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placer en 'Bourgogne celui auquel le célèbre adverfairede Charles~le-Chauve doit le furnoni que la poflérité lui a donné.
Les chroniques difent que Gérard mourut dans la ville d^oAvignon, dont il auroit confervé la pojfejfîon (i); d'autres ajjiirent quil termina fes jours au château de %guJ/illon. Toujours eji-il que ceji dans l'abbaye de Toutières ou Tothières, fondée par lui au pied du mont Lajfois ,fur les bords de la Seine, quil avoitfait préparer fon tombeau & celui de fa femme . Ce monument, d'une rare magnificence, eut beaucoup àfouf frir de l'incendie qui dévora le monaf tére vers la fin du onzième fiée le. Un
(i) (c Illuftns cornes Girardus, fuiidator hujus loci , obiit apiid Avinionem civitatemfuam. » [Chronicon Ve^eliacenje . Nova Bibliotheca manufcriptorum librcrum Philippi Labbei, t. i, p. J94-)
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évêque de Langres, jaloux de r immunité des moines qui, d'après le vœu de leur fondateur , relevoient immédiatement de T{ome , ne trouva pas d'autre moyen pour les réduire à fon obédience que de mettre le feu à la ville & à réglife. Ce que raconte à cet égard le roman ejî entièrement conforme à Vhiftoire. U évêque l^inard, de la maifon des comtes de "Bar, qui s'étoit abandonné à cette indigne vengeance , fut en effet excommunié fur les plaintes d'Humbert, abbé de Toutières, & n obtint fa grâce du pape oAlexandre II, quen s' engageant à réparer les défaftres dont il étoit U auteur (i). Toutefois, les tables & les colonnettes de marbre quavoit épargnées Vincendie
(i) Gallia chrijiiana nova , l. iv, |). 561 &. -25.
excitèrent encore V admiration des deux voyageurs hénédiâlins qui vijiterent Véglife au commencement de V autre Jîècle (i). Ils nous ont confervé les épitaphes qui fe lifoientfur les tombes de Gérard^ de 'Berthe & de leur fils Thierry. U^Çous ne rapporterons pas les deux premières qui toutes modernes fixent la mort des deuxfondateurs de Toutières à Van 890, tandis quil paroît certain que Gérard nexijioit plus en 879. // efl appelé « comte de bonne mémoire ^> & et ci-devant comte ^^ dans plufieurs lettres de cette année^ adrejfees par le pape Jean VIII , foit aux religieux de Toutières '>foit à Hugues l'abbé & au comte "Boson (2).
(i) Voyage littéraire de deux religieux bénèdidiins de la congrégation <f« .S'f-3/i2ur (Doms Martène & Durand). Pari? , 1717,10-4, p. 105.
(a) Manfi , Conciliorum ainplijjîina CcUeâio, t. xvii , 158.
qAu furplus , onfe contentoit fouvent à cette époque d'infcrire dans les nécrologes & fur les tombeaux la date du mois fans y joindre celle de Vannée.
Lépitaphe du jeune Thierry^ dont le jiyle & la forme atteflent V exécution primitive, nous en fournit la preuve :
FRANCIA QVEM GENVIT LVGDVNVS FLVMINE SACRO
DILVIT ET CHRISTO PARTICIPARE DEDIT THEODRICVM INNOCWM RETINET HIC VRNA SEPVLTVM
QVEM DVRA EX IPSIS MORS TVLIT VBERIBVS NEG TAMEN IN MORTIS POTERIT CONSISTERE REGNO
QVEM VITAE AETERNAE FONS 5ACER EXHIBVIT GERMINE PRAECLARO CLARIS NATALIBVS ORTVS
VIX ANNI VNIVS TRANSIERAT SPATIVM SED CHRISTI IN REGNO AETERNOS ILLE OBTINET ANNOS
(i) Ces mots IN REGNO, qui avoient été emportés par la fracture du marbre , ont été fort heureufement reftitués par Ma-
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ATQVE AGNVM NIVEVM CANDIDVS INSEQVITVR DEPONAT LACRIMAS PIETAS lAM SANCTA PARENTVM
PRAEMISSVM STVDEAT PIGNVS AD ASTRA SEQVI ABSTVLIT HVNC TERRIS OCTLMBRIS CONCITA MENSIS
QVINTA DIES CELSO REbTlTVlT QVE DEO.
Cette itifcriptioîi eji empreinte de la profonde douleur des parents que précédoit au tombeau leur enfant, à peine âgé d'un peu plus dhin an. Elle nous apprend la noble origine de Thierry , né dans le pays qui commençoit à porter le nom de France, fon baptême à Lyon & enfin fa mort, arrivée le cinq dhin mois d^ octobre , dont elle ne rappelle pas r année.
billon ; en effet, le demi-jambage que l'on remarque, fur le facfimile de M. Mignard , devant la fyllabe NO , ne peut être que le refte d'un G , le trait vertical par lequel fe termine la panfe inférieure de cette lettre , comme le mot PIGNVS de ce même fac-fimile, nous en fournit un exemple.
C FRARD DE ROVSSlllON. — Lyon, I 8 ^ 6.
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