LES DEUX PRINTEMPS
Au printemps des saisons, la nature endormie ‘Sous :nahteau glacé de l’annuel hiver,
, S’empresse de quitter, joyeuse, son lourd vair, Et de semer partout les grâces et la vie.
Au printemps de la vie, aussi la tendre enfance, Arrivant brusquement sur le nouveau chemin :
Que parcourt la jeunesse et lui donnant la main, Se confond avec elle et, rieuse, s’élance.
Les illusions,
Si pleines de charmes,
Fournissent des armes
Aux séductions.
Au printemps des saisons, la nature éveillée, Découvrant son épaule, endosse avec amour, Sous les doigts caressants de la nuit et du jour, Sa toilette fleurie, irisée et feuillée.
Les charmants oiseaux
Partout s’ éparpillent,
Chantent, s’ égosillent
. Sur les arbrisseaux.
Au printemps de la vie, ardente la jeunesse | Présente à tout venant ses charmes et son coeur, Poursuivant vivement l’image du bonheur- Que montrent à deux pas l'illusion, l'ivresse. Sonnant l’olifant, Doux Amour volage Dans les cœurs s’ D’un air triomphant.
Les étés venant, suivis des automnes
chasser les autans ? | Le printemps des saisons, après quelques semaines ; Le printemps de l’Amour, laissant les âmes pleines
De charman i malgré tous les souhaits, e reviendra jamais ! .
pour toujours sa couronne .
œillets, de muguets, de lilas ; e
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