LA-HAUT
Ici-bas tous les lilas meurent.
Sully PRUD'HOMME.
Là-Haut, les lilas prla ne meurent,
Les bonheurs y sont toujours vrais :
Je rêve aux Anges qui ne pures Jamais.
Là-Haut, tous les Élus deme..rent
Dans l’amour pur et la Paix :
Je rêve aux Saints qui ne pleurent Jamais,
Là-Haut, les lèvres point n’effleurent
La coupe des trompeurs attraits :
Je rêve aux Vierges qui ne pleurent Jamais.
L'HIVER Jeté par le destin sur les chemins du Temps,
Allant d'ici, de là, marchant à l'aventure, - Tantôt sous les Zéphirs, tantôt sous les Autans, D’après la grande Loi, la loi de la nature,
Je viens de rencontrer, glacé, mais vert encor, Un vieillard cheminant d’un pas vif, monotone ; L’œil et l'oreille au guet, tel un alligätor :
Il marche, il vole, il va, nullement ne tâêtonne, Semant à pleines mains
La neige, les fri
Sans pitié pour I1 mord à
porte une main importune, fermer la porte au nes.