‹ Gerbes glanéesChapitre 27 sur 49 · CALME D'UN JOUR · texte numérisé non relu

CALME D'UN JOUR

Quand un ardent soleil embrase nos demeures , Et qu'en vain l'herbe aride appelle un frais zéphir*

Il est doux de passer des heures Au pied de la falaise où le flot vient mourir.

L'esprit s'endort au bruit des vagues somnolentes ; Le corps sans mouvement , d'une molle langueur

Sent les atteintes accablantes :

C'est le repos des sens , de l'esprit et du cœur.

Quel calme universel ! oh ! s'il était durable ! Si du moins tout un mois l'illusion d'un jour

Nous dérobait, pure, ineffable , Aux soucis des honneurs, aux tourments de l'amour!

Mais le soir nous enlève à cet oubli du monde , Le soir qui sème l'ombre et vient nous avertir

Que ces heures de paix profonde Se perdent dans l'abîme où meurt le souvenir.

26 août 4 859.

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