IV.—RUMEURS
Mes tortures le jour, sont de tous les instants, Car, à chaque seconde, autour de moi j'entends : ‘{ Savez-vous la nouvelle ? Un voyageur illustre, En ambassade au loin parti depuis un lustre,
.… Et depuis plnsieurs jours à la cour attendu,
: De l'Egypte arrivant, in’a pas encor paru.
D’aucuns pourtant l’ont vu, la semaine \dernière, Qui cheminait à pieds, près de la Fondrière, Là-bas, sur le sentier traversant la forêt :
Et la rumeur prétend qu’un horrible forfait
Aurait été commis dans le bois solitaire ;
Par qui ? L’on.n’en sait rien ; c’est encore un mystère, Qui ne tardera point, grâce à nos fins limiers,
A livrer au bourreau le ou les meurtriers. ’?