‹ Gérard ÉdelinckChapitre 2 sur 12 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Naissance et enfance d'Edclinck. — Son apprentissage dans Tatclier de Corneille Galle. — Il vient compléter ses études en France. — Ses premiers ouvrages à Paris et ses relations avec Nicolas Pitau, Philippe de Champaigne et d'autres artistes flamands ou français. — Édelinck épouse la nièce de Robert Nanteuil.

L'usage est assez général, depuis deux siècles, de classer Gérard Édelinck parmi les maîtres de Técole française; et pourtant, ce n'est pas en réalité à notre pays qu'il appartient. Il naquit en 1640 à Anvers, comme Philippe de Champaigne, qu'on a coutume de confondre, lui aussi, avec les artistes français, était né en 1602 à Bruxelles. Ce ne peut donc être qu'en vertu d'une convention, sinon par suite d'une erreur, que les noms ou les œuvres du graveur et du peintre flamands figurent souvent, soit dans les livres, soit dans les collections publiques, à côté des noms ou des œuvres de nos compatriotes. Sans doute, ils ont l'un et l'autre passé la plus grande partie de leur vie à Paris. C'est là qu'ils ont entrepris et mené à fin leurs travaux les plus importants, c'est lu qu'ils ont vieilli et qu'ils sont morts; cela suflit-il toutefois pour que Ton dépossède leur pays natal de la part d'honneur qui lui revient dans les souvenirs attachés à leurs talents? Que dirions-nous si, en s'autorisant du long séjour que Poussin et Claude le Lorrain ont fait à Rome, les Italiens s'appropriaient à notre détriment la gloire de ces deux grands maîtres, ou si, — pour prendre un exemple plus près de nous, — ils réclamaient Ingres comme un des leurs, par cela seul que bon nombre de ses ouvrages ont été produits sous leur ciel ? Que Ton tienne compte des influences locales qu'un artiste de génie ou de talent a pu subir, des habitudes intellectuelles ou des lumières qu'il a pu emprunter du milieu étranger où il a vécu, rien de mieux : toujours est-il que, quant à la nationalité de cet artiste, la question se tranche d'elle-même, et que la maxime simm cuiqiie s'applique aussi naturellement aux droits du pays qui Ta vu naître qu'à ceux qu'il a personnellement conquis.

J'ai dit que Gérard Édelinck était né en 1640, bien que la plupart de ses biographes fixent la date de sa naissance à l'année 1649 et que d'autres la reportent à l'année 1627. L'inscription qu'on lit au-dessous

du portrait du maître, — portrait gravé par le fils de celui-ci, Nicolas Édclinck, qui certes devait être bien informé des faits relatifs à la vie de son père, — démontre clairement Tincxactitude des deux indications, puisque cette inscription porte que le personnage représenté mourut en 1707, à rage de soixante-sept ans*; donc, il était né en 1640, c'està-dire, on nous permettra de le faire remarquer en passant, dans Tanncc même ou Rubens mourut.

Telle est, du reste, la seule information précise que nous soyons en mesure de donner sur tout ce qui, dans la vie d'Édelinck, précède Tcpoquc où il commença Téiude de la gravure. Le futur maître appartenait-il à une famille d'artisans ou de bourgeois? Comment s'écoula son enfance? Quels exemples eut-il sous les yeux dont l'influence put déterminer sa vocation? Ce sont là des questions qu'aucun document authentique ne permet d'éclaircir, qu'aucune tradition même ne fournît l'occasion d'aborder^. Ce que Ton sait seulement, c'est que Gérard Edclinck eut pour maître Corneille Galle le jeune, le dernier et le moindre par le talent de cette dynastie de graveurs dont le chef, Philippe Galle , originaire de Harlem, était venu, dans la seconde moitié du xvi« siècle, s'établir à Anvers. Il y acquit une réputation que ses deux fils, Théodore et Corneille le vieux, méritèrent d'obtenir à leur tour, et dont son petit-fils, celui-là même qui eut Édelinck pour élève, ne laissa pas d'hériter dans une certaine proportion, mais, en tout cas, sans y rien ajouter. Corneille Galle le jeune, en effet, se contenta de chercher à imiter son père et de continuer, tant bien que mal, la tradition qu'il avait reçue de lui. Ses planches de sainteté ou d'histoire d'après Rubens, Gaspard de Crayer, Diepcnbckc et quelques autres peintres flamands contemporains, sont faibles pour la plupart. Si les portraits gravés par lui valent mieux que ces médiocres ouvrages,

1. Voy. lu reproduction de ce portrait à la page 5 du présent volun)e.

2. En ce qui concerne les origines d'Kdciinck et la condition de ses parents, il serait au moins dillîcile de tenir pour un renseignement suffisant le jugement que l'auteur anonyme (probablement Guillct de Saint-Georges) d'un « Mémoire à messieurs de PAcadcmic royale de peinture et de sculpture » compose après la mort du célèbre graveur, porte sur les mérites particuliers du père de celui-ci. C'était, se conientc-t-il de dire, un homme « recommandable par ses vertus et par ses enfants «. (Mémoires inédits sur les artistes français publiés d'après les manuscrits conserves à ri'xole des beaux-arts, par MM. Dussieux, Soulic et autres, t. If, p. 49.) Suivant M. Jal {Dictionnaire de biographie et d'histoire, p. 523), cet honnûte père de famille aurait été « tailleur d'habits ».

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le genre de mérite qu'ils présentent n'en est pas moins assez secondaire ; il tient plutôt à Tadresse de la main qu^à la science proprement dite et a Télévation du sentiment.

Un artiste aussi insuffisamment muni n'était donc guôre en mesure de diriger fort utilement l'élève qui se confiait à ses soins. Tout au plus pouvait-il, faute de mieux, lui enseigner la pratique du métier; quant a l'initier aux secrets de l'art lui-même, quant à lui en révéler les hautes conditions, il était, — ses œuvres le prouvent de reste, — incapable d'en rien faire.

D'ailleurs, à l'époque où Edelinck entrait dans l'atelier de Corneille Galle, le beau moment de la -gravure flamande était passé. Tandis que dans l'école hollandaise, même Rembrandt mis à part, des graveurs de premier ordre, Corneille Visscher et, un peu plus tard. Van Dalen, rajeunissaient avec éclat la tradition fondée par Lucas de Leyde au commencement du siècle précédent, dans l'école flamande le mouvement et les progrès opérés sous la toute-puissante influence de Rubens commençaient à se ralentir, si même ils ne s'étaient arrêtés déjà. Sans parler de Van Dyck, mort en 1641, et dont les admirables eaux-fortes n'avaient pas suscité des tentatives d'imitation sérieuses, Schelte à Bolswert, Vorsterman, Paul Pontius, tous les plus habiles graveurs au burin directement formés par le maître n'existaient plus ou avaient cessé de travailler. A une période de fécondité sans exemple avait succédé une époque presque stérile, j'entends quant à la valeur des talents; car, quant au nombre des œuvres publiées de jour en jour, jamais il n'avait été aussi grand à Anvers, comme dans les autres villes des Flandres. Seulement, d'art qu'elle avait été sous la main des hommes dont nous rappelions les noms tout à l'heure, la gravure, telle que la pratiquaient leurs successeurs, n'était plus qu'une des branches de l'industrie et du commerce, l'auxiliaire complaisante des entreprises de librairie ou un simple moyen de propagande à l'usage des communautés religieuses. Les estampes de piété insérées dans les livres ou destinées à être vendues isolément, les suites de planches sur la vie des saints, toutes ces pièces d'imagerie dévote que l'on désigne ordinairement sous le titre « d'imagerie jésuite », parce que ce furent en effet les jésuites qui en stimulèrent principalement la fabrication et qui les répandirent le plus activement, — voilà ce à quoi se réduisaient, vers le milieu du xvuc siècle, les efforts et les travaux des graveurs flamands.

Edclînck, à ses débuts, dut comme les autres se conformer aux coutumes de l'époque, et peut-être à cause de cela, serait-on autorisé à tenir pour un de ses premiers essais une planche représentant Jésus enfant en buste, ou — pour emprunter aux mystiques du temps leur langage — JestiluSy entouré d'une gloire lumineuse et accompagné de deux anges ù mi-corps, dont l'un joue du violon et l'autre du théorbe. Dans le bas, quatre enfants forment une ronde en se tenant par la main : la signature G. Édelinck se voit sur le terrain, à droite *.

Certes, il n'y a là ni un témoignage formel, ni même une promesse quelque peu significative encore du talent auquel on doit les belles planches qui ont suivi. Il serait au moins difficile de deviner l'auteur des prochains chefs-d'œuvre dans le graveur do cette vignette traitée avec plus de grâce doucereuse que de précision, avec plus d'adresse apparente que de véritable savoir; mais, si peu remarquable qu'elle soit en ellemême, la petite pièce dont il s'agit mérite d'être mise en compte, ne fût-ce qu'à titre de renseignement. Par l'analogie qu'elle présente avec le faire accoutumé et la manière molle des graveurs flamands contemporains, elle nous apprend que, comme tant d'autres artistes devenus célèbres à leur heure, Edelinck ne songea d'abord qu'à se faire l'imitateur d'autrui et qu'avant d'arriver à prendre pleine possession de lui-même, il subit plus que docilement l'influence des exemples ou des habitudes qui l'entouraient.

La lumière se fit-elle spontanément dans cet esprit un peu obscurci jusqu'alors par les doctrines et les pratiques routinières qui avaient envahi l'ensemble de l'école, ou bien, comme on l'a prétendu quelquefois, fut-ce à l'instigation de Corneille Galle lui-même, qu'Edelinck prit le parti d'aller chercher des enseignements en meilleur lieu ? L'auteur du mémoire académique mentionné plus haut n'hésite pas à attribuer aux conseils et à l'honorable abnégation du premier maître d'Édelinck le départ d'Anvers de celui-ci : « Galle, dit-il, sentit bientôt qu'il n'était point en état de conduire ce jeune homme jusqu'où il pouvait aller. Sa probité lui faisait craindre que son élève ne perdit

I. Cette petite pièce, dont la Bibliothèque nationale possède une c'preuve, n'a pas ctc connue de Robcrt-Dumesnil, puisqu'il ne la mentionne pas dans le catalogue, si exact d'ailleurs et si complet, qu'il a dressé des œuvres de Gérard Edelinck. Ce n*est que dans le supplément ajouté, après sa mort, aux huit volumes de son Peintre- Graveur français, qu'elle se trouve décrite par M. G. Duplcssis.

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chez lui un temps d*autant plus précieux qu'il pouvait remployer plus utilement ailleurs; il le ramena à son père bien avant Texpiration du terme convenu entre eux. Celui-ci, étonné, se persuada que son fils s'était dérangé et que Galle en était las; il témoigna son mécontentement avec quelque vivacité, et Galle lui répondit avec cette naïveté que donne la droiture : « Non, je n'en suis que très content; il est très sage, très appliqué; mais je n'ai plus rien à lui montrer, et même il grave à présent mieux que moi. Si je le gardais encore, je lui ferais perdre son temps, ce qui ne serait pas juste. Je vous le rends donc ^ ».

Quoi qu'il en soit ou que l'on suppose de cette intervention plus ou moins directe de Corneille Galle en tout ceci, toujours est-il que, dans le courant de l'année 1666, Gérard Édelinck arrivait à Paris où son frère Jean, plus jeune de trois ans et graveur au burin comme lui, s'était fixé depuis quelque temps. Qui sait si l'exemple donné par ce frère et le parti, assez lucratif déjà, qu'il réussissait à tirer d'un talent d'ailleurs fort inférieur à celui de son aîné, n'eurent pas sur la détermination de Gérard une influence principale et si, en venant, lui aussi, s'établir en France, le futur maître n'y était pas attiré par l'espoir d'améliorer sa situation matérielle autant que par le désir de réformer sa manière ?

En tout cas, on ne saurait admettre avec la plupart des écrivains qui se sont occupés de lui, qu'il fut appelé ù Paris par Colbert. Il aurait fallu pour cela que des travaux d'un mérite exceptionnel l'eussent signalé à la sollicitude du grand ministre. Or, nous l'avons dit, Édelinck n'avait rien produit encore qui le distinguât de la foule des graveurs moitié industriels, moitié artistes, employés à Anvers comme dans les autres villes flamandes, à illustrer tant bien que mal des livres usuels de piété ou à fabriquer, pour les besoins du commerce, des images volantes dédiées à la mémoire d'Ignace de Loyola ou de tel autre saint. En outre, lorsque Édelinck rejoignit son frère, il avait à peine vingt-six ans. Comment supposer qu'il eût à cet âge conquis une renommée assez retentissante pour que le bruit en fût parvenu aux oreilles de Colbert, si attentives qu'elles fussent d'ordinaire à tout ce qui pouvait, au delà comme en deçà de nos frontières, devenir profitable aux perfectionnements de l'art dans notre pays? Non, c'était sur des protecteurs moins

1. Mémoires sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture, t. II, p. 5o.

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haut placés, comme on le verra un peu plus loin, qu'Édelinck avait le droit de compter en arrivant à Paris, et si le jour ne devait pas tarder où, par les progrès accomplis et les travaux produits dans l'intervalle, il obtiendrait la très active bienveillance de Colbert, celui-ci du moins ne la lui accorda pas avant l'heure : il attendit qu'elle fût méritée.

Une tradition de famille, recueillie par Mariette qui avait connu un des Hls et un des gendres d'Édelinck, donnerait lieu de croire que la première planche gravée à Paris par l'artiste anversois fut le portrait d'un médecin hollandais, Régnier de Graaf ou de Graef: portrait qui, en clTet, porte la date 1666 inscrite à côté du nom de Gérard Édelinck, mais que celui-ci n'aurait exécuté qu'en partie et seulement pour compléter un travail commencé par son frère Jean. Voici à ce sujet le récit de Mariette : « Le portrait de Régnier de Graef, d'après H. Watelé, est, dit-il [AbecedariOy t. II, p. 217), le premier ouvrage que le sieur Gérard Édelinck ait fait à Paris. M. Chaufourier, son gendre, m'a raconté que lorsque M. Édelinck arriva à Paris, il alla sur-le-champ chez son frère qui y était déjà, et, lui ayant demandé quels étaient les ouvrages qu'il avait a faire, il lui montra ce portrait qu'il allait graver. Gérard lui dit d'aller faire préparer le souper et que, pendant ce temps, il travaillerait à sa planche; ce qu'il fit, car pendant le temps que Jean apprêtait le souper, il grava entièrement la tête de ce portrait. »

Si l'on examine dans la pièce en cause les caractères de l'exécution, l'anecdote n'a rien d'invraisemblable en ce qui concerne la part que Gérard aurait prise à l'œuvre de son frère, mais elle nous parait autoriser au moins le doute, quant à la brièveté du temps consacré par lui à Taccomplissement de sa tâche fortuite. De quelque facilité en effet qu'on le suppose doué, comment Gérard aurait-il trouvé le moyen de graver au burin une tête tout entière pendant les apprêts d'un souper, à moins que le temps nécessaire pour les préparatifs n'eût duré fort au delà des délais ordinaires en pareil cas et que les arrangements à prendre eussent, au lieu d'une heure par exemple, exigé à peu près la journée ?

Peu importe au surplus. La date inscrite au bas du portrait dont il s'agit coïncide avec l'époque de l'installation d'Édelinck à Paris ; c'est là ce qu'il suffit de retenir, comme les dates que portent des estampes successivement publiées entre 1666 et 1672 suffisent pour nous rensei-

gner sur l'emploi qu'il fit de son temps pendant les premières années de son séjour dans noire pays *. Ces estampes, il est vrai, se ressentent

RENÉ DE GRAAF d'après Watclé.

I. On peut citer comme spécimens de la manière cl*Éclelinck à cette époque: VEnfant Jésus adoré par des anges, d*après Jacques Stella, assez grande, mais assez médiocre planche, dont les premières épreuves portent la date 1667, et dont Robert- Oumesnil n*a connu que les épreuves tirées en 1672. Paris, rue Saint- Jacques,

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encore de la jeunesse du graveur et aussi des habitudes qu'il avait contractées a Anvers dans Taielier de Galle. Le burin y affecte une aisance trop souvent voisine de la négligence, une certaine prétention calligraphique, pour ainsi dire, dans la disposition des tailles, plutôt qu'il n'exprime des intentions studieusement combinées ; mais sous cet étalage de dextérité percent çà et là un fonds naturel de sagacité et de bon sens, un sentiment instinctif de la forme, une intelligence peu commune de Teffet, et ces qualités vont se développant de plus en plus dans les œuvres du jeune graveur, à mesure que les années se succèdent et que Timportance matérielle s'accroît des taches dont il est chargé. La planche, par exemple, de Jésus et la Samaritaine^ dont la publication n'est postérieure que de trois années à celle du Sommeil de Jésus, d'après Jacques Stella, atteste un grand progrès accompli dans l'intervalle, et quelques portraits gravés un peu plus tard révêlent, avec une bien autre précision que le portrait de Régnier de Graaf, l'habileté acquise par l'artiste dans un genre où il allait bientôt exceller.

Que les énergiques efforts de la volonté, que des études personnelles assidues aient surtout contribué à ces perfectionnements ou plutôt à cotte transformation progressive d'un talent assez superficiel jusqu'alors, c'est ce qu'on ne saurait mettre en doute. Toutefois, il conviendra aussi d'attribuer en partie les résultats obtenus à l'heureuse influence exercée sur Edelinck par un de ses compatriotes, ancien élève comme lui de Corneille Galle, mais sorti avant lui de l'atelier du maître pour venir s'installer à Paris : je veux parler de Nicolas Pitau, dont quelques ouvrages, — le Christ mort environne d'anges^ d'après Louis Carrache, et un autre Christ mort^ daprès le Guerchin: les portraits de Thierry

chc^ Van Merleiiy a la ville d'Anvers; une vignette représentant Saint François de Sales, assis sur des nuées entre deux anges qui soutiennent des médaillons emblcmaliques, publiée en 1669, che:^ Frédéric' Léonard ^ imprimeur du roi; une planche tout autrement importante par les dimensions, comme par la sérieuse habileté qu'elle atteste déjà, Jésus-Christ et la Samaritaine, d'après Philippe de Champaigne (iCyo); le frontispice d'un ouvrage du père Chérubin d'Orléans intitulé : la Dioptriquc ojulairey ou la théorique, la positive et la méchanique de l'oculaire dioptriqiie, Paris, Thomas Jolly et Simon Bernard, 167 1, in-fol. Enrtn, c'est à la même période qu'appartient un petit Saint Jérôme, d'après Philippe de Champaigne, estampe qui valut au graveur les très vifs encouragements et bientôt l'amitié de Le Brun. Ce fut même, dit-on, après avoir vu cette seule pièce que le premier peintre de Louis XIV s'empressa de recommander ICdelinck à Colbert et do solliciter pour lui la commande immédiate de travaux à faire aux frais i\w roi.

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Bignon et de Habert de Montmor, d'après Philippe de Champaigne; de Tévéquc d'Orléans Pierre du Camboiist de Coislin, d'après Claude Lcfebvre; du Chancelier Séguier, d'après Nicolas de Platte-Montagne,

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