VISITE A PÉRA
N’étant pas forcé, comme les musulmans, de dormir tout le jour et de passer la nuit entière dans les plaisirs pendant le bienheureux mois du Ramazan, à la fois carême et carnaval, j'allais souvent à Péra pour reprendre langue avec les Européens. Un jour, mes yeux furent frappés d’une grande affiche de théâtre posée sur les murs, qui annonçait l’ouverture de la saison théâtrale. C’était la troupe italienne qui allait commencer trois mois de représentations, et le
1. Les ombres chinoises annoncent le célèbre Caragueuz, dont il sera question plus loin (chap. IT).