‹ GéricaultChapitre 5 sur 24 · PP%2J9| H · texte numérisé non relu

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Cuirassier blessé quittant le feu (1814) Musée du Louvre.

amoureux. Il y avait dans son sentiment un instinct de sculpteur.

Il aima aussi, à un moindre degré, la contemplation des félins et des fauves. Il fut, avant Delacroix, avant Barye, un habitué du jardin des Plantes. Avec quel plaisir il dut savourer les grâces souples de ces organismes «puissants et doux», que les artistes gréco-romains et les davidiens leurs imitateurs avaient défigurés d'une manière si plaisante.

Ce même désir de scruter les formes, de serrer plus près les forces internes qui les animent, le conduisit aux études anatomiques. Ainsi, jadis, les maîtres italiens de la Renaissance avaient voulu connaître les réalités cachées dont se font les apparences. Géricault acquit dans ces études une véritable supériorité, sinon la science exceptionnelle qu'on lui a longtemps attribuée 1. Comme on ne retrouvait pas d'ouvrage où il eût pu copier les merveilleux dessins anatomiques qu'il a laissés, on supposait qu'il les avait imaginés et composés. C'était lui prêter un peu trop, et, à la réflexion, l'hypothèse était à peine vraisemblable.

M. Tréal2 en i8g3, M. Edouard Cuyer3en 1898, ont démontré que Géricault avait emprunté ses des-

1. Mathias Duval et Bical, l'Anatomie des maîtres, 1890, p. 23 {plusieurs reproductions de dessins anatomiques de Géricault).

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