AUBERGE DES ASSASSINS
À SAUVETERRB.
On égorge les poulets,
On assomme les lapins,
On écaille les mulets,
On écartêle les grenouilles.
On écorche les anguilles,
Seuls les clients sont bien traités.
UNR BELLE RÉUNION 127
Aussi, une fois de plus, raxiôme: " les meilleures choses ont le pire destin '^ eut son parfait accomplissement et le R. P. Supérieur, saisissant le premier moment libre, nous invite à passer à la salle à musique où les anciens font de la musique, " car que faire en un gîte à moins que l'on ne songe "? et où les figures " antédiluviennes " chantent, comme il leur convient, d'anciennes chansons et de vieux airs qu'Adam et Eve sans doute chantaient et fredonnaient après leur péché, et, à cause de lui, et auxquels on répond ayec le même entrain que jadis, en allant à la campagne ou en revenant d'un piquenique.
Mais nous étions donc réellement redevenus écoliers, puisque nous chantions les mêmes chansons, nous entendions les mêmes voix, un peu plus " chevrotantes " peutêtre, et nous étions dans la même maison, y passant, comme des chevaliers, une " bonne veillée d'armes. ".
Comme la cigale, nous avions bien chanté, mais comme elle, nous ne fûmes pas pris au dépourvu et le bon Procureur entre encore en scène et nous " paie la traite aux huîtres " avec une grâce vaut autant dire parfaite.
La table est toujours favorable à la discussion, aussi un de nos confrères des Etats-Unis demande la parole et s'enquiert s'il ne serait pas à propos, pour le collège et pour ses anciens élèves, de convoquer, chaque année, une réunion des anciens de Joliette à VAlma Mater.
De l'avis de tous, cette question, qui ne manque pas d'être épineuse, fut portée sur un autre champ de bataille, où aux armes tranchantes de la parole, de la cri-
tique et des objections, peuvent s'en mêler d'autres moins dangereuses, plus conformes à nos dispositions du moment, telles que la pipe et les cigares, et où la fumée du tabac remplace l'odeur enivrante de la poudre.
Il s'agissait donc de savoir s'il n'était pas opportun de convoquer tous les anciens élèves, chaque année, à VAlma Mater. Mais on objecta qu'il y avait de graves difficultés et que, pour ces réunions, il devait se former un comité permanent d'anciens élèves comme chez les KR. PP. Jésuites. Plusieurs alléguèrent aussi les lourdes charges imposées de ce chef au collège, tandis que d'autres prétendaient que ces fêt^s trop souvent répétées auraient moins d'attraits, la majorité s'affirma par le choix d'une fête.
Il restait donc à fixer un jour qui devait être comme la fête définitive du Père Supérieur ou du collège et à laquelle tous les prêtres seraient conviés afin de revivre un jour de jadis, avec les élèves actuels.
Déjà le mois de mars nous offrait cette réunion ; c'était d'abord la Saint-Cyrille, fête du R. P. C. Beaudry, puis la Saint-Joseph, depuis l'heureuse arrivée de Mgr Jos.-A. Archambeault à l'évêché de Joliette. Mais ici encore on se demandait si cette dernière fête devait il l'avenir, se confondre avec celle du R. P. Supérieur ?
Ajournée au lendemain, la question, à Faide de Mgr de Joliette, put alors recevoir une solution agréable à tout le monde. Mgr dédoubla le point en litige en réglant que sa fête patronale serait désormais célébrée à l'évêché dont Tagrandissement va lui permettre de rece-
Toir tous les prêtres du diocèse. Puis Sa Grandeur encouragea fortement les autorités du collège à donner une séance solennelle, chaque année, pour y recevoir les anciens élèves, dans une fête fixée, qui serait celle de la maison. " Ces fêtes-là, ajouta aimablement Sa Grandeur, en se tournant vers le Père Supérieur, ne sont pas les fêtes des titulaires, mais sont inhérentes aux charges elles-mêmes. "
De fait les deux questions venaient d'être tranchées.
Ainsi le Père Supérieur décida de fixer et fixa sur-lechamp cette fête à la première quinzaine de mai de chaque année.
Mais le temps de la soirée marchait et le règlement semblait vouloir nous pousser à un repos largement mérité. Au mot règlement, je me reporte à vingt- huit ans dans le passé et me rappelle avec bonheur l'explication claire et large qu'en donnait le E. P. Lajoie aux anciens élèves à la grande réunion de 1878. Voici les propres paroles du vénéré Supérieur : " Je crois devoir vous dire, qu'en vous constituant de nouveau aujourd'hui élèves du collège Joliette, vous avez ipso facto contracté l'obligation de vous soumettre à son règlement. Ne vous effrayez pas. Messieurs, en m'entendant prononcer ce mot de règlement. Nous avons deviné et prévu vos dispositions actuelles. Le règlement dont je vous parle, vous l'avez entre les mains : c'est tout simplement le programme qui trace les différentes évolutions de la fête fraternelle de ce jour. . . Il est 9 heures du soir, mais par dérogation à l'article de Vancien règlement qui, sous les peines les plus sévères, prescrit le couvre-feu à 9 heures,
nous allons descendre à la cour de récréation, au lieu de monter, comme ci-devant, au dortoir. Par ce seul fait vous pouvez juger si nous nous sommes efforcés d'étudier vos dispositions du moment. A moins donc d'être des écoliers incontestahles, vous serez obligés de vous écrier : " Vraiment I que nos anciens directeurs sont devenus conciliants ! " Pour vous rendre le règlement actuel encore moins onéreux, eu égard à la circonstance, je vous dispense tous du grand silence. . . Soyez debout au moins à 7 heures. Avez-vous besoin de restaurer vos forces épuisées, rendez-vous drort au réfectoire du collège vous rappelant que vous êtes chez vous. '■.
Avec les mêmes pouvoirs le P. Supérieur actuel (R. P. Roberge), nous fit un pareil règlement, et comme nous n'étions pas incontentahles nous en fûmes très satisfaits.
A sept heures donc, le règlement nous appelait à la chapelle pour la messe de communauté. Mgr Beaudry célébra cette messe dans la chapelle bâtie par cet autre lui-même que fut le R. P. Beaudry. Si l'on devait s'amuser ensemble, prier ensemble pour vivre de la même vie que nos cadets, il convenait aussi de chanter à l'unisson. Le chant fut donc l'oeuvre des anciens et des nouveaux. Pour ma part, j'ai trouvé ce choeur si fort et si harmonieux — je ne suis pas si difficile après tout — que je souhaiterais volontiers en avoir un semblable pour mon église.
A mon sens, rien ne nous empoigne avec autant de vivacité et d'émotion qu'un choeur d'écoliers, réunissant toutes les conditions liturgiques du plain-chant et sur-
tout le mélange des voix d'enfants, d'adolescents et d'hommes faits.
Tout un passé lointain revit pour nous dans ce formidable cliant qui ondule comme les flots de la mer.
Il semblait à plusieurs voir le bon Frère Vadeboncoeur battre la mesure et prêcher d'exemple de sa belle grosse voix de basse profonde.
Autrefois, quand le congé du mardi après-midi n'existait pas, le beau chant du dimanche nous le faisait accorder : il naquit donc du chant bien exécuté.
Cette fois-ci, il valait encore mieux et il appelait un grand congé et c'est aux anciens comme autrefois au père Brouss, que le E. P. Supérieur résers'ait l'honneur de l'annoncer avec plus de solennité que d'ordinaire aux élèves actuels.
Après le déjeûner il y eut, dans le parterre, ce qu'on pourrait appeler un gardcn part y suivi d'un surprise party. En face du collège, dans l'espace qui sépare la statue de saint Joseph et la salle de récréation, sont massés les élèves, en habits de fête, avec leur fanfare qui nous lance aux oreilles des anciennes mélodies, des morceaux préparés par le Frère Vadeboncoeur et que plusieurs, parmi les anciens, reconnaissent pour les avoir joués jadis. Sur le perron, prennent place les hôtes du collège, aux côtés du R. P. Supérieur qui adresse quelques mots et invite M. le curé de Saint-Barthélémy (M. Régis Bonin), au nom des confrères qui l'entourent, à souhaiter " le bon jour ", aux jeunes amis et à leur annoncer la bonne nouvelle qui, dès la veille, avait pris de la cousis-
tance, mais seulement parmi les visiteurs; je veux parler d'un grand congé. Les circonstances réclamaient cette faveur. Nous allions passer un jour avec nos jeunes confrères, mais ce n'était pas précisément pour étudier — la plupart d'ailleurs " avaient perdu la leçon " — ■ mais bien pour nous amuser et partager avec eux leurs jeux dans leur belle cour; pour cela il fallait se réjouir ensemble et prendre un grand congé. M. Bonin fut éloquent et chaudement apprécié, car chacune des phrases où il annonçait de bonnes nouvelles et où il dépeignait les traits de l'un de ses confrères présents, était littéralement hachée d'acclamations.
Et je n'ai pas entendu dire qu'il y eût complot entre l'orateur et ses auditeurs ou sa troupe de claqueurs, ou qu'il les eût payés à l'avance, en leur disant comme un orateur de France et peut-être du Canada : " Voilà deux francs; quand je parlerai, vous applaudirez à tour de bras; surtout regardez-moi bien, et ne vous trompez pas. ". Et Ton ne s'est pas trompé !
Et le congé commença " sans prendre goût de sel ", au milieu des cris de joie et des courses effrénées vers les jeux de balles.
Mais en voyant les élèves prendre ainsi leur course du côté des jeux, je n'ai pas remarqué les anciens tenir tête aux jeunes dans cette course, faute d'entente sans doute, car des paris auraient pu être faits et gagnés par de bons gros anciens élèves qui, je n'en doute pas, sont très forts et très expérimentés, par un long entraînement dans ce genre de sport.
Par contre, j'en ai vu plusieurs " d'un pas tranquille et lent ", visiter toutes les larges avenues de notre belle cour, oeuvre par excellence du R. P. Beaudry et de plusieurs d'entre nous.
Mais il fallait pourtant suivre le règlement qui, d'après le R. P. Lajoie, n'était autre que le programme de la journée, et à 10.30 heures, il y eut rendez-vous à l'évêché où Mgr l'évêque de Joliette nous adressa d'excellentes paroles et de sages conseils et voulut bien assurer les prêtres issus de Joliette qu'il les considérait tous comme les prêtres de son diocèse. Sa Grandeur en profita pour nous entretenir de l'honorable juge Baby, notre doyen comme élève de Joliette, qui venait de mourir, laissant à Joliette, en bonnes oeuvres, une partie de sa fortune.
Au lieu de revenir au collège, les anciens prennent une autre direction. Soudain les rires cessent, les figures deviennent graves, un sentiment pénible étreint les coeurs, et " le silence de la tombe " règne dans tous les rangs et nous voilà rendus dans le cimetière du noviciat des Clercs de Saint- Viateur, où depuis deux ans dort en paix le bon Père Beaudry. Chacun répétait : " Je me souviens " et l'on récita, pour le défunt, un fervent De profundis.
Qui dira l'amour de " ce juste qui vécut de la foi ", du R. Père Beaudry, pour son collège, ses élèves ? Il en était même presque fanatique et chauvin, mais combien sincère, charitable et affectueux !
Il fut le père d'un très grand nombre, soit comme professeur, directeur ou supérieur, s'efforçant toujours
d'être le modèle de son troupeau, par son exemple, ses paroles et ses prières, et cela sincèrement, réellement et vraiment pour vérifier cette parole de saint Pierre : Forma grcgis ex animo. Et on peut dii^e qu'il a réussi dans son travail de formation, puisque Mgr Fabre, si observateur, disait naïvement en désignant les élèves du collège eToliette, formés par le P. Beaudr^'' : '^ Voyez, ce sont les i^etits Beaudry -', et beaucoup d'autres ont ajouté: *' Voyez comme ils s'aiment! "
Il est allé, lui aussi, nous attendre dans la patrie et Ton peut dire de lui ce que la sainte Ecriture disait des anciens pariarclies dont les jours remplis de mérites arrivaient à leur déclin : "" Et il fut réuni à son peuple ^\ qui, pour lui et pour nous, sont tous ceux qui l'ont précédé dans la direction de VAlma Mater, ou qui ont vécu sous leur direction et qui sont sortis de ce monde.
Un seul des prédécesseurs du P. Beaudry, vit encore avec ses S7 ans, et le poids des années, si insupportable à la plupart, ne semble pas l'incommoder; il tient bon et résiste ferme. Je le vois d'ici caclié dans un château de Belgique (1006), transformé en retraite de vieillards, le R. Père Lajoie auréolé de la triple couronne de sa vieillesse, de son sacerdoce et de ses mérites. Malgré ses nombreuses occupations, il nous suit, s'intéresse à chacun, se montre vraiment paternel. C'est notre père à tous et à plusieurs, il pourrait prendre le titre d'aïeul, puisque sa carrière de religieux et de prêtre couvre toute la vie de notre collège. Il est aussi vénérable à tous les Joliettains que ces vieillards entrevus par saint Jean dans le ciel " assis sur des trônes, vêtus d'habits blancs,
avec des couronnes d'or sur leur tête, ayant chacun des coupes d'or pleines de parfums qui sont les prières des saints. ". Nemo tam pater !
C'est toujours surprenant de le voir si vigoureux et si fort ! Tout autre que lui, eût été écrasé sous le poids des épreuves : sa communauté de France frappée, dislo<iuée et ses membres sécularisés; sa communauté du Canada éprouvée, (affaire de l'Institut des Sourds-Muets, heureusement réglée) elle aussi, par un coup bien rude, et celle des Etats-Unis ravagée par un désastreux incendie. Malgré cela, il trouve le moyen d'écrire des lettres d'amitié et de condoléances à ses anciens élèves, sans parler de sa correspondance de supérieur général avec ses religieux.
Son souvenir ne pouvait pas être loin de nous, en ce beau jour qui se trouvait être la Saint-Pascal, patron de ce vénéré supérieur, aussi un télégramme de félicitations alla lui porter l'assurance que son amour trouvait écho dans nos coeurs et était payé de retour.
Tout pleins de ces pensées, nous voulons, avant de revenir au collège, faire visite au noviciat, comme au berceau de la communauté des Clercs de Saint-Viateur au Canada. Bien des figures connues se montrent à nous : RR. PP. Joly et Laporte, les Frères Bernard, Sainte- Marie et le bon Frère Dufort, (le type du clerc paroissial de Saint-Viateur), qui se débat péniblement contre une terrible et invincible maladie (décédé le 31 octobre 1912).
Midi sonne, et nous appelle au réfectoire du collège;
le Procureur tient beaucoup à ce que tous accomplissent cette partie du programme qui, on se le rappelle, se confond avec notre règlement, c'est lui qui veille à sa parfaite exactitude. Comme le soir chacun devait souper chez soi, nous pouvions bien répéter et mettre en pratique :
Ergo pour éviter les maux Qui fie mort aiguisent la faulx Dînons bien et ne soupons galères Et nous vivrons plus que nos frères.
Comme le rat chacun pouvait aussi dire :
Je sais ronger un pain, croquer une galette, Entamer un jambon, ravager une assiette Et assaillir un poulet hérissé de lardons, Frapper un bon morceau, croquer des macarons, Faire brèclie au fromage, et d'une adresse extrême, Sans tomber dans le lait, en enlever la crème.
Avant de quitter ce champ de bataille transformé en champ de carnage, le Père Supérieur souhaite la bienvenue à Monseigneur qui retorque par la plus jolie apostrophe au K. Père et aux anciens élèves.
Rien d'intéressant ne nous retient plus à la table, on se lève et pour obéir encore au programme, on dirige ses pas vers la cour de récréation où une cérémonie solennelle va se dérouler.
Le même théâtre que ce matin va servir à la réunion, mais pour un autre but.
Il s'agit de rendre honneur au maître et seigneur du beau domaine qu'est la cour de récréation au collège Joliette, au bon saint Joseph qui, depuis si longtemps, préside aux amusements des écoliers.
La vieille statue rongée par le temps, la pluie et la gelée menaçait ruine et le piédestal semblait vouloir se mettre en grève. Il fallait renouveler Fune et l'autre. Aussi le bon patron souffla au coeur généreux d'un ancien élève ( M. G. Bélanger, curé de Dennamora, N. Y. ) , le dessein de restaurer ou mieux de remplacer le monument. Une nouvelle et grande statue s'élève maintenant à l'endroit de l'ancienne, mais sur une base plus solide, puisqu'elle est en belle pierre bleue, capable de lutter longtemps contre les intempéries des saisons. C'était à la bénédiction de cette statue que nous étions conviés.
Plusieurs fois dans ces Gerbes^ il a été question de la statue de saint Joseph. Elle occupe le centre du parterre depuis près de quarante ans, vers 1876, date qui coïncide avec les premières grandes améliorations de la cour. Auparavant, au moins depuis 1870, elle s'élevait précisément dans l'allée du milieu qui descend à l'étang et en alignement des gros ormes.
Il appartenait bien à Mgr Jos.-A. Archambeault de bénir solennellement cette statue. Revêtu du rochet et de la mosette et entouré de tous les hôtes du collège, Monseigneur fit cette cérémonie aussitôt après dîner, et tous les assistants suivant " l'usage antique et solennel " entonnèrent d'une voix puissante le chant tant aimé de ^ancte Joseph! ora pro nohis.
Ce jour si bien rempli marchait vers son déclin ; il fallait songer au départ, et comme nous avions été des des écoliers modèles, il nous restait encore à écouter la voix du règlement qui sonnait le départ.
Il est aussi facile, quoique plus triste, de partir de Joliette que d'y arriver; plusieurs trains courent de Joliette à Montréal, le matin et le soir, sur le C. P. R. ou sur le Grand Nord.
Nous avons déjà parlé du premier chennu de fer de l'Industrie, le deuxième de tout le Canada. Il quittait Joliette le matin avec les passagers, en route pour Montréal et allait les conduire au steamboat à Lanoraie; le soir, il les ramenait au logis.
Cette merveille des temps reculés coûta bien cher à M. eToliette, outre des milliers et des milliers de piastres qu'il déboursa, il pa5'a encore de sa personne et contracta à la surveillance des travaux une maladie d'yeux qui contribua à l'enlever de ce monde. Et cependant il n'eut pas la consolation de le voir achevé. Un de nos anciens prêtres m'a raconté que M. Joliette malade, s'est fait conduire dans un wagon spécial jusqu'à la Savanne, afin de contempler son oeuvre une dernière fois.
Il eut cette joie avant de mourir !
Pour nous, en grand nombre, le 16 mai, après une belle et aimable réunion, nous prenons les chars à la gare du Grand Nord et notre voyage à Montréal fut aussi heureux que celui de Montréal à Joliette.
Comme bien on pense la conversation des amis roula
longtemps sur la fête magnifique à laquelle nous venions d'assister; le séminaire restait dans ses traditions.
Je vois par une lettre du T. R. P. Lajoie qu'il en fut toujours ainsi. Avant de clore ce chapitre intitulé une Belle réunion^ je suis heureux de citer un paragraphe de cette lettre qui illustre d'une façon superbe l'hospitalité eToliettaine : "Je me figure, écrivait-il, que les fêtes des Noces de diamant ont été splendides, joyeuses, cordiales et fort intéressantes. C'est d'ordinaire le cachet des fêtes à Joliette. A JoUctte, disait Mgr Bourget, à la suite de ses Noces d'or (1872) célébrées en cette ville, lui présent, on ne fait pas les choses comme ailleurs. On donne aux fêtes un cachet particulier qui saisit et réjouit le coeur. J'ai entendu ces paroles prononcées par le vénérable vieillard, à la table de l'évêché, à son retour à Montréal".
Consacrons à présent un chapitre au R. Frère Yadehoncoeur, dont le nom nous est devenu familier.
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