VOEU
Cet imposant spectacle envahit toute l'àme ; L'esprit s'élève au ciel et retombe interdit ; Le flot roule écumant ; sur son trône de flamme Le soleil resplendit ;
Et là-bas une voile aux rives étrangères Fuit ; aux riches placers elle retourne encor Pour fouiller et laver et relaver ces terres Où partout germe l'or.
A ces trésors lointains la pauvreté convie, Et la jaune pépite allume le désir De ces hardis marins que le soin de leur vie N'a jamais fait pâlir.
Allez I si vos labeurs enrichissent deux mondes, Que, docile à nos vœux, le Dieu des nautonniers,
Vous sauvant, au retour, de la fureur des ondes, Vous rende à vos foyers !
Puissiez-vous, revenant avec les hirondelles, Retrouver sur ces bords et des amis fervents, Et vos enfants grandis, et vos femmes fidèles, Et vos aïeux vivants !
\0 septembre 4So9.