‹ Gerard De NervalChapitre 305 sur 319 · VIII. POPULATION DE L'ÉGYPTE · texte numérisé non relu

VIII. POPULATION DE L'ÉGYPTE

c. Variantes de :

S. : La Silhouette, 28 octobre 1849.

4. S. add. : À l'exception de la capitale et de quelques autres villes, l'Égypte a peu de belles maisons. La demeure du bas peuple et surtout celle du paysan est d’une structure misérable; leurs maisons sont otdinairement construites en briques non cuites, cimentées avec de la boue, et ce ne sont souvent que des cabanes. La plupart sont composées de deux pièces, mais il est rare qu’elles aient deux étages. Dans la Basse-Égypte on voit généralement dans l’une de ces pièces, et visà-vis, mais aussi loin que possible de l’entrée, un four, nommé fwrn, qui occupe toute la largeur de l’extrémité de la pièce. Ces fours ressemblent à un grand banc; ils sont voûtés intérieurement, se trouvent à hauteur d’appui, et leur couverture est plate. Comme il est rare que les habitants de semblables maisons possèdent des couvertures, l'hiver, après avoir allumé leur four, ils se couchent dessus. Chez quelques-uns d’entre eux il n’y a que le mari et sa femme qui jouissent de ce privilège; les enfants couchent alors à terre. Les chambres ont de petites ouvertures au haut du mur pour laisser entrer le jour et faire circuler l’air; quelquefois ces ouvertures sont garnies de grillages en bois. Les toits sont construits de branches de palmier et des feuilles de cet arbre, ou bien de tiges de millet, etc., et recouvertes d’un enduit composé de boue et de paille hachée. L’ameublement se compose d’une natte et quelquefois de deux nattes en guise de lit, de quelques vases en terre et d’un moulin à main pour le blé. L’on voit dans beaucoup de villages de grands pigeonniers carrés placés sur les toits, et dont les parois, ainsi que cela se pratiquait pour les anciens édifices égyptiens, sont légèrement inclinées vers l’intérieur; quelquefois, on donne à ces pigeonniers la forme d’un pain de sucre; ils sont construits de briques non cuites, de boue et de pots ovales ayant une large ouverture à l'extérieur et un petit trou à l’autre extrémité. Chaque couple de pigeons occupe un pot séparé. La plupart des villages égyptiens sont situés sur des éminences formées de décombres qui les mettent à quelques pieds au-dessus de la hauteur des inondations; ils sont quelquefois entourés de palmiers. Les décombres avec lesquels ils forment ces éminences proviennent des matériaux d’anciennes cabanes; on remarque qu’elles semblent s'élever presque au même degré que le niveau des alluvions et le lit de la rivière.

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a. S. : très peu b. S. (7, 14 ef 28 octobre 1849) add. :

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