en Orient : « Is adorent le veau, c’est le seul fait constaté »).
GÉRARD DE NERVAL. Œuvres, T. Il. 34
triotes, me donna des détails qui m’éclairèrent tout à coup. Mon ami, j'ai tout compris, tout deviné en un instant; mon rêve absurde devient ma vie, l’impossible s’est réalisé |
Cherche bien, accumule les suppositions les plus baroques ou plutôt jette ta langue aux chiens, comme dit madame de Sévigné 1. Apprends maintenant une chose dont je n’avais moi-même jusqu'ici qu’une vague idée : les akkals druses sont les francs-maçons de l’Orient ?.
Il ne faut pas d’autres raisons pour expliquer l’ancienne prétention des Druses à descendre de certains chevaliers des croisades. Ce que leur grand émir Fakardin déclarait à la cour des Médicis en invoquant l’appui de l’Europe contre les Turcs, ce qui se trouve si souvent rappelé dans les lettres-patentes de Henri IV et de Louis XIV en faveur des peuples du Liban, est véritable au moins en partie ?. Pendant les deux siècles qu’a duré l’occupation du Liban par les chevaliers du Temple, ces derniers y avaient jeté les bases d’une institution profonde. Dans leur besoin de dominer des nations de races et de religions différentes, il est évident que ce sont eux qui ont établi ce système d’affiliations maçonniques, tout empreint, au reste, des coutumes locales. Les idées orientales qui, par suite, pénétrèrent dans leur ordre ont été cause en partie des accusations d’hérésie qu’ils subirent en Europe. La franc-maçonnerie à, comme tu sais, hérité de la doctrine des Templiers; voilà le rapport établi, voilà pourquoi les Druses parlent de leurs coreligionnaires